‹ Voyage autour du monde (volume 4)Chapitre 124 sur 214 · HYDROGRAPHIE, CHAP. E TIC · texte numérisé non relu

HYDROGRAPHIE, CHAP. E TIC

Nous regrettons beaucoup de ne pas nous étre trouvés en mesure de pouvoir observer journellement les dépressions réelles de l'horizon de la mer, qui, dans certaines circonstances

atmosphériques, diffèrent assez sensiblement de celles des

tables pour qu'il importe de s'en occuper. Nous connaissions l'instrument du docteur Wollaston, dont les capitaines Basil Hall, Parry et Smith ont fait usage pour obtenir directement ces dépressions, mais nous n'avions pas eu le temps de nous le procurer, et le petit appareil qui avait été adapté à quelquesuns de nos cercles à réflexion ne nous avait pas paru établi de manière à ce qu'il füt possible de compter sur ses indications. Quoi qu il en soit, et bien que nous ayons souvent remédié. à cet inconvénient, née l'observation de nos latitudes, en rapportant le soleil aux deux points opposés de l'horizon, nous n'en recommandons pas moins l'usage de ce petit appareil, dont ‘on attribue l'invention à Borda , et que M. le capitaine de vaisseau Gauttier paraît avoir employé avec succès, en 1819 et 1820, dans ses M AE de la Méditerranée et de la mer oies - M. Arago, de laéddéait des scionées , qui aurait attaché un grand prix à trouver quelque règle de pratique qui püt faire ‘présumer , la température de l'air et celle de l'Océan étant connues, si la dépression réelle est supérieure ou inférieure à celle des tables, et qui, pour cet effet, avait prié M. le capitaine Gautier de s'occuper essentiellement de ces intéressantes observations, a inséré dans les Ædditions à la Connaissance de temps pour 1827, une notice qu'il importe de consulter, dans laquelle il rapporte les observations de M. Gauttier, Gen dans la Méditerranée et la mer Noire, aux époques citées ci-dessus, ainsi que celles du capitaine Basil Hall, recueillies en 1816 et 1817, dans les mers de la Chine et des Indes-Orientales; et il déduit de l'ensemble

de tous ces documents, qu'en général, la dépression des tables

est plus grande que la dépression observée lorsque la température de l'air est supérieure à celle de l’eau, mesurée à la sur-

face de la mer, et que le contraire a lieu Load la température

de l'air se Aitioine | à celle de la mer ; mais que les exceptions ;

qui se présentent quelquefois dans ces observations, notam-

ment dans celles des régions boréales du capitaine Parry, qu'il

a également examinées, et dans lesquelles il a trouvé les plus

orandes discordances, prouvent, dit ce célèbre académicien en terminant sa notice, « que la connaissance des états thermométriques de l'air et de lai ne suffit pas, quoi qu'on en ait dit,

pour faire prévoir dans quel sens la dépression calculée sera en erreur, et que le seul moyen d'arriver à la précision de quelques secondes dans les mesures des hauteurs à la mer, est de mesurer la dépression réelle, ou de rapporter les astres aux deux points diamétralement opposés de l'horizon. Ces méthodes

supposent, il est vrai, que les circonstances atmosphériques

sont absolument identiques tout autour de l'observateur ; mais je dois dire que je n'ai trouvé, ni dans les tables du capitaine Gauttier, ni dans celles du capitaine Hall, aucune raison de craindre que, loin des côtes, cette live puisse induire en erreur : alors même que la dépression observée s'écartait de deux

ou trois minutes de celle des tables, la différence restait constante

dans tous les azimuts. »

M. Arago a également reconnu qu'on ne pouvait tirer aucun parti de Fhygrometre dans la recherche des dépressions de l'horizon. Additions à la Connaissance des lerps . 1627,

page 310.

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