‹ Voyage autour du monde (volume 3)Chapitre 20 sur 98 · JEUNE AGE · texte numérisé non relu

JEUNE AGE

Le philédon à cravate frisée dans son jeune âge, offre généralement les mêmes teintes que l'adulte, mais elles sont beaucoup plus ternes : le vert brillant métallique de la tête, du cou, de la poitrine, est remplacé par du brun dans notre jeune individu. Les ailes et la queue seulement présentent des reflets analogues à ceux de l'adulte, bien que cependant ils ne soient pas aussi resplendissants; la couleur verte est la seule bien distincte, tandis que l'âge plus avancé brille par sa couleur vert changeant, ou bleu d'acier et violet. Les plumes blanches frisées que l'on remarque au col de l'adulte n'existent pas dans le jeune âge : cependant en l'examinant avec soin, on voit qu'elles commencent à paraître. Les plumes du col, par derrière, qui, dans l'adulte, se terminent en pointes chevelues blanches, sont brunes dans le jeune âge; mais on aperçoit déja les changements qui doivent s’opérer plus tard. Les taches blanches que présentent les couvertures supérieures et moyennes des ailes sont plus ternes que dans l’adulte.

La longueur totale du jeune âge est de neuf pouces; l'adulte a près de onze pouces, bec cinq lignes, même longueur dans l'adulte, queue trois pouces et demi, quatre dans l'adulte. Les tarses sont de la même longueur; ils sont plus gros dans le jeune, caractère distinctif de l'âge. Les ongles sont la plupart blancs, au lieu d'être noirs comme dans l'adulte.

Le philédon à cravate frisée, par la disposition de ses narines , et des plumes serrées veloutées qui s’avancent sur la base du bec, a quelques rapports avec les oiseaux de paradis.

Cet oiseau habite la Nouvelle-Zélande, où il n’est pas rare.

ZOOLOGTIE.

(ed Ke) ©

14° FOURNIER DU CHILI, Certhia cluliensis, Garnot.

Certhia chiliensis; capite, alis, caudäque subnigris; corpore supra infräque Jfusco; gulä gilvo et ferrugineo vari& ; rectricibus, remigibus, pennis externis

caudæ rubiginoso maculatis.

Oiseau que l’on trouve dans les environs de Talcaguana, gros comme l'aloueite huppée cochevis, brun en dessus et en dessous, la tête, la queue et les ailes d’un brun plus foncé, le col et le commencement de la poitrine grivelé. Les neuf pennes de l'aile qui suivent la première, les trois premières des couvertures, et les rectrices externes , tachées de couleur de rouille. Bec légèrement arqué, de la longueur de la tête; pieds forts, noirâtres. L'ongle postérieur est le plus grand.

La deuxième penne de l'aile est la plus longue.

15° GRÈBE D'AMÉRIQUE, Podiceps americanus, Garnot.

P. capite, collo supernè, dorso, alis uropygioque fuscis; guld, alis, subtus macula alarum albis ; collo infernè fusco flavescente. Pectore albo argenteo ; auribus fasciculo plumoso albo fuscoque. Rostro pedibusque subviridibus {Chili et Brésil).

Ce grèbe, de la grosseur du castagneux, court et ramassé comme lui, a la tête, le col en dessus, le dos, les ailes et le croupion, d’un roux noir-foncé mélangé, couleur qui contraste avec le blanc mat que présentent la gorge, le dessus des ailes, et la bande transversale qui traverse les pennes secondaires. La poitrine est d’un blanc satiné, légèrement teinté de fauve, tandis que les flancs et le ventre sont d'un gris-cendré soyeux. Des deux côtés de la tête part un faisceau de plumes blanches et brunes. Le bec et les pieds sont d’un brun-verdâtre; ces derniers se font remarquer par les fines dentelures de leur tarse et de leurs palmures. Ce grèbe offre des variétés de plumage dans les divers âges. Le mâle ne diffère de la femelle que par sa couleur rousse à la poitrine et au ventre.

Cet oiseau vit en troupe sur les eaux de la baïe de la Concepcion. Il plonge avec tant de vitesse qu'il est difficile de l'ajuster. M. St-Hilaire en a rapporté des individus du Brésil. (Rio-Grande et C. de St-Paul.)

16° PSITTACULE DESMAREST, Psittacus Desmaretiü, Garnot.

Manicaive des naturels.

PLäNCHE XXXV.

Ps. capite aureo, fascià supra frontem rubré fulgenti; collo à posteriori, dorso, uropygio et alis insuper fusco-viridibus; abdomine, collo à anteriori caudäque infrà flavo-viridibus; duabus vittis pectori, primé cæruled, secundä ferrugineà. Macul& subter oculos cæruleä; rostro pedibusque nigris.

Cette espèce, que nous avons dédiée au savant et modeste naturaliste M. Desmarest, se fait remarquer par la diversité et l'éclat des couleurs dont son plumage est orné.

La tête est d'une belle couleur orangée, qui passe au rouge cerise sur le front, en y formant un bandeau. Au-dessous des yeux il y a une tache d'un beau bleu céleste, couleur que l'on observe encore à la poitrine, et sur quelques plumes des flancs. Derrière la bande que cette couleur forme à la poitrine, on en voit une plus étroite, couleur de rouille; le dessous du corps, à l'exception des parties que nous avons déja signalées, sont d’un vert jaune qui fait ressortir admirablement les autres couleurs. Le dessus, c’est-à-dire le dos, le derrière du cou, le croupion et le dessus des ailes, sont d'un vert-brun; les couvertures inférieures des ailes ont une couleur de verdet. Les grandes pennes, claires en dessus, sont noires sur leurs barbes intérieures, vertes sur les extérieures, qui sont les seules visibles, et ce vert est bordé d’un très-léger liséré jaune serin. Les pennes secondaires et tertiaires ont dans le noir de leurs barbes intérieures une grande tache marginale d'un jaune serin, et sur les plus rapprochées du corps, le jaune se change en orangé; mais ces taches ne sont visibles que lorsque l'aile est déployée. En-dessus, les deux premières pennes sont en entier d'un gris-brun, et toutes les autres , essentiellement de cette couleur, sont d’un jaune pâle sur une grande étendue de leurs barbes internes. La queue, qui n'a que le tiers de la longueur du corps, et pointue, est verte, comme le dos, en dessus, et d’un vert clair en dessous; ses couvertures supérieures s'étendent jusqu'à un pouce de son extrémité. Le bec, qui est assez fort, et les pieds sont noirs et robustes.

Le psittacule Desmarest a huit pouces et demi de longueur totale. Il habite les forêts épaisses qui entourent le havre Doréry à la Nouvelle-Guinée, où il a été tué par

M. Lesson.

17° COUCAL MÊNEBIKI, Centropus Menebiki, Garnot.

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