‹ Voyage autour du monde (volume 3)Chapitre 73 sur 98 · LATHAM · texte numérisé non relu

LATHAM

ZOOLOGIE. 695 Le type de cette espèce habite la Nouvelle-Zélande.

Il a huit pouces de longueur totale. Son bec est fort, assez élargi à la base, sans arête vive sur la mandibule supérieure qui est en voute. La mandibule inférieure a une arête centrale marquée, et a moins de hauteur que la supérieure: elle est aussi légèrement convexe. La couleur générale du bec est noire, excepté à la base et en dessous qu'il présente une tache triangulaire blanche occupant toute la moitié du demi-bec. Ses bords sont entièrement lisses.

La tête est recouverte d’une sorte de calotte d’un brun vert passant au vert clair sur locciput. Deux taches fauves sont placées devant le front au-dessus des narines. Une large bande d'un vert très-noir naît à la commissure du bec, passe au-dessous de l'œil, et se dirige sur les côtés du cou, en remontant pour se joindre à celle du côté opposé, derrière l'occiput. Un petit faisceau de plumes blanches borde la paupière inférieure. Un collier mélangé de blanc, de roux et de brunâtre, occupe la partie postérieure et inférieure du cou. Le haut du manteau est brun passant au verdàtre sur le dos. Le croupion et le dessus de la queue sont d'un vert bleu. Les tiges des rectrices sont noires.

Les petites couvertures des ailes sont vertes : chaque plume est lisérée sur son bord de fauve clair. Le moignon de l'épaule est jaune. Les rémiges sont brunes en dedans, et vertes en dehors; elles sont entièrement brunes à leur extrémité.

La gorge est d’un blanc sale. La poitrine et le haut du ventre, surtout les côtés du cou et les flancs, sont d’un fauve jaune, analogue à la couleur du collier, et sont striés de brun, chaque plume étant bordée délicatement de cette dernière couleur. Le milieu du ventre est blanchätre, et les plumes anales sont d'un fauve roux. Les tarses sont d’un rouge noiratre foncé.

Cet oiseau sé nomme #otare-popo, à la Nouvelle-Zélande, sa

patrie. Nous l'avons rencontré fréquemment sur les bords des petites criques de l'immense baie des Iles.

Ses plumes non lisses, la forme de son bec qui se rapproche de celle des martin-chasseurs, ses habitudes qui nous paraissent différer des vrais martin - pêcheurs, le PIECent sur la limite de ces deux genres.

Le martin-pécheur errant du Port-Jackson.

Très-commun dans toute la Nouvelle-Galles du Sud; ne diffère du précédent que par des nuances de couleur insensibles, -lorsqu'on ne les compare pas avec une attention minutieuse.

Ii n'a que sept pouces de longueur totale. Le vert de la tête, du dos, du croupion, des ailes et de la queue, est seulement plus brillant. Le roux des parties inférieures du corps est plus terne , et les bordures brunes des plumes de la poitrine beaucoup plus foncées.

Le martin-pécheur errant de la Nouvelle-Guinée , halcyon cinnamominus , Swains. Zool. ilust. pl. LX VIT.

Commun sur les bords du havre de Doréry, où il est aussi nommé coro-toro, ne diffère aucunement des deux oiseaux précédents.

Il a sept pouces six lignes de longueur totale. Son bec est un peu plus comprimé vers la pointe. Le bleu-clair du dessus du corps est assez vif. Son collier est un peu plus roux, ainsi que toutes les parties inférieures. Les bordures brunes des plumes de la poitrine sont très-légères et moins apparentes que dans les précédents.

Cet oiseau parait habiter toutes les parties boréale et orientale de la Nouvelle-Hollande, les iles de la Nouvelle-Zélande, de la Calédonie, des Hébrides, de Salomon, la Nouvelle-Guinée et les Moluques.

Les todiramphes, au contraire, paraissent vivre exclusivement sur toutes les iles océaniennes de la Polynésie orientale.

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