AGATHINE DU CHILI
Achatina chiliensis, Less.
(PL VII, fig, 3, g. n., sous le nom de Bulimus chilensis.)
La coquille de cette agathine est longue de 21 lignes sur 10 de diamètre : elle est ovale-allongée, médiocrement ventrue, à bouche ovalaire, longue de r1 lignes sur 6 de large. Le bord droit est mince, parfaitement simple. La columelle forme un pli à l'axe de la spire, derrière lequel est une trace d’ombilic. La spire est légèrement évasée, conique, pointue, à 4 tours serrés , séparés par un sillon linéaire. Le cinquième ou le dernier tour est ventru, convexe, et couvert de stries d'accroissement irrégulières et rugueuses, toutes non obliques et presque verticales dans le sens de l'axe. Sa surface est peu lisse, blanche maculée de fauve au sommet de la spire, blanche mais rayée en long de traits rougeàtres, de larges taches brunâtres, et de
traits roussätres sur le dernier tour. La bouche est légèrement rosé violàtre sur le pourtour.
L'animal est rouge ocracé, convexe et aréolé en dessus, à pied étroit, lisse et allongé en pointe aigué. Les deux tentacules oculaires sont les plus longs, cylindriques et gréles. Les deux tentacules buccaux sont médiocres, courts et aussi arrondis.
Ce mollusque est très-commun aux alentours de l’ancienne ville de Penco, dans la province de la Concepcion, au Chili. Nous le trouvàmes constamment sur les feuilles des pommiers. Serait-ce l'amphigène de la pl. CXIV, fig. 1 et 2, de l'Histoire des mollusques de M. de Férussac ? Ce n’est pas l'elx serpentina de Molina, que cet auteur décrit par cette phrase : hekx testé subcarinaté , imperforata , conica , longitudinaliter striata , apertura patulo marginata, puisqu'il ajoute( voy. trad. franc., p- 181): «sa coquille est conique et surpasse en grosseur un œuf de dinde, la lèvre de la bouche est relevee et d'un beau rouge ; » dernier caractère qui ne convient qu'à un bulime.