ARA À TROMPE
Psittacus aterrimus, Gx.
Psittacus Ater, Gmn.
Ara à trompe, Levaizz., Perrog., pl. XII et XIIT; Vreuror
Gal. pl. L.
Hab. l'ile de Waigiou et la Nouvelle-Guinée.
32° ARARA DES PATAGONS.
Psittacara .patagonica, Less; pl. XXXV br.
Psittacus patagonicus, AzarA; Viirior, Dict. hist. nat.,
XXV, p. 367, et Encycl. Ornith., t. IL, p. 1400; Desu, Dict.
sc. nat., t. XX XIX, p. 19.
LA Perruche-Ara, décrite primitivement par d'Azara dans
son Histoire naturelle des oiseaux du Paraguay, appartient au
enre que Spix dans ces derniers temps a nommé Arara par
analogie avec le cri de quelques espèces brésiliennes. C'est au Chili-que nous avons rencontré l’Arara des Patagons. Ce perroquet y vit par troupes considérables, dont les essaims criards
Voyage de la Coquille. — Z. Tom. I, Partie II.
traversent sans cesse la grande baie de la Concepcion; les habitants le nomment Cateita et aussi T'alcahuano , du nom du lieu où il se rencontre en abondance. Son cri aigre et discordant résonne au loin dans les forêts de cette partie de l'Amérique ; mais ses mœurs sauvages et défiantes le tiennent en garde contre les embuüches des Araucanos, qui estiment sa chair.
Cet oiseau a près de 18 pouces de longueur totale, et la queue entre pour à pouces dans cette dimension. Ses ailes sont longues et pointues, et s'étendent jusqu'au milieu des rectrices qui sont fortement étagées et terminées en pointes. Ses proportions sont massives et robustes, et son bec est élargi, très-puissant et brunätre clair. Les tarses sont très-courts, réticulés, de couleur jaune, à doigts médiocres, munis d'ongles peu robustes. La membrane plantaire déborde les doigts d'une manière remarquable. ès
L'Arara que nous décrivons a le dessus de la tête, la partie postérieure du cou, le dos, les couvertures supérieures des ailes d’un brun olivatre, teinté de vert sur les couvertures moyennes, et presque noir sur le sommet de la tête et surtout au front, où se dessine une sorte de bandeau brun. Les joues sont d'un olivätre brun assez intense, qui s'étend sur les côtés et au-devant du cou. Toute la poitrine est brunâtre, avec des teintes blondes qui s'éclaircissent sur les côtés, où apparaissent, au-dessus des moignons de l'épaule, deux larges taches obliques de couleur blanche : le brunätre se fonce en noir sur le ventre et sur les flancs. Une large tache rouge occupe le milieu de l'abdomen , et les côtés du ventre, ainsi-que la région anale, sont d'un jaune ocreux, tandis que les plumes des cuisses sont rouge vermillon. Le dos et le croupion sont aussi d’une teinte jaune assez
sur leurs bords et à leur extrémité à du brun noir; les rectrices sont en-dessus d'un vert olivâtre, et brunâtre en-dessous. Les
belle. Les rémiges sont d'un vert d'aigue marine, qui fait place
couvertures inférieures sont olivâtres. Les ailes sont vertes en dedans, et les rémiges brunûtres.
D'Azara dit qu'on rencontre cet oiseau dans le Paraguay, depuis le 32° degré de latitude S. jusqu'à la côte de Patagonie; qu'il vit en famille et recherche les graines de chardon et de
mais, et qu'il niche dans des trous qu'il pratique dans les fours à briques abandonnés.