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LIVRE III. — De Timor aux Maïuannes inclusivement

Layiret des femmes près d'Assan. — «. p.^Jacifttha Ta'fsegpé, pée' « • es Mariannes» Paso .et âcée de vïnct-si.x ans , est affectée de la lèpre depuis six années. ’ L? l’tiomme

t»U ff cémrne Mbufa.

Les oc du nez, les poils des sourcils, n existent plus ; erlç a- chaque semaine une hémorrhagie nasale. Elle est seule de sa famille qui ait eu à souffrir de cette maladie. • .. . . ;

» lu." Mauuela de Castro, d’Agagna , est malade depuis quatorze ans. Son nez est remplacé par un tubercule; ses Jèvres sont saillantes, ses traits difformes , ses sourcils 'privés de poils ,- ses doigts déformés ou raccourcis. Une fois par mois elle, est sujette à une hémorrhagie nasale.

Cette femme; cousine .de José de Castrp. dont il a été parlé au n." 5 , est mère de deux en fans, une lille de dîx^ept ans et un garçon de ' quinze, qu'ona eu d'imprudence de laisser auprès d’elle, et qui présentait déjà; mais à -un moindre degré, les mêmes -phénomènes -morbides^

•'ai.* jSlicolas»-,Na-ma»llg, d’Assan. âgée de vijigt-deux-ans , était séquestrée, dans la meme maison,- quoique en proie depuis (toi® années à une njal^die qui, selon les Aforiannaj's, diffère du-.mal*de.Sairtt-Lazare :

Ms 1 appellent bouriis. jSqn nez était déformé, ses, sourcils sans poils , les deux paupières <Je Tcoil gauche- ulçéréps. au point que i’iqférienre étoit presque, détruite; le coi;de gauche présentait des ulcérations tuberculeuses. Cette fetnme, dont la mère a la -même. Infirmité , éprouve, au lied d’hémorrhagie®, nasales , .des vomissemens. fréquent. » ; -

En général , chef tous ces hidividusi continue' M. Quoy , le danger de la contagion ne m'apas paruaüssf imtrwneijt qu’on le dit Etre. Dans cç* lazarets isolés , deux infirmiers, l'homme .et la femmew «ont chargé* dè soigner ces êtres- disgracié» i.ils nç prennent .aucune précaution, vivent » avec .eqx , -les touchent sans cesse, car il y.-en a ife tellement mutilés qu’on est obligé de 1«S /aire mangée; et cependant T quokjffiis' fassent depuis long temps W service; ils paraissent tris- sains. •

Êleptuwtiasis. —, >t. Nous terminerons notre .revue par deux .autres Ça- ,

ôétés-de'ia lèpre, qu'on ne -regarde .pas, à 'beaucoup près, comise misai • /

dangereuses., La première,. que j’qi obsarvée.à' Coam . est féléphantfasis , ou. gonflement monstrueux -des extrémités inférieures.- ,

■■ « Un jourjsn bomnjè- vint à bord vendre des comestibles : étonné de ? ' i« grosseur de sa jambe , je foi demandai des' renseigne mens sut telle

Df- Hionime '

tûmiftc individli.

,t . ... VOYAGE AUTOUR DU MONDE-

itf(îrçiité,-qui nç partdssoit lui être incommode que par le. poids de la partie malade ; il mç dit que, depuis plusieurs années, c.ette-jarnb'e avoit commencé à grossir, sans lui causer de douleur, et qu’insensiblement elle élolr arrivée au pointoù je la voyois, sans.le faire souffrir davantage. S’étant en çffet acctïUtumé peu à, peu à cette exubérance, il vaquoit à ses affaires comme auparavant. Son mollet , jrlesuré à i’çndroit le plus large, avoit 21 pçucçs 5 lignes- [ 0^,602 J dé circonférence; le reste de la- jambe avoit une grosseur rèlative çt n'étoit point. défarméj le pied, très-gonfk:, offrait près des doigt; une. large turgescence véruqueuse. .

... Un aune cas, à peu-près semblable,. me. parut, plus grave , en ce que lé tissu. cellulaire engorgé rendoit la jarjibe égaleirvgnt -grosse dans toute son étendue, pt qu'un pussaniepx décoüloij d(T plusieurs ulcères. ouverts à ia partie inférieure. -Cependant l’individu' tri loi t -encore aH.x chajnps , et c’est laque je iç vis, dans les envifons du Village-'de.Mérizo. Notre planche n.° 77. représente un sujet-attaque d'élépKantiasis et d’un engorgement -lépreux au coudé- - , - -, ’ ..." -v •

■Lèprt tuùtreulaisc — „ Dans-la seconde variété du ptivi-, ou la lèpre tuberculeuse , le cas le plus singulier peut-é.tre qu’ou ait encore décrit, ra’a-été communiqué par M. Jacques Arago , dessinateur!. Je l'expédition, qui l’avoit observé pendant son séjour à. Rota , sur la personne de. Martin Kikané, âgé. de ans, {*(9*2. planche 78). Né d’une mère lépreuse1; -il

commeijçq, dès l'âge de trois ans, à voir Çpn corpy se couvrir de boutons V.u plutôt de Vésicules, qui, avec le ieutps , augmentèrent en quantité et en .-vQlnme. Sur, les membres elljÿ soqt peu nombreuses, mollases, élastupes , ;comme si elles étoient- remplies de Ja-ine;- les plus grosses satnblem renfermer du liquide; ia-coulettr Je la pèau 11’est point changée , tnéme Sur les tumeurs ,. excepté à. leur .extrémité* où elle est ridée et ilojràtre. Parmi ce -grand nombre, On, etr voit Jeux remarquables par leOr volume. La moins grosse occupe la partie antérieure. du bas ventre ex retombe. sur Je* cuisses ; le milieu de son extrémité rentre en dedans et ressemble-. assez, bien. à. J’ombiHc dune, poire ; l’autre, plus considérable, aussi volumineuse -que Te corps t tient toute la haqçjie du tâté Jfou, descend le long de ia- caisse jusqu'à la jambe., ét bat je membre à chaque pas. Il ->sa plusieurs années que. Kikanéf ayant reçu un coup de

LIVRE III. — ■ De TrMOR aux Mabiaknes inclusivement. ap7 bâton sur cette tumeur, heurta, en tombant, quelque chose de tranchant li« Marianne» qui y fit une ouverture ; il en sortit , avec abondance , une humeur dont je De l’homme

. . . . . comme individu.

n« puis déterminer au juste la nature, et qui continua a s epancner quelque temps avant que la plaie se fermât.

» Chaque" jour, plusieurs de ces excroissances augmentent de volume , et il en pousse de nouvelles sans lui causer la moindre douleur : la gêqe qui en résulte dans ses mouvement est l’unique souffrance qu’il éprouve , et il y est habitué depuis longues années. La plus grosse de ces masses incommodes est supportée par un morceau d’étoile qui croise sur l’épaùle du côté opposé. Cet homme est marié, et a des enfans qui' paraissent parfaitement saint. . . •

Causes occasionnelles de la lèpre. — ■> Ce serait en vain que nous nous perdrions en conjectures sur les causes occasionnelles des diverses maladies que- nous venons d’énumérer. L'air, l'eau et’ les lieux ne nous ont présenté. aucune modification particulière qui pût, à la longue, en développer les germes.

» Nous n’en trouvons pas davantage dans les alimens. Ces peuples vivent d’une manière frugale : le Hé, le maïs, les cocos, diverses fécules nutritives, du poisson , et une petite quantité de viande de cochon ou de cerf, forment leur subsistance habituelle. Les hommes font quelquefois abus d’eau.-de-vie de coco; mais les femmes, qui n’en boivent pas, sont atteintes du même mal. . ‘

•* Chez les Papous, j’avois cru recoimoître pour cause de la lèpre écailleuse, la grande quantité de coquillages qu’ils consomment; mais les habitans de Gaam ne font que rarement usage de cette nourriture, qui d’ailleurs n’est pas très-commune chez eux.

» J’incline donc à penser que, si c’est dans les pays chauds qu’on a le plus observé ce mal, il faut i’attrrbuer à l’action des rayons solaires sur les indigènes, qui vont presque toujours nus, action dont l’intensité, provoquant une transpiration abondante, augmente la sensibilité de l’organe cutané, qui se vicie à Iq longue et finit par donner lieu aux cruelles maladies qui nous occupent. Peut-être doit-on y joindre l’influence de l’air * de la, mer, chargé de particules salines plus ou moins irritantes! C'est l’opinion de Qontius; et nous ne sommes pas éloignés de l’admettre, car

Voyage de i’ Uranie. — Historique. T. II. P p

Il» Marianne»,

De l’homme comme individu.

i9 8 Voyage autour du monde. .

nous avons observé sur nous-mêmes que, pendant de longues courses le long de la côte , par un soleil ardent , il se développoit sur nos lèvres des espèces d’aphtes, et que ls peau du visage et des mains devenoit âpre au toucher. - * ‘ • *

. » Ainsi dans les deux îles habitées (Geam et Rota ) par une population peu nombreuse, nous trouvons plusieurs variétés delà lèpre, dont quelques-unes sont peut-être- inconnues en Europe. Ces déguUemens du même mal donnent lieu : ....

■ i .* Aux écailles ondulées ou moirées ;

a.* Aux engorgemens lymphatiques des membres inferieurs ;

3. ° Aux boutons larges et élevés {babas), qui demeurent long-temps station-

naires avant de s’agrandir et de former des uicères;

4. ° A ces ulcères rongeons qui s'attachent aux articulations et en détruisent les

mouvemeiis ;

}.“ A ces ptaies qui carient. les os du nez, du palais, font tomber ceux des articulations des pieds et des mains. Cette dernière variété ressemble beaucoup à la précédente, et n'en diffère que dans la chnte des ot ; mais elle est réeHt et reconnue même des habitans du pays , puisqu’ils la regardent comme . contagieuse, et séquestrent som le nom espagnol de la^arinos , ceux qui en sont atteints; ,

5. " A la lèpre tuberculeuse , observée sur file Rota : elle se complique avec les

autres, et nous avons vu un individu avoir les oreilles découpées et garnies èn outre de tumeùrs. Quant à l'altération des traits de là physionomie, Je ne la rangerai point à part ; elle appartient aux engorgemens lyinphatiques.

Au mémoire important de M, Qüoy suf la lèpre, nous ferons succéder quelques détails additionnels A ce qtte nous avons dcjâ dit sur l'art de •guérir des nathrels.

Blessures. — Rien de précis ne nous est parvenu sur l’art chirurgical des anciens Mariannais. Aujourd’hui les habitans pansent les blessures avec le lait Je rima, qui, lorsqu’il est frais, est un véritable baume. La résine du takamahaka [Jaok ] sert utilement au même usage. Si l'on mêle ensemble du gingembre [asrtoJ] pilé; de la suie tirée d’une marmite en fer ou d'un pot de terre, du sel èt de Chuile de coco , puis qu’on fasse réduire le tout sur le feu, dans un poêlon qui ne soit pas de enivre, on

LIVRE III, — De Timor aux Marianne® inclusivement. 299 obtiendra une sorte d’onguent estimé pour la guérison des blessures iln Mwisnnoi. légères. Quand elles sont profondes , il faut préalablement çouler entre les De rh™j™ lèvres de la-plaie une certaine portion du mélange ci-dessus, et la panser ensuite avec cet onguent lui-même^

Le fruit de i’amargosa , trituré avec l’huile de coco , est aussi un bon topique pour la cure des petites plaies / tel est encore le suc adhésif des racines fraîches du figuier multipliant [m<wi<b], qui, placé sur les coupures, en étanche .promptement 1* sang s il faut , pour cela, que l’écorce, réduite en pâte, reste sur la .partie malade jusqu’à parfaite guérison. L’écorce du tronc et des branches. de l'aréquier \.pogea] n'est pas moins précieuse pour le même objet, v

Est-il question d’arrêter une hémorrhagie rebelle, on a recours, soit à la plante nommée tola n manak , soit àj’hezbe de Samta-Maria, ou bien enfin à l’espèce de liseron, bleu [ fofgt> ] qu'on trouve en si grande abon- • dance à Geam ; seulement il faut que ces simples soient préalablement triturées. . • • .

Dans les cas où l'inflammation exige une saignée locale , ou lait usage de ventouses en corne de cerf. — - U est fort rare que fe tétanos se montre à la suite des blessures.

Contusions. — On combat .l'effet intérieur produit par une forte contusion, en faisant boire au malade de l'eau dans. laquelle on a fait infuser parties égales de poudre de gingembre et d'écorce râpée à’hagaa.

La feuille du même arbre, pilée et mêlée avec l'-eau-de-vie de coco, s’emploie pour résoudre les contusions superficielles. , .

Ulcères de la bouche. — Le- charbon de la feuille de rima bien mûre, mêlé avec parties égales de charbon d’étouni , s’emploie à la guérison des ulcères de la bouche et des gencives: il suffit d’en, frotter les parties malades. On croit ici assez généralement que le bétel , dont l'usage existoit aux Marianne* bien avant l’arrivée des Espagnols , peqt prévenir ,

les incommodités de ce genre.

Rétentions d'urine. — En faisant macérer dans te, vinaigre de palmier le fruit piié du pakao, on obtient un liniment dont les fomentations sur le bas-ventre sont utiles dans les cas de rétention d’urine.

Indigestions. — Pour les indigestions il suffit ordinairement de faire

pp*

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Il» Marianne*, boire au malade une ou deux tasses de l'infusion, faite à chaud , du fruit P®*180 « rem^de agit par le haut er par le bas. M. Duperrey cite le cas d’un Mariannais qui, malade d’indigestion à un point désespéré, * • prit dans un bouillon une forte décoction de piment enragé, et guérit.

Folie. — Cette aberration mentale est fort rare aux Mariannes; un seul individu s’en trouvoit atteint à l’époque où nous y relâchâmes.

Maladies des enfans. — Souvent, sept à huit jours après leur naissance, les enfans sont pris de fortes convulsions , qui -font périr presque tous ceux qui en sont atteints. D’autres meurent dé cette maladie ou de diarrhées opiniâtres, À l’instant de fa pousse des premières dents ; rarement même les dents incisives leur sortent-elles sans être accompagnées de - quelque malaise. . . ’ . .

Accouihemens. — - Les accouchemens sont faciles dans le plus grand nombre de cas ; cependant il Best pas rare que-, faute de secours éclairés, beaucoup de femmes meurent ici en couche. -MM. Quoy et Gaimard ont eu le bonheur dé sauver la vie à une infortunée qui , sans leurs soins , eût péri dans les plus affreuses douleurs. Voici comment le premier de ces médecins rend compte des circonstances dont son collègue et lu! furent les témoins: • ■

« Une femme de trente ans , mariée depuis douze, -n’avoit point encore eu d’enfant. On pouvoit attribuer ce retard à une chute de l’utérus qu’elle avoit toujours eue. Néanmoins elle conçut, et la grossesse étant arrivée à terme sans accident , les douleurs de l’enfantemrent la prirent , mais ne purent pas être suivies de sa délivrance. Ta veille-, l’enfant avoit donné des signes de vie; et depuis, il y avoit- cinq jours que cette femme étoit dans- tes souffrances , lorsque je -fus appelé. ■ ,

» A mon arrivée , la malade , couchée sur une -natte dans un étroit appartement , se trouvoit entourée d’une demi - douzaine de vieilles t matrones * dont chacune donnoit son avis, pendant que d’autres, dans

une chambre voisine, étoient à genoux devant une image de la Vierge.

Le temps.ordinaire de la délivrance étant passé sans quelle eût eu lieu , on tâcha de la provoquer par des boissons où i’eau-de-vie de coco entrait en assez grande quantité, par de forts coups de poing, et des pressions sur le- ventre. Ces éppuvantahies moyens ne produisant aucun effet, on

• LIVRE III. — De Timob aux Mariannes inclusivement. 301 n’attendoit plus de secours que dans l’intercession des saints et dans ltei Mvnnnn. l'efficacité de quelques reliques , qui furent suspendues au cou de la malade Ue 1 ou dont on l’entoura : topiques innocens et propres à ranimer le courage abattu par les souffrances ! Mais le moyen sur lequel on comptoit le plus, et qui cependant faisoit le plus de mal , étoit aine bande en cuir désignée sous le nom de ceinture de la Vierge Marie, et qui, forte et lissée par i’usage fréquent qu’on en avoit fait , servoit à sener le ventre de la mère.

Respectant toutes ces reliques , j’obtins cependant que l’action mécanique de cette espèce de sangle fût diminuée. -

Je ne détaillerai point les moyens que nous employâmes , M. Gaimard et moi, pour amener cet accouchement à une heureuse fin. La femme soufffoit avec une patience angélique et sans se plaindre : les momens étoient précieux ; la tête de l’enfant, qui étoit mort , engagée au passage, exhaloit une odeur de sphacèle. La réduction de l’utérus avoit été im- . possible, et son col, contracté depuis plusieurs jours, se refusoit à tout relâchement. Je courus à bord chercher mes instrumens, et, à l’aide d’une dilatation et de la ponction faite à la tête de l’enfant, nous eûmes le bonheur d’arracher cette infortunée à une mort presque certaine. Les accidens consécutifs furent peu considérables ; mais il fallut user d’autorité pour écarter les moyens dangereux qu’à chaque instant d’im)jrudens amis vouloient mettre en • pratique. ■»

Pour donner une idée plus complète des procédés empiriques des sagesfemmes mariatinaises , en ce qui concerne les accouchemens, nous transcrirons ici un petit nombre d’observations dues à M. Gaimard.

o S’agit-ii en ce cas de seconder les efforts de la nature, on fait boire à la malade la valeur d’une demi-tasse à café d’urine du mari mêlée avec du lait de femme, ou bien avec de l’herbe de Santa-Maria qu’on y a fait macérer. • •

» Les coliques qui suivent l’enfantement, se calment au moyen des »

feuilles mâchées d’un arbre nommé en espagnol agao-casto et en mariannais lagmidi, que l’on applique, comme émollientes, ;ur la région hypogastrique. La sœur de D. Luis de Tonès nous a dit en avoir obtenu de bons effets. La tige et les feuilles de l'herbe de Santa- Mark servèrit aussi à faire une décoction que boivent les femmes dont la délivrance

Iles Mariaonec.

De l’homme comme Individu.

Nourmure.

j Pi : VOYAGE AUTOUR DU MONDE,

est suivie de douleurs abdominales. Les mêmes parties de cette dernière plante, après avoir été triturées, s’appliquent comme émollientes sur le ba»-ventre, - "

>» Dans le but de faciliter l’expulsion de i'arrière-fâix , on emploie l’urine d’un petit enfant mêlée avec des excrémens de cheval : le tout est soigneusement mis dans un mouchoir; et après avoir recueilli le suc qui en découle, on l’administré intérieurement à la dosa de deux ou trois travers de doigt dans un verre ordinaire. Si ie premier remède ne produisoit pas un bon effet , on s’empresseroit de donner des ognons à manger et de i'eau à boire à ia malade.

» Un dernier moyen, regardé aussi comme très -efficace , consiste à couper à la femme en travail d’enfant une mèche de ses cheveux, quelle doit mettre dans sa boucha et mâcher, en buvant à plusieurs reprises une petite quantité d’eau. Si cela ne suffit pas, on approche d’elle un brasier ardent.

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