‹ Voyage autour du monde (volume 2)Chapitre 8 sur 355 · SCINQUE POINTS-VERTS · texte numérisé non relu

SCINQUE POINTS-VERTS

Scincus viridipunctus, Less.

QABINTS tee mi) Keneux dans la langue des naturels de l'ile d'Oualan.

Ce scinque est absolument de même forme et de mème dimension que l'émeraudin déerit plus haut. Comme lui, sa taille

est d'environ neuf pouces et demi. Sa tête est aussi conique, déprimée, obtuse, mais les plaques qui la recouvrent sont plus égales et plus quadrilatères. L'orifice de la conque est petit, simplement ovalaire. Ses membres sont moins forts, et les doigts surtout sont plus gréles, bien qu'en tout point semblables par la proportion et les rapports. La queue enfin est cylindrique et graduellement amincie jusqu'à la pointe. Les écailles de ce saurien sont assez grandes, discoïdes, lisses, et en recouvrement écailleux, comme chez le scinque émeraudin ; seulement celles des flancs et du ventre sont plus petites et plus arrondies.

D'un brun-fauve très-lustré sur la tête, le cou, le dos et la queue entière, plus clair sur les côtés, et encore plus foncé sur les flancs où se dessine une raie assez large de ce même brun fauve, le corps est marqué de points d’un vert clair que bordent en dessous d’autres points, mais entièrement noirs. Les points verts occupent le milieu de chaque écaille et se font remarquer aussi, en petit nombre, sur les parties externes des membres. Un olivatre tres-clair règne sur la gorge, la mächoire inférieure et le dessous du cou. Le ventre est blanc, très-légerement lavé de jaunâtre, et la région anale d’un blanc pur.

Ce scinque, influencé par le danger, change de couleur comme un caméléon et devient tout brun. Il se tent sur les bananiers de l'ile d'Oualan, et peut-être est-ce la femelle de notre scéncus smaragdinus?

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