CÆSIO A CROISSANT
Ceæsio lunarts.
(PL XXXIV, g. n.) EnremBerc; Cuv., Porss., t. VI. p. 441.
B. 6.; p.18, d. +; cat. =; a. À; c. 17.
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La figure de ce Cæsio était gravée depuis long-temps, lorsque sa description à paru dans le t. VI de l'Histoire des poissons de M. Cuvier.
La longueur du Cæsio à croissant est de 8 à 9 pouces. Son corps est assez élevé au niveau des catopes, sa tête est bombée, son chanfrein est convexe, et le museau légèrement obtus. Son œil est grand et arrondi. Ses dents rangées sur les maxillaires sont petites et acérées. Des écailles revétent l’opercule et Île préopercule, dont le bord est très-finement dentelé. Le corps légèrement fusiforme, s’'amincit près de la queue qui est profondément fourchue. La dorsale s'élève un peu à la troisième épine ,mais les rayons mous sont médiocres. La pectorale estallongée, pointue, mince au sommet, et son bord décrit unelarge courbe renflée à la base. La première épine de l’anale est trèscourte ; la deuxième est la plus longue. Lépine des ventrales est presque droite, aiguë, débordée par le premier rayon anastomosé. La ligne latérale naît dans l'enfoncement du bord supérieur de l'opercule , et se continue en suivant la courbure du corps jusqu'à la partie moyenne de la queue. Toutes les écailles sont assez larges et régulièrement imbriquées.
Le corps de ce poisson est en dessus d’un bleu d'acier uni, passant au blanc rosé et argentin sur les côtés, les flancs et le ventre. Du violâtre pourpré colore les opercules et les lèvres; du cuivre rouge est répandu derrière l'œil. Celui-ci est largement
blanc rosé sur son pourtour. Les nageoires sont rouge aurore à teinte jaune pur sur les bords. La caudale est violätre et rougeâtre, mais le sommet de chacun de ses lobes est d'un noir intense. La pectorale d'un rouge aurore, est marquée à l’aisselle d'une tache noire.
Ce poisson habite le Port-Praslin à la Nouvelle - Irlande. M. Cuvier a décrit un individu du Musée de Berlin, découvert dans la mer Rouge par M. Ehremberg, qui a donné à l'espèce le nom de lunaris, à cause, dit M. Cuvier, de la rangée d'écailles de la nuque, et sans doute par la forme un peu en croissant de la queue.