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HYDROGRAPHIE, CHAP. II

Plusieurs béédsois et habitations, en général misérables, se

trouvent répandus sur cette côte. ps est. vraiment étonné de

voir au milieu d'un sol aussi riche, d'une nature aussi riante, des cabanes enfumées, étroites, disséminées ca et là sur le pen-

chant d’un morne, ou au pied ré quelque colline . d’où la vue

domine la baie. Elles sont toutes situées en face d’ une plage de sable, où les pirogues, seules embarcations à l'usage des habitants , peuvent aborder avec facilité. Leur construction se COmpose de forts madriers , dont l'espacement est rempli de terre olaise. Les toits sont Éisuie de feuilles dé palmiers. Contre toute. apparence , ces cabanes sont très- solides, et de légères réparations suffisent pour que elles durent une cinquantaine d'années. Quelques-unes sont blanchies à la chaux, et ont la couverture en tuiles : c’ est un signe certain de Lisdosle propriétaire. Un bosquet d'orangers , des plantations de manioc,

parfois quelques pieds de cotonniers et de cafiers circonserivent

le petit champ, et fournissent aux besoins journaliers de la vie conjointement avec la pêche, dont les claies, garnies de quartiers de poissons exposés au soleil, attestent l'abondance.

: À FO S.O. et à six milles environ du fort de Santa-Cruz est le

village de Sam-Miguel dont les maisons , en raison de la distance qui dés sépare, occupent un grand dnshotsnsiitt, L'aiguade où les navires font commodément leur eau est à l'entrée *# ce village. La côte présente un grand nombre de sources qui se rendent à la mer dans des ruisseaux sablonneux et peu profonds, mais qui ne peuvent servir d'aiguade, quoique leur position soit à proximité du mouillage. |

En continuant de suivre la direction as Sud, on rencontre un hameau, que nous eùmes l'occasion de visiter en y allant choisir les pièces de bois nécessaires à nos opérations. Les maisons , dont quelques-unes sont construites en pierres, Sont largement disséminées sur le bord de la mer auprès d'un ruisseau.

Octobre

Octobre

Nous y trouvames un approvisionnement de bois de construction assez considérable. Divers chantiers y sont établis, et l'on y fabrique des planches. On y construit, pour Ja navigation des côtes, de petits navires que les Brésiliens désignent sous le nom de soumacas. De vastes rizières occupent le terrain environnant, qui est baset marécageux.: Toutauprès est une charmante vallée garnie de chaumières entièrement blanches de la chaux

dont les murs sont Crépis , et entourées d’ sn et de plan-

tations de cafiers. C'est prés de là que se jette à la mer la rivière Biguassa, dont embouchure peut avoir de quarante à pe néon

toises de large ; elle est navigable pour les bateaux jusqu'à

plusieurs lieues dans l'intérieur. Cette rivière, anciennement

appelée Rio dos Patos, servait de limite aux Indiens du même

nom , QUI S ‘étendaient ] jusqu au Rio Sam-Pedro , et aux Indiens

Qui qui PARA" les terres septentrionales dos à

Cannanea. | | | “8 La côte de l'ile Brit Qhidsusi d: qui forme la partie oriéntale de la baie présente le même aspect que celle du continent ; mais les habitations y sont plus grandes, mieux construites, et meublées avec plus de luxe : on y voit des défrichements plus multiplhiés, des plantations de maïs et de manioc plus considérables, des rizières plus étendues, enfin des pe mieux cultivés. | | ; | | | L'ile Gonin:Catlasiles: a trente milles d étendue du Nord au Sud, sur une largeur de quatre à huit milles [44as Hydrogr. PI N° 41). Sa surface est un composé de montagnes, de plaines, de lacs et de marais. Elle est arrosée par un bon nombre de rivières, dont les principales sont le Rio Vermelho, qui verseses eaux à l'extrémité Nord de la grande lagune ; Je Rio Ratones, qui se jette à la mer devant les be du même nom , et les Rios Favares et Ribeirao, dont les embouchures sont au Sud de le capitale , dans la partie méridionale de File. à

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