CARANX DE LESSON
Caranx Lessonit, Cuv., Gal. de Paris.
(PL XXXI, fig. 1.) Pect., 17; 1° dorsale, 9 ép; 2° dorsale, 19; catopes, ;; anale, =; caudale, 22.
Ce poissor, peint de grandeur naturelle, est mince ou comprimé sur les côtés et remarquable par l'ampleur de la courbe que décrit la partie supérieure du corps, et même la ligne inférieure. Son dos est donc très-convexe, sa tête courte, bombée; son corps haut, mais très-aminci à la queue. La caudale, taillée à angle aigu , est fourchue. La pectorale est longue, recourbée, terminée en faux ; la ligne latérale nait sur le bord supérieur de l'opercule, décrit une courbe qui se coude pour suivre en ligne droite le milieu du corps jusqu'à la partie moyenne de la queue. Cette ligne est recouverte en devant d'écailles d'une ex-
tréme ténuité, mais en arrière ces écailles deviennent larges, saillantes, et s'imbriquent sur trois rangs. Les écailles qui revêtent l'ensemble du corps sont tellement petites qu'elles disparaissent, en quelque sorte, et que la peau semble lisse et nue. Seulement des squamelles bien dessinées recouvrent le préopercule. L'opercule est lisse et arrondi à son bord; l’œil est grand, globuleux, rouge; les maxillaires sont armés de dents, petites, aigus.
La premiere dorsale se compose de 9 épines, que retient une membrane. La première est très-courte, la deuxième et la troisième sont les plus allongées; les suivantes diminuent successivement jusqu'à la neuvième, à peine saillante sur le dos, et placée à toucher le premier rayon de la deuxième dorsale. Celle-ci, à rayons cartilagineux et anastomosés, est d'abord élevée, à angle, puis s'abaisse pour former une ligne régulière et basse sur le corps jusque près la queue. Les deux épines de l’anale sont garnies chacune d'un repli membraneux. Les rayons cartilagineux, d'abord allongés, diminuent successivement jusqu'a quelques lignes de la queue.
Ce caranx est en entier d'un jaune-doré brillant. Seulement une teinte çarnée colore les lèvres ; un reflet argenté couvre les opercules. Un orangé assez pur teint les rayons des nageoïires et le milieu de la queue. Trois trèslarges bandes brunâtres à bords fugaces coupent en travers la face supérieure et les côtés du corps. |
Nous primes ce caranx sur les côtes de la Nouvelle-Guinée, nageant à l'entour des arbres déracinés charriés par les courants et Jetés à la mer par quelque grande rivière inconnue de cette terre, Les Papous le nomment Doumoar.