LOPHYRE DU BRÉSIL
Lophyrus brasiliensis, Less.
CHÉCIPE He 0/2")
Ce saurien parait appartenir au genre gonocephalus , nouvellement établi par M. Kaup (sis, 1825), et que M. Cuvier admet dans la deuxième édition du Règne animal. Ces gonocéphales ont le crâne formé en maniere de disque, au moyen d'une arête qui remonte au-dessus de chaque oil, mais ils ont un fanon et une crête sur la nuque et leur tympan invisible. Or, l'espèce qui sert de type à notre description a bien une légère arête sur la ligne médiane, sa tête en disque, mais les arcades sourcilières ne sont point dentelées; elle n’a point de faron sur la gorge, et au lieu d'avoir les écailles des agames et des lophyres, elle a la peau verruqueuse et granuleuse de certains geckos
dont elle a les mœurs. Ce n'est point un lophyre non plus tel que M. Cuvier définit aujourd'hui ce genre, et bien que de la tribu des sauriens agamiens , sa place encore sans dénomination est entre les changeants (trapelus ), les leiolepis et les lophyres.
Ce saurien a le corps, du museau à l'anus, long de deux pouces 9 lignes, et la queue mince, gréle, arrondie, longue de 6 pouces environ. Les membres antérieurs sont plus courts que les postérieurs ; ils sont minces, assez maigres. Les doigts sont tres-grèles, allongés et terminés par des ongles courts et ténus. Les antérieurs ont le pouce et le petit doigt plus courts de moitié que les 3 moyens. C’est le médius qui est le plus allongé. Aux pieds de derrière le pouce est petit, et les 4 autres doigts trèsallongés et étagés, mais de manière à ce que l'index se trouve ètre beaucoup plus long que les autres, et n’a pas moins de 11 lignes. |
La tête est courte, obtuse, bombée , très-finement aréolée. L'oeil est petit, creusé dans une fosse orbitaire concave. La bouche est peu fendue , bordée d'une seule rangée de petites écailles en pavé. La langue est courte et charnue. La mächoire inférieure est garnie d’une rangée de dents régulières, courtes, crénelées. Le méat auditif est nu, ouvert en fente dans un repli membraneux. Une ligne d'écailles courtes, en arète dressée , nait sur le milieu de la tête, suit la ligne médiane du corps et s'arrête à la naissance de la queue. Celle-ci, arrondie, longue, amincie, est garnie dans toute son étendue de petites écailles peu apparentes , légèrement imbriquées, de même que celles des membres. Le corps est enveloppé d'une peau grenue , mollette, à granulations plus distantes et plus petites sous le ventre.
La couleur du corps est en entier d'un fauve-rougeàtre päle urant au bleuätre sous le ventre, et au gris blanchâtre sous la gorge. Les doigts sont légèrement jaunàtres.
Les habitudes du reptile que nous décrivons sont empreintes
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d'une sorte d'apathie. Ses mouvements sont lents et sans vigueur. Nous le trouvämes à Sainte-Catherine du Brésil, sur les feuilles d'un nusa sauvage, au milieu de mousses et de fougères, au fond d'une fondrière très-humide qu'ombrageaient d’épais massifs de verdure.