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OBSERVATIONS DE LA LATITUDE

Lorsque l'on fait usage du sextant , une simple observation de la hauteur du soleil à midi suffit pour donner la latitude; mais si l'on veut employer utilement le cercle de réflexion, dont le rayon est beaucoup plus petit, il faut croiser au moins une fois la hauteur méridienne de l'astre, afin de profiter de tous les avantages que cet instrument a sur le premier. Ce moyen d'obtenir la laütude, généralement employé à la mer pendant le cours de notre voyage, consiste à prendre deux hauteurs successives du soleil, l’une à gauche et l'autre à droite, au moment de la culmination, avec assez de promptitude pour qu'il ne soit pas nécessaire dé tenir D jt du ar écoulé entre les deux observations. | Hé

Pour croiser ainsi la hauteur méridienne du soleil, il faut d’abord établir l'alidade du grand miroir sur le zéro du limbe de l'instrument ét ramener l'astre à l'horizon en faisant mouvoir

be co. tés hydrographique, dos Ja gravure a die dirigée avec une attention remarquable, par M. Ambroise Tardieu , est terminé par quatre planches représentant diverses pirogues des habitants des îles du Grand-Océan, dessinées par M. Bé-

rard et par nous.

é |. VOTAGE AUTOUR DU MONDE.

l'alidade de la lunette. Cette première observation, commencée un peu avant midi , doit être continuée jusqu à ce que le mouve-

ment en hauteur de soleil soit devenu presque insensible ; alors on fixe l’alidade de la lunette, on renverse l'instrument et lon ramène le soleil à Fhorizon en faisant mouvoir l'alidade du grand miroir, qui dans ce cas, donne une double hauteur de

l'astre très-v oisine du moment de passage au méridien. On re-

o commence plusieurs fois cette opération avec toute la célérité possible, en remettant toujours l'alidade du grand miroir sur le zéro du limbe, et l’on ne cesse d'observer ainsi que lorsque lesindications données par cette alidade commencent à décroitre. Le plus grand are parcouru, parmi toutes les observations faites, est évidemment le double de la hauteur méridienne dont il faut conclure la latitude. Era

À terre, ainsi que dans le voIsinage dés côtes dont on se la reconnaissance , Tobservation d de la inde: exige plus de précision que ne peut en offrir la méthode précédente, et rend alors indispensable la méthode des hauteurs cir -cumméridiennes des astres, de laquelle on fait usage dans les observatoires. Mais pour opérer avec toute l'enstéionlée possible, il ne suffit pas d'établir, éntre le commencement et la fin des observations, un intervalle de temps limité d'une manière générale, comme lindiquent encore tous les traités d'astronomie nautique. Cet intervalle de temps, qui dépend à la fois de la latitude du lieu et de la déclinaison de l'astre, pour être favorable aux observations, doit être préalablement déterminé. À cet. égard, nous devons à M: Givry, dont nous avons déja parlé, et que nous

aurons souvent l’occasion de citer dans le cours de cet ouvrage, une table d'une application ingénieuse et commode, dont il est l'auteur , et qu'il décrit de la manière suivante dans une notice inédite qu'il a bien voulu nous communiquer. | « Dans son livre mtitulé, Description et usage du cercle de

“HYDROGRAPHIE, CH AP. L à

réflexion , Borda propose d'observer la latitude par Fe hauteurs du soleil prises lorsque cet astre se trouve à une petite distance du méridien. Tout en indiquant le principe sur lequel cette méthode est fondée, et en donnant des tables pour faci-

liter le calcul, 11 a négligé, OU n'a pas Cru nécessaire de démon- | trer, dans son ouvrage, les préceptes qu'il propose de suivre.

M. Fidiéstos s'est servi de la même méthode pour déterminer la latitude de plusieurs points | de la France , lorsqu'il exécutait | ses mémorables travaux pour mesurer la longueur: de l'arc du méridien compris entre les parallèles de Dunkerque et de Barcelone; et cet illustre astronome a donné une solution analytique du problème, d’une élégance et d'une simplicité remarquables. H:la consigna d'abord dans le mémoire qu'il publia en l'an vu, sous le titre de Méthode analytique pour la détermination d'un arc du méridien et l'inséra ensuite dans les 4dditions le la Connaissance des temps pour l'an xxx, avec toutes les tables nécessaires pour calculer promptement les différents termes de la série par laquelle est exprimée la réduction au méridien des distances zénithales observées hors du plan de ce grand cercle.

« Lorsquen 1817, je fus destiné à faire la reconnaissance hy drographique d'une partie de la côte d' Afrique et de la côte du Brésil, sous les ordres de M. le baron Roussin , je conçus l'idée, pour obtenir les latitudes avec une grande précision, de sbiituee aux préceptes indiqués par Borda , la méthode proposée par M. Delambre. Lorsqu'on fait usage du cercle de réflexion, le mode d'observation est absolument le même que celui pour lequel la méthode a été imaginée; seulement, comme on observe les hauteurs de l'astre au lieu de prendre les distances au zénith, il faut changer, dans l'explication de Ïa formule, le signe de Ja réduction au méridien. |

« La méthode de M. Delambre est fondée sur le principe que, les différences entre la hauteur méridienne d'un astre et les

hauteurs observées dans des verticaux très-voisins du méridien, sont à très- -peu près proportionnelle aux carrés des irtdhéalis - de temps écoulés avant ou après le passage de l'astre au méri- | dien ; on conçoit aisément qu'au-delà d'une certaine limite élle doit cesser d'offrir une “exactitude suffisante. M. Delambre a cherché l'expression analytique de cette limite -etil propose de réduire en table, pour chaque lieu où l'on doit observer la lati- e tude, la formule à laquelle il est parvenu ; mais 1l serait impossible éisbloges: ce procédé dans le cours d’une navigation où l'observation change « continuellement de position. Il m imeporeait donc de le rendre plus mn dé encore, et VOICI comment Lé 3 SUIS Arrivé. | FAR TRS FURON CN

«La formule de M. Délamnisés qui exprimé Vidéo de temps pendant lequel on peut sé un astre avant et après son passage au méridien, pour que les variations de la réduction ne s'élèvent qu'à ; : de nues dus degré pour une seconde de ù Re vs gs | | |

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de EE P représente l'angle oué de l'astre, D: sa dé. chinaison, et. E la latitude du lieu de l'observation à-peu près connue. | do L. : du ES | SRE D di or sque: l'on A a liniervoile de temps écoulé avant ou après | la culmination qui correspond à à un changement d'une seconde de degré dans la réduction pour une erreur d une seconde de temps dans l'heure de l'observation. On en | tire |

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| HYDROGRAPHIE, CHAP. L 9 ou, pour avoir la réduction avec la précision d’une demi-seconde de degré pour une erreur d'une seconde de temps, et l'angle horaire , ou l'intervalle de temps exprimé en secondes,

RP— — nr tang. L'—-— tang À:

« Les deux termes qui expriment la valeur de P étant identiques ue la forme, peuvent être contenus dans une seule

table : c'est celle qui suit. On y prend, avec la latitude approchée du lieu où l'on doit observer, un premier nombre qui est la

valeur de ee tang. L; on entre une seconde fois dans la table

avec la déclinaison de l’astre pour prendre le nombre qui exprime

la valeur de + tang. D; puis, si la latitude et la déclinaison

sont de mêmes dénominations, la différence des deux quantités données par la table, exprime l'intervalle pendant lequel on peut observer les hauteurs de l’astre avant et après son passage au méridien, et la somme des deux quantités prises dans la table indique ce même intervalle de temps lorsque la latitude et la déclinaison sont de différentes dénominations. |

« L'intervalle de temps que l'on obtient ainsi, serait un peu

trop considérable s’il s'agissait de déterminer la latitude, à terre,

avec le cercle répétiteur à deux lunettes ; mais à la mer, où les observations, quelque bien faites qu'elles soient, n'ont jamais ‘des limites de précision aussi resserrées que celles que l’on fait a terre, l'usage de la table sera toujours d’une exactitude suffisante. Pour s'en servir utilement, il est indispensable de déterminer, avec une grande précision, l'heure du passage de l'astre par le méridien, afin de conclure, par la combinaison de cette heure et de l'intervalle donné par la table. l'instant précis ou l'on doit commencer et celui où il faut and d'observer les hauteurs de l'astre, »

Voyage de la Coquille. — Hynrocrarnis. 2

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: B.Er D.| ANGLE HORAIRE.

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