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DUBREUILLIE A CIRRHES

Dubreuillia cirrhosa , Lxss.

Au premier aspect on prendrait ce biphore pour le salpa

ZOOLOGIE. 279 sptnosa, d'Otto, ou pour un zoophyte à cils en couronne. Mais il se distingue très-nettement du premier, et ne peut, lorsqu'on étudie ses formes, être classé avec les zoophytes. Nous croyons que la figure 9, A. et B. de la planche LX XIV de l'Encyclopédie, repose sur un mollusque assez analogue à celui-ci.

L'organisation de la Dubreuillie ( du nom de M. Dubreuil, professeur à la faculté de médecine de Montpellier), est assez remarquable en ce sens que le nucléus est en fuseau , saillant, pointu, et enveloppé d’un mince repli de la tunique. Ce nucléus n'est pas tout-à-fait central, mais bien plutôt dorsal. L'ouverture nucléale est parfaitement arrondie, bordée par les branchies qui sont en cercle horizontal *. L'ouverture anti-nucléale est complètement terminale, comme on leremarque chez beaucoup de salpas. La tunique est assez dense, à quatre angles, à quatre faces. La dorsale et les deux latérales étant plus étroites que la ventrale qui est élargie et arrondie en avant. Ces quatre angles ont des éminences claires et très-discernables, quitiennent à ce que des sortes de vaisseaux partent de chacune d'elles, en formant des losanges en spirales le long du corps. A l'extrémité nucléale quatre petits prolongements coniques, d'un bleu céleste, surmontent les quatre angles, puis deux petits bras minces, membraneux, cylindriques, s'élèvent des deux angles de la face ventrale. L'extrémité anti-nucléale est complètement tronquée et ouverte.

Ce mollusque long au plus de ro lignes est d'un blanc complètement hyalin, à part le nucléus qui est rouge brun et les petits cônes angulaires qui sont bleus. Nous en trouvämes quelques individus en tout point semblables dans le grand Océan, par 27 degrés de latitude S. et 170 de longitude orientale.

ï Le salpa vivipara de Péron, pl. LXI, fig. 3, a cela de remarquable qu'il a ses branchies en cercle, modification que nous ne trouvons dans aucune des espèces figu-

rées , et ce biphore forme ainsi le passage des espèces ordinaires aux Dubreuillies.

Souvent dans le voyage de la corvette 4 Coquille , nous avons rencontré des glaucus flottant par essaims dans les jours de calme, sur la surface de la mer, devenue immobile et graisseuse, Souvent nous en rencontrames d'accouplés par le côté à l’aide de doubles organes de la génération comme chez les limaces. C'est principalement sous la ligne équinoxiale dans l'océan Atlantique, par 2 à 4 degrés soit de latitude S. soit de latitude N., que vivent ces mollusques agiles dans leurs mouvements, pleins de souplesse et de grace dans le balancement des rayons de leurs branchies en éventail.

Le genre glaucus parait composé de plusieurs espèces que les naturalistes n'ont point distinguées entre elles, et l'on peut même dire qu'on ne possède aucune bonne figure du glaucus de l'océan Atlantique. Celles qu’en a données Péron sont médiocres, et la plus vraie est due à M. de Blainville {Malac., pl. XLVT, fig. 3).

Peut-être ne sera-t-il pas sans intérêt de tracer l'historique des connaissances qu'on possède sur ce mollusque.

La première description qui ait été faite du glaucus est due au docteur Breynius , et date de 1705 ( Transactions philosophiques , n° 3or ). La figure qu'il en donne est bien supérieure à la plupart de celles qui ont été publiées depuis (elle est copiée, pl. VI, fig. 12, de l'Abrégé des trans. philos., éd. franc., t.2,p. 225 ). Ainsi s'exprime Breynius :

« Animaleulum hoc miri hirudinis marini species et quidem lepidissima videtur. Figura ejus scilicet tergum, quod nonmihil planum, strià in medio argenteà longitudinali eleganüssimè pictum , lateralibus linneis obscurè cæruleis ; cujus coloris quoque erant pinnæ , argento intermixto, quas natando celeriter movebat. Latera colore gaudebant dilutè cæruleo ,

prona ver pars, seu venter, albo. Capitulum ei erat oblongum, duplici barbulà binisque oculis instructum ; os rotundum, parvulum , quo variis se rebus, suctione,ut puto, affigere solet. In latere sinistro foraminulum conspiciebat, quod pro ano habebam. Hujus speciei dua aut tria vidi animalcula , quæ in vitro aquà pleno paucas intra horas expirabant ; dumque in vini spiritu servare tentabam , mox summopetè contrahebantur , cineum mutato. »

Breynius avait trouvé le glaucus sur les côtes d'Espagne.

colore cæruleo in luteo ferru

En mars 1763, André Dupont lut à la Société royale de Londres , un Mémoire sur un /nsecte martin extraordinaire, dont la description et la figure. lui furent envoyées de la Jamaique, par Robert Long (Trans. philosoph., édit. franc. , t. 2, p. 223, et pl. V, fig. 2 ). Cet insecte n'est autreque le glau: cus assez mal dessiné d’ailleurs. Telle est la description textuelle. de Long:

« Le 15 août 1762, pendant mon voyage en Angleterre, à bord du navire { Amitié, on prit par une mer calme ce singulier animal flottant sur la surface de l’eau. Sa longueur est d'un peu plus d'un pouce. Quatre petites cornes courtes sont probablement ses yeux; il ne les sortait que dans l'eau, un orifice sur le devant parait être sa bouche. Deux taches rondes, opaques, sont peut-être ses évents /spiracula). La ligne moyenne du dos paraissait à la loupe comme une feuille d'argent, et était dans un mouvement continuel d'ondulation, soit musculaire, soit causé par la circulation des humeurs. Deux lignes parcouraient latéralement toute la longueur de l'animal, et se terminaient à la queue en une seule ligne couleur bleue foncée. Les doigts ou £entacula sont d'un bleu foncé à leur extrémité. Une teinte argentée, mêlée avec du bleu, couvre tout le dos ou toutes les parties supérieures, dont le bleu est plus clair. Cet animal se tourne sur le dos, par une contraction muscu-

Voyage de la Coquille. — Z. Tom. LI, Part. L. 36

laire de la partie supérieure, sa queue et ses bras ramifiés se portent vers en bas. Ses parties inférieures sont blanches. Il mourut le troisième jour, quoiqu'on eùt soin de changer l'eau une fois par jour. »

Forster à son retour du deuxième Voyage autour du monde de Cook, publia dans le Magasin d'histoire naturelle de Voigt (5° volume ), les caractères du genre glaucus (de Glaucus, dieu marin , et en même temps de la couleur bleue de l'animal ), que le premier il distingua, en lui assignant pour phrase : bouche antérieure ; corps percé de deux petits trous sur les côtés; 4 tentacules; 8 bras palmés. Il nomma glaucus atlanticus Vespèce qu'il s'était procurée dans l'Océan, et dont on trouve un dessin enluminé dans le Manuel d'histoire naturelle de Blumenbach, t. 2, p. 22 ( édit. franc. ).

Cette figure de Forster est. plus que médiocre. Cependant les 4 paires de branchies distinguent suffisamment l'espèce, et les 20 branchies à chaque première paire confirment ce que nous avons remarqué très-souvent, c'est-à-dire la fixité de ces parties. Forster enfin est le premier qui ait vu les deux ouvertures de la génération et de l'anus, qu'on avait mal indiquées avant lui.

Gmelin, dans la 15° édition du Systema naturæ, mentionne le genre glaucus en le faisant suivre d'un point de doute, et de ces mots, brachia 4 ramosa ; 1 le place après la scyllæa dans la secuüon des vers mollusques, ore antico, corpore brachiato, (tr, pars VE, p. 3025 ): puis dans les descriptions, il passe sous silence ce genre sans indiquer l'espèce qui en a motivé la création, et décrit sous le nom de dorts radiata ( p. 3105, esp. 13 ), ce même glaucus figuré par Dupont dans les Transactions de Londres. Or, cette prétendue espèce de doris, a pour phrase: D. ex argenteo cœrulea, subtus alba, papillis lateralibus quaternis radiato-dentatis. Hab. in oceano, ultra pollicem longa , fasciculatæ affinis , tentaculis À , linea dorsi media argentea, lateralibus 2 apice profundè cœærulers.

L'infortuné Lamartinière dessina une figure de glaucus qu'on

trouve gravée dans le Voyage de La Pérouse, pl. XX, fig. 15

etr6; “ dans le Journal de physique, de novembre 1787.

Bosc placa le glaucus dans le genre scyllée, et en donna un assez bon portrait sous le nom de scyllæa margaritacea, planche pe t5 "ALT; D. LOT de son Histoire des vers. Les scyllées , suivant cet auteur, appartiennent aux vers mollusques ayant un manteau épais de forme variable, et qui sont céphalés. Voici la description qu'il en donne :

« Animal vague, argenté, d'un bleu brillant sur la base et la pointe des tentacules latérales, de même que deux larges vitta sur le dos. Sa tête est cylindrique, arrondie sur le devant, très-courte, bleuâtre, avec deux tubercules latéraux en avant, et deux plus bas en arrière. La bouche à tube court et perpendiculaire, située en devant sur le bord inférieur ; le cou relevé et légèrement lobé sur les côtés. Le corps presque cylindrique, renflé au milieu, terminé par une longue queue, et garni latéralement de trois paires de tentacules couleur de perle un peu bleuâtre , avec deux larges lignes longitudinales d’un bleu plus vif. Chaque paire de tentacules est différente des autres. La première, plus grande, est portée sur un long pédicule, élargi à son sommet duquel sort un rang de quatorze tentacules inégales, les deux du milieu plus longues que le pédicule, les deux suivantes de même longueur, les autres plus courtes; toutes cylindriques, terminées en pointe, couleur de perle, bleues à leur base et à leur sommet. La seconde paire est presque sessile, de même couleur que la première, avec dix tentacules inégales, dont les deux du milieu sont trois fois plus longues que le pédicule. Enfin la troisième paire sans pédicule, de même couleur que les autres, mais n'ayant que cinq tentacules dont la troisième est la plus grande, et les autres presque égales. La queue est bleue et finit en pointe presque aussi lon-

gue que le corps. L’anus est latéral, tuberculeux, placé à gauche, entre le premier et le second bras. Sa longueur totale est de deux centimétres. Cetanimal élégant par sa forme et sa coûleur, nage pendant le calme sur la surface des eaux. Il parait qu'il se trouve dans toutes les mers des pays chauds, mais toujours extrêémement loin des côtes. »

M. Bory de Saint-Vincent publia en 1804, dans son Voyage aux quatre Iles d'Afrique, une nouvelle figure du glaucus, pl. VI, £ r,AetB, sous le nom de scyllée nacrée, et s'exprime ainsi dans le texte (t.1,p. 136): Ce mollusque figuré depuis long-temps par plusieurs naturalistes, ne l'a encore été que d'une manière imparfaite. Il nage à la surface de la mer, et a Fair d'une salamandre. Ses couleurs sont élégantes, mais ses mouvements sont gauches. Il jouit d'une grande force contracile, ce qu'on éprouve en mettant l'animal à l'envers dans un plat sans eau. Il se replie alors avec force, et par un mouvement de contraction, il reprend sa position naturelle. J'ai soumis jusqu'a huit fois de suite des scyllées à cette expérience. D'autres avaient l'air épuisées à la troisième fois.

M. de Roissy, en l'an XIIT, se borne dans son Histoire des Mollusques (1. V, p. 155), faisant partie de l'édition de Buffon par Sonnini , à copier la figure, pl. LIT, fig. 7, donnée par Bosc.

M. Cuvier, dans les Annales du Muséum (t. VI, pl. LXT, f. 11), donna une connaissance plus complète de ce mollusque, dont Péron, voyageur justement célèbre de l'expédition aux. terres Australes, a laissé deux figures. La première parut à la suite de son mémoire sur les mollusques ptéropodes, pl. If, fie. 9 (Ann. mus. t. XV), et le genre glaucus s'y trouve admis avec les firoles, les callianires!' après les pneumodermes et avant les cléodores. On en retrouve une deuxième brillamment coloriée , sous le nom de glaucus eucharts, à la pl LIX, fig. 2, de l'atlas du Voyage aux terres Australes. Mais cette figure

laisse elle-même beaucoup à désirer.

ZOOLOGTE. 285

M. Cuvier place le genre glaucus dans son deuxième ordre des mollusques gastéropodes, les nudibranches ,à la suite des scyllées, et avant les laniogères. Ce sont des animaux, dit ce savant, dont le corps est long, ayant les orifices de l'anus et de la génération comme les scyllées, quatre très-petits tentacules coniques et de chaque côté trois branchies , formées chacune de longues lanières disposées en éventail qui leur servent aussi à nager. Ce sont de charmants petits mollusques de la Méditerranée et de l'Océan, agréablement peints d'azur et de nacre, qui nagent sur le dos avec une grande vitesse. Leur anatomie ressemble beaucoup à celle de la tritonie. Les espèces n'en sont pas encore bien distinguées.

De Lamarck (Anim. sans vertèbres, 1819, t. VI, part. 1, p. 299) place le glaucus dans sa division des mollusques gastéropodes et dans sa famille des tritoniens, et le regarde comme lien intermédiaire entre les ptéropodes et les gastéropodes. II le nomme glaucus Forstert.

M. de Blainville publia en 1821 (Dict. sc. nat., t. XIX, p. 33 et suiv.) une histoire presque complète du glaucus. Il est le premier qui énoncça l'opinion que tous les dessins représentaient ce mollusque renversé sens dessus dessous, et que ce qu'on prenait pour le dos était l'abdomen, et que par conséquent il avait, comme tous les mollusques, l'orifice de l'anus et de la génération, non pas au côté gauche, mais bien au côté droit.

Le mémoire de M. de Blainville est étendu, détaillé et enrichi

de recherches anatomiques très-soignées, et c'est à partir de

cet auteur que l'organisation du glaucus à été moins obscure. M. de Blainville en donne une figure dans son atlas de Malacologie, pl. XLVI, fig. 4, avec les détails d'organisation, et dans son manuel il place ce genre dans son deuxième ordre des mollusques, les polybranches, et dans sa première famille ou

celle des tétracères. La seule espèce qu'il mentionne est le glau-

cus Forsteri, en y ajoutant cette réflexion : «On n'en connait encore qu'une espèce bien distincte et de presque toutes les mers, toujours assez incomplètement figurée et décrite à l’envers le pied en haut. »

M. Rang, en 1829, établit dans l’ordre des nudibranches la famille des glauques, déja admise par M. de Férussac, ayant pour type le genre glaucus de Forster. Mais il ajoute (Man. | p. 126) : «On ne connait encore que le glaucus hexapterygius , mais nous donnons le nom de tetrapteryeius à une nouvelle espèce de l'Océan qui ne porte que deux paires de branchies. »

Enfin, en 1831, M. Eschscholtz publia dans son quatrième fascicule du Zoologischer atlas, pl. XIX, deux espèces qu'il nomme glaucus pacificus et glaucus draco.

Les glaucus:sont donc des mollusques entièrement pélagiens, organisés pour vivre sur la surface de la mer dans une position renversée, c'est-à-dire que leur partie colorée répond au ventre de tous les animaux, et que celle qui est blanche est la dorsale. Leur consistance est mollasse, bien qu'assez ferme; le corps est lézardiforme, allongé, renflé, terminé en pointe conique ou caudale, tronqué au sommet en une petite tête arrondie où souvre la bouche qui est ronde et terminale. Deux petits tentacules pointus avancent sur les côtés de cette tête qui peut se retirer sous une dilatation ou renflement conique du corps, évasé, ayant en dessous et sur ses côtés deux petits appendices coniques, analogues à ceux de la tête. Le pied est nul, à moins qu'on ne prenne pour rudiment de pied, la ligne moyenne argentée qui suit toute la longueur du ventre ou de la face supérieure, et qui produit sans cesse des mouvements vibratoires très-prononcés; deux à quatre paires de branchies, en lanières minces subcylindriques et effilées, très-contractiles, distiques à leur attache, sont portées sur un subprolongement dilaté des côtés du corps ou sur un simple petit renflement.

Ces branchies sont excessivement caduques, et lorsqu'on prend un glaucus avec les doigts, la plupart se brisent et s’attachent à la peau; elles sont très-mobiles, et servent de rames natatoires, en assurant une locomotion vive et preste. Au côté droit, et entre les deux premières paires de branchies, s'ouvrent

en cône saillant deux trous pour donner passage aux organes

de la génération, et l'accouplement est toujours double comme chez les limaces. L'ouverture anale est placée du même côté et sous la deuxième paires de tentacules. L'épiderme des glaucus semble formé de tres-petites écailles furfuracées qui se détachent au moindre choc, adhèrent intimement aux corps qui les touchent. L'action musculaire est vive et intense, mais a cela de remarquable qu'elle agit principalement sur le côté, et que les glaucus en mourant, ou lorsqu'on les fatigue, se roulent sur eux-mêmes et latéralement. Leurs mouvements sont très-brusques, très-vifs, et ils meurent bientôt si on les tient renversés. Les branchies sont constamment en nombre déterminé. L'espèce ordinaire en a toujours dix paires à chaque première paire.

Les glaucus ne paraissent point lorsque la mer est houleuse, mais aussitôt que les flots s'abaissent, que la surface se ride à peine par le calme profond de l'air qui ne pèse plus sur elle, alors ces mollusques viennent surgir par essaims innombrables. C'est principalement sous l'équateur qu'on les rencontre fréquemment entre les 4 degrés de lat. nord et les 4 degrés de lat. sud. Mais si quelque grain vient à se: précipiter, où si les vents soufflent de manière à moutonner la mer, bientôt tous les glaucus disparaissent sans retour, à moins d'une atmosphère chaude et paisible.

Il est très-difficile, d'après les diverses figures du glaucus, de chercher à établir des distinctions dans ce genre, bien que nous puissions assurer que chaque parage a ses espèces propres, et que le nombre des paires de branchies est constant,

de même que celui de leurs rayons distiques. Nous avons examiné plus de vingt individus de glaucus, et jamais nous n'avons rencontré de variation dans les nombres des parties que nous venons d'indiquer.

$ I. Deux paires de branchies.

Glaucus tetrapterygius, Rang, esp. nouv. de l’océan Atlantique.

$ II. Trois paires de branchies.

>. Glaucus atlanticus, Blumemb.

Glaucus Forsteri, Lamarck, t. vr, p. 300; doris radiata, Gm. "Glaucus eucharis, Péron, atl., pl. zix, fig. 2; de Blainville, pl. xzvi, fig. 3. Rayons des branchies de la première paire, au nombre de 22, tous très-longs. Pointe terminale médiocre. Les trois paires de branchies espacées et portées sur un renflement des côtés. De locéan Atlantique.

3. Glaucus pacificus, Esch., pl. xx, fig. 4, et p. 16. Gracilis, dorso margaritaceus; ventre, ore, tentaculis appendicibusque branchialibus atro-cæruleis ; lateralibus albo-cæruleis ( Esch.). De la mer du Sud. Long

d’un pouce et demi.

4. Glaucus draco. Esch., pl. xix, fig. 5, et p. 16. Brevis, dilatatus, argenteo rufescens ; ore, tentaculis, appendicibus, branchialibus lineisque duabus ventralibus nigro-cæruleis ( Esch.). De la mer du Sud. Long de 6 lignes.

5. Glaucus Boscii, Less. ; scyllée nacrée, Bose, pl. nr, fig. 8 ; Bory de Saint-Vincent, pl. vi, fig. 1.

Corps épais, arrondi, gris de perle, à larges lignes bleues sur le ventre. Bran-

chies à rayons courts et serrées. La troisième paire à côté de la deuxième. La

queue libre, très-allongée. De l'océan Atlantique.

$ IIT. Quatre paires de branchies.

6. Glaucus Peronit, Less.; glaucus austral, Péron, Ptérop., pl. 11, fig. 9, g. n.; Lamartinière, It. de La Pérouse, pl. xx, fig. 15 et 16.

Nous avons fait un dessin de ce glaucus d'après nature d'une

exactitude d'autant plus grande qu'il repose sur l'étude d'un

ZOOLOCIE. 289 assez grand nombre d'individus. Ce glaucus a quatre paires de branchies, les deux premières sont portées sur des pédoncules élargis, dilatés, et les deux dernières sur des renflements des côtés. Ces branchies ont leurs rayons médiocrement longs, très-serrés, très-grèles et presque aussi gros à leur pointe qu'à leur base. La première paire en compte de chaque côté dix paires. La deuxième n’en a plus que sept, la troisième six, et la quatrième cinq. Ce glaucus est gros, renflé au milieu du corps, en entier d'un bleu foncé. Une bandelette assez large, argentée, suit la ligne médiane et se trouve bordée de deux raies latérales bleu indigo. Sa tête a sur les côtés deux renflements coniques. La face dorsale ou inférieure est blanche, nacrée. Ce glaucus est commun dans l'hémisphère sud, sous la

ligne, dans l'océan Atlantique.

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