HYDROGRAPHIE, CHAP
au $S.S. O. et souffla dès cet instant avéc uné violence. remar-
quable. Nos voiles qui avaient été amenées n° ‘éprouvèrent point
d'avaries, quoiqu ‘elles eussent été subitement masquées ; et. la corvette ayant conservé une assez grande vitesse pour obéir
à son gouv ernail, fut bientôt en position de fuir vent arrière
devant cette tourmente. |
A midi l'ouragan était dans toute sa force. La brume épaisse qui s'était maintenue à l'horizon pendant la matinée passait alors avec une extrême rapidité; la mer était affreuse et lim-
pulsion du vent si grande qu il nous fut impossible de mettre |
à la cape. Au. milieu du désordre qui régnait dans l'atmosphère comme à la surface de l'Océan, hnOUS rémarquâmes qu’ à
l'exception de l'albatrosse, qui se lion cat avec calme au-dessus
des vagues, tous les autres OISEAUX , -dont nous étions: journellement entourés, se laissaient emporter au oTÉ du vent sans pouvoir faire le nniles usage de leurs ailes.
Vers quatre heures de l'après-midi, le vent en id à un péu :
le. baromètre remonta sensiblement , et le ciel commença à s'éclaircir. Cependant nous éümes encore de très-fortes rafales
durant.la nuit et Ja plus orande partie du jour suivant ; mais le 5, une brisé de N.E. ramena le beau temps, et nos com-
pagnons de voyage, le procellaria pelagica, les pétrels, les damiers et les fous revinrent prendre poste autour de la corvette, parmi les albatrosses qui ne l'avaient point abandonnée.
es la matinée du 8, nous fümes entourés par un grand Mr pi de baleines. A dt heures, nous passämes très-près d'un navire qui était occupé à en dépecer une qu'il tenait à flot le long de son bord. Nous étions alors à cent vingt lieues dans l'E.S.E. du Rio de la Plata. Peu après nous aperçümes “un autre bâtiment qui se dirigeait vers nous. Jugéant que celuici avait l'intention de communiquer avec nôus, nous mimes en panne, après lui avoir abrégé une partie du chemin , et nous
No vémbre
N ovembre TOR
reçüines bientot à bord le capitaine Job Terry, lequel nous pria de lui donner notre longitude. Nous lui offrimes tout ce qui pouvait lui être utile : mais il était parti depuis trop peu de temps du port d sado pour qu'il lui manquät quelque chose; etil ne voulut accepter que quatre bouteilles d’ eau-devie # France he nous lui ci en lui souhaitant une
| heureuse pésher |
a Fe capitaine Job Terry c commandait le’ Gooû Return, bâtiment de trois cent cinquante tonneaux , / atimé dé: iiet-vrôs hommes. Expédié de New-Bedfort pour la pèche de la baleine,
il avait, depuis deux moOIs , rernpli sept cents barils d'huile de
trente gälloris chaque, et il espérait compléter sa cargaison entière de dix-huit cents barils, dans l’espace de six mois.
Ge capitaine nous donna cities renseignements sur les parages où il avait établi sa pèche. Il relâchait souvent, ainsi que les autres baleiniers, dans le port de Sainte-Hélène . situé
au Nord du golfe de Saint- George, par 44° 34' de latitude |
méridionale, où il lui était facile dé renouveler son eau et de procurér , au moyén de la pêche et de la chasse, quelques rafraichissements à son équipage. D'après lui, les vents d'Ouest
règnent généralement en hiver sur toute la côte des terres Magellaniques, et les vents d'Est dominent durant l'été, Dans la
position ou 1l était le 3 novembre , et quoiqu'il ne füt pas É plus de cent “ing lieues dans le Sud dé celle que nous occupions alors , il n'a point ressenti le Pampero dont nous avons été assaillis pendant cette journée. Il avait eu, au contraire, des
brises modérées de la partie de l'Est et un temps tes Pi
: À onze heures, nous souhaitämes toutes sortes. de prospérités au Capitaine jé Terry et nous continuämes notre route “A
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