‹ Voyage autour du monde (volume 3)Chapitre 74 sur 98 · ZOOLOGIE. 697 1219 MARTIN-PÉCHEUR A LONGS BRINS · texte numérisé non relu

ZOOLOGIE. 697 1219 MARTIN-PÉCHEUR A LONGS BRINS

Aicedo dea, L.; Larx. Index. sp. 28.

(Mas. ): Rectricibus duabus longissimis medio attenuatis ; corpore nigro cœrulescente ; alis virescentibus.

Burrow, Ent. 116(male).

( Fœm. ). Rectricibus longissimis non attenuatis ; corpore fusco-brunneo ; occipite cæruleo ; gula, pectore, abdomineque fubis ; rostro et pedibus nigris.

Le mâle adultedece beau martin-pécheur est depuis long-temps décrit et figuré dans la plupart des auteurs. Séba, le premier, en a donné une gravure très-reconnaissable sous le nom d'aves paradisiaca ternatea, t. 1, pl. XLVI, fig. 3 ; mais il n'en est pas de même de la femelle, qui était encore inconnue.

Celle-ci a neuf pouces et demi de longueur totale; la queue en a quatre, et le bec, du front à son extrémité, a douze lignes.

Le bec est brun noir, excepté en dessous de la mandibule inférieure quil est rougeûtre sale. Les tarses sont noirûtres, et les ongles bruns à la pointe. Le dessus de la tête est d’un brun très-foncé, lavé de fauve peu apparent. Sur le milieu de la tête et sur le haut du cou, les plumes prennent une couleur bleude-ciel assez vive, qui simule une sorte de calotte. Les yeux sont surmontés d'un sourcil fauve, qui s'étend sur le front. Les joues sont brunâtres. Les côtés du cou, le manteau, les ailes, le croupion, sont d'un fauve brunätre uniforme. Les rémiges sont brunes, bordées de roux.

La gorge, le devant et les côtés du cou, la poitrine et l’abdomen , sont d'un fauve jaunâtre, striés de brun sur le rebord de chaque plume. La queue est étagée. Les deux rectrices moyennes, plus longues que les autres de deux pouces seulement, ne

sont point effilées, et sont partout d'une égale largeur. Elles Voyage de la Coquille.—Z. Tome I, Partie 11. 88

sont d’un bleu vif à leur milieu , et d’un brun terne sur leurs bords. Toutes sont uniformément brunes en dessous.

Le martin-pécheur à longs brins fut trouvé d'abord dans l'ile de Ternate, et c'est sous ce nom que Valentyn l’a décrit, p. 301, t. III de son ouvrage sur Amboine. Il est très-commun à la Nouvelle-Guinée, où nous en tuâmes fréquemment. Les Papous le nomment Ananesoukour.

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