HYDROGRAPHIE, CHAP. IL
Le sol, dans l'intérieur de l'ile, est très-humide et d’ une fer- Octobre tilité jécabiquilite: il consiste A RRERRES en une richedé composition végétale, sur laquelle croit en abondance une srande variété de plantes. Les myrtes, les jasmins, les rosiers et les œillets, répandus avec profusion, exhalent dansles airs une odeur suave. Des palétuviers couvrent les rivages des terres basses et marécageuses, sur lesquelles on à construit des chaussées d'une étendue considérable. Ces terrains, à cause de leur humidité, sont très-favorables à la culture di riz. La végétation est tellement active, que des massifs de plantes parasites arrêtent, dans toutes les directions , les pas du voyageur qui cherche à pénétrer dans les forêts. Diverses espèces d'arbres fournissent un bois dur et pesant approprié à tous les usages, excepté à la confection de la mâture des bâtiments. On construit avec leurs troncs des pirogues d'une seule pièce de cinquante pieds de longueur et de trois à quatre pieds de largeur. |
On récolte principalement du maïs, du manioc et du riz. La canne à sucre est aussi cultivée, ainsi que la patate douce, le chou-caraïbe, les haricots. Les orangers, les citronniers, abondent partout. Le cotonnier et le tabac, quoique communs, paraissent négligés. Le papayer, le bananier, le cocotier, garnissent les haies des jardins, et l'ananas se montre avec éclat, au milieu des enclos;,-dans toutes les clairières. Des cafiers embellissent ordinairement les propriétés, où croissént aussi la vigne, le figuier, le pêcher et l'amandier. Les lésumes d'Europe sont encore cultivés dans tous les champs, etil paraît qu'ils réussissent assez bien. Le blé et l'orge croissent dans quelques habitations. Parmi les animaux domestiques, les bestiaux sont peu nom-
breux : nous n'avons jamais rencontré de grands troupeaux de bœufs et de vaches. Nous n'avons vu qu'un petit nombre de chevaux, d'ânes et de mulets. Les cochons, au contraire, sont très-multipliés, ainsi que les volalles, telles pré psilabhe Canards, oies et dindons.
Voyage de la Coquille. — HyxDROGRArHIE. | II
Octobre
Les côtes. présentent une très-grande visées de. poissons excellents, ‘que fournissent en abondance les lacs, les rivières | et les rivages SES D Ce
L'ile Santa-Catharina jouit d'un éliraaté sain et PSS jou ques localités seulement ; dans le voisinage des marécages, sont insalubres. Les chaleurs de l'été: sont modérées par les brises fraiches du N. E., qui soufflent assez généralement de septembre | en mars. Les vents de $.0. dominent pendant les mois d'hiver, etc "est ordinairement en août et à RE — les ps sont les plus abondantes. D Frs ; |
Le territoire de l'ile est disiééi en quatre diétrioté ou paroisses, qui prennent leurs noms des Pete qu on y à fomnés, SAVOIT : ia | nését is ie Nossa PER di Dinéci idole ce village, - plus connu sous le nom de Sam-Antonio, est situé sur le bord du canal, à cinq milles au Nord de la capitale.
=: Nossa Senhora da Conceicao : bâti au be Fe l'ile : sur la rive occidentale de la grande Lagoa, à quatre milles -environ
à l'Est de la capitale. on Lt ir
: Nossa Senhora da Lapa : ce village recoit communément la: désignation de Ribeirao:. , parce qu il est situé à l embouchure de la petite rivière de ce nom, qui se jette au fond d’une crique à huit milles au Sud de la ttes: ARE M ne
Nossa Senhora do Desterro : cette ville: est da capitale de
toute la province de Santa-Catharina. Elle est ‘située sur la
côte occidentale, dans un anse gisant à l'ES.E. du détroit qui divise le canal, et où mouillent des soumacas de cinquante | à deux cents tonneaux. Elle est bâtie sur un terrain inégal entre deux mondrains, et traversée par trois ruisseaux, dont l'eau rapide et claire coule sous plusieurs ponts de pierre.
… Cette ville est composée de plusieurs rues généralement droi-
tes et non pavées. « Elle comprend, dit M. Lottin , environ six
: HYDROGRAPHIE, CHAP. FLE: - 8e .
cents Maisons numérotées , et formant des rues de vingt à: vingt
cinq pieds de large, dont cpsolipilalneié vont en pente vers la
mer ; celles-ci sont rrièes: sans doute pour que L eau ne les dé-
doll pas dans la saison de pluies. »
- Les maisons ont jusqu à deux étages; la majeure partie n'en à qu'un; et il yen a beaucoup qui ne sont que de plain-pied. Elles sont construites en pierres ou en briques, recrépies à la chaux. À l'issue de la ville, du côté du S.O., nous en avons vu en bois, et un bon nombre avaient l'ipparènes: de misérables kate
Le granit, qui forme en général le seuil et le cintre des portes,
es se un certain éclat. Elles sont cloisonnées , parquetées
et planchéiées entbois du pays: Un grillage très-serré, qui permet la libre circulation de l'air, garnit les fenêtres. L'inté- :
rieur est simple, propre, élégant, mais sans luxe. Les maisons des riches propriétaires ont les murs peints à la fresque.
Il n'y a qu'une seule place assez grande dite de Santa-Catha-
rina : c'est là que se trouve l'Hôtel-de-Ville et le Palais de Justice, deux bâtiments qui ne méritent aucune attention : c'est là aussi que se tient le marché, qui a lieu une seule fois par semaine, tous les dimanches. |
La ‘cathédrale est le seul édifice qui ait une belle apparence ;
elle est surmontée d’un grand clocher én forme de tour , etelle
est située à l'extrémité supérieure de la place. Vis-à-vis est le débarcadaire, qui est bien construit et commode.
En outre de la cathédrale, on compte trois églises ; S am Francisco quifait parte du couvent de Saint-François d'Assise, Nossa Senhora do Rosario et la Caridad. Il y a un hôpital annexé à cette dernière, où l'on recoit les indigents et les infirmes.
La population de Nossa. Senhora do Desterro est d'environ six mille ames. On distingue trois classes d habitants, les blancs, les mulâtres et les NOITS ; la dernière est presque en totalité
composée d’ esclaves.