HYDROGRAPHIE, CHAP. LL. .
terro, pui paétisétisent sur la rive orientale dé la passe étroite.
qui we réunit. -& | ds
Nous n'avons pas « eu le loisir dois le "ess di Sud , qu, d ailleurs, est peu fréquenté, quoiqu’ on nous ait assuré que de grands navires pouvaient le remonter jusqu'auprès de la ville, avantage que ne présente pas celui du Nord, dans lequel nous avons séjourné. Celui-ci forme plus particulièrement le point de relâche, connu sous le ‘nom de Santa-Catharina.
C'est, après Rio-de-Janeiro, la baie la meilleure et la plus considérable de l'Amérique méridionale ; elle peut recevoir les plus grandes escadres, mettre sous la re de fortifications mieux entendues que sue qui existent actuellement plus de navires
marchands que tout le commerce du Brésil n’en attirera Jamais, ét devenir peut-être un jour, par sa position géographique, l’un -des points les plus importants de l'Océan Austral. De hautes montagnes bordent ses côtes, et l'abritent surtout des vents du Sud, qui règnent pendant la mauvaise saison. Ses rivages offrent beaucoup d'anses, de criques, où viennent se réfugier les petits bâtiments, et dont les plages sont très-favorables aux opérations de la pêche, qui y est très-abondante. Nous trouvâmes cette baie défendue par de faibles fortifications mal entretenues, et encore plus mal servies; tels sont : le fort Sam-Jozé sur Punta-Groca , celui que nous avons re-
marqué sur la plus grande des iles dos Ratones, et la batterie
tombant en ruine , qui s'élève sur la plage de Santa-Catharina, au revers de la pointe de Nossa Senhora do Desterro. La forteresse de Santa-Cruz, bâtie sur l'ile Anhatomirim, est l'ouvrage le plus considérable. Sa fondation date de l'époque du premier
établissement colonial. On y pénètre par un portail, remarqua-
ble par son style gothique et sa vétusté, après avoir 9Tavi une centaine de marches, - où. d'énormes. A de ris sont placées en guise de rampe. Des bosquets touffus, demeure char-
Octobre |
Octobre
mante d'une foule d'oiseaux-mouches, bordent les parties laté-
rales de cet escalier jusqu'au débarcadaire, dont l'emplacement | très-étroit est masqué par une pointe et des rochers de granit. Trente-deux canons rouillés, de différents calibres, montés sur
des affüts délabrés, composaient toute l'artillerie de cette for. teresse quand nous la visitâmes ; et quelques soldats assez mal |
vêtus en formaient la garnison.
Durant notre séjour, des commissaires envoyés par dom Pedro, s'occupaient de prendre des renseignements sur les
moyens de défense que possédait la baie de’Santa-Catharina; et
nul doute qu'ils n’aient signalé le mauvais état de toutes les bat-
teries dont la réparation était d’ailleurs d'autant plus urgente ;
qu’ une. guerre prochaine avec le Portugal semblait devoir être
“une des conséquences def émancipation toute récente du Brésil.
: Nous avons eu plus d'une fois l'occasion de visiter les terres
du continent, qui forment la partie occidentale de la baie. Là,
les côtes sont couronnées de monts élevés, couverts de grands arbres, et traversées par des sentiers qui conduisent dans l'intérieur du pays; des cascades tombent des flancs des montagnes, et s'échappent dans les vallées à travers d'innombrables végétaux ; des rivières , des ruisseaux d'eau limpide d'un cours lent et sonbiérib, après.avoir arrosé des vallons ombreux, de riches campagnes, vont se perdre dans des marais immenses qui bordent divers points du rivage. Une route, tracée sur toute la côte, mène par mille sinuosités, tantôt sur le bord de la mer, le long des habitations et des groupes de bananiers, d'orangers , de citonniers et de cafiers qui lés entourent; tantôt dans des vallées solitaires, au milieu d’'épaisses forêts, où l'ombre silencieuse des bois, le murmure d'une eau courante, le chant varié des oiseaux , le bruit des feuilles qui tombent, charment les sens,
| da la pensée, rappellera a l'homme et sa grandeur et son
néant.