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CHAPITRE IV

| OBSERVATIONS FAITES DANS LA TRAVERSÉE DU BRÉSIL. AUX ILES MALOUINES. |

me

nes naturalistes de Fapéditioihs ainsi que dés officiers AUX-. Octobre quels le service de la corvette avait accordé quelques moments de loisir, venaient de parcourir l'ile Santa-Catharina et une partie des côtes du continent voisin; et, quoiqu'ils en eussent rapporté de nombreux matériaux, puisés dans les trois règnes de la nature, nous n'ignorions pas qu'un séjour plus prolongé dans cette partie si intéressante du Brésil eut été d’un immense avantage pour le Muséum d'histoire naturelle, auquel nous destinions toutes nos collections. Mais la saison était trop favorable aux observations que nous nous proposions de faire aux iles Malouines pour ne pas en profiter. Nous fimes donc, dès le 9 octobre, nos préparatifs pour l'appareillage, et le 30, à quatre heures dû matin, nous mimes sous voiles et Pret bientôt la vue de toutes ve terres. | |

Le lendemain du départ, n'étant pas à plus de quarante milles dans le S.E. de Santa-Catharina, nous vimes la mer couverte d'une poussière rougeatre impalpable, quelquefois réunie en petits globules. Mis dans un verre d’eau et examinés à la loupe, ces petits globules se présentaient sous forme d'œufs linéaires d'où l'on voyait sortir des crustacés microscopiques d'une ténuité et d’une agilité extrêmes.

Hé ‘NOT: GB RUTOËR. DU MONDE.

: Novembre

Ces myriades d' animalcules , qui produisent à a surface “rs eaux ces teintes sanguinolentes si souvent aperçues par les voyageurs, apparaissent dans certaines saisons sur les côtes du

Chiliet du Pérou, dans le voisinage du cap de Bonne-Espérance,

de la Nouvelle-Hollande, des iles Moluques, et dans quelques volfes, tels que ceux d’ Arabie et de Californie, dont ils ont pro-

Mblement fait changer les dénominations en celles de mer

Rouge et de mer Vermeille; mais ils ont été plus fréquemment remarqués encore dans la partie de FOcéan. atlantique qui baigne. les côtes de l'Amérique méridionale entre le tropique .

. du. Aipérèras: et le 48° degré de latitude Sud. à la hauteur

‘surtout de l'embouchure du Püo de la Plata et le long des côtes magellaniques, où il est à croire qui ils deviennent la proie des grands cétacés qui peuplent ces parages et dont la pêche parait

1h épuisa ble.

Le 3 novembre dans és matinée, une hé se nord dciociout

| | parfois de fortes rafales, une dés abondante et continuelle,

une dépression considérable du mercure dans le baromètre, la

mer diversement agitée par des lames courtes et fatigantes ;

l'horizon chargé de. nuages noirs et sédentaires dans la partie

S du Sud ; tout enfin annonçait l approche soudaine de l’un de ces

coups dj. vent que: les Brésiliens désignent sous le nom de |

Pamperos. Quoique nous fussions à plus de deux cents lieues

dans l'E:N.E.:de l'embouchure du Rio de la Plata où ce vent

est si fréquent et si redouté, nous n'en primes ‘pas moins

toutes'les précautions nécessaires pour résister à sa violence. Nous conservâmes peu de voilure, mais nous continuâmes de faire. route au Sud, afin de mettre à profit, aussi long - temps | que possible, le. vent de nord qui nous était favorable et qui devait bientôt céder : à des vents opposés. En effet. à onze heures du matin, au milieu d'une forte bourrasque. qui nous avait forcés d'amener les huniers sur le ton, le vent sauta tout-à-coup |

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