‹ Voyage autour du monde (volume 4)Chapitre 173 sur 214 · REMARQUES SUR LES COURANTS A L'ENTRÉE DU RIO DE LA PLATA · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LES COURANTS A L'ENTRÉE DU RIO DE LA PLATA

re attention que nous avons eue sn pésdoii la dise de voyage, ;

d observer avec soin-et de tenir. chaque jour compte de la vitesse et de la direction du mouvement des eaux à la surface de | 4 Océan : ; nous à mis à même de réunir sur cette matière quelques faits. assez importants dont nous présenterons, au fur: et à mesure que nous avancerons dans Janalyse. de.nos travaux, ceux qui nous ont paru mériter l'attention. des lecteurs. | Plusieurs navigateurs, en prolongeant les côtes du Paraguay, ont remarqué que les eaux du Rio de la Plata s'étendent au large à des distances considérables. Dans l expédition de M. de Freycinet, en quittant Monte-Video pour aller à Rio-Janeiro, nous avons eu OCCASION, nous-même , de. reconnaître que 3 cours de ce fleuve éprouve encore, à cent lieues dans TE.S.E. de cette ville, une vitesse de sb milles et demi à l'heure,

Novembre “1822.

d'où il était facile de conclure que le courant devait s nds

beaucoup plus loin. C'est pour ajouter dé nouveaux documents à un fait qui nous a paru digne de l'attention des physiciens et des navigateurs, que nous avons, en dirigeant la corvette la Coquille nés ces parages, tracé une route autour de l'embouchure du Rio de la Plata, mais beaucoup plus au large que celle qui avait été parcourue par M. de Freycinet. Dans cette partie. de notre navigation, la direction S.O. des courants à

(1 Tableaux des routes de la corvette la Coquille, ete., placés à la suite de la seconde partie de ce volume. |

Foyage de la Coquille. — HynrGGRAPHIE. 12

Novembre 1922: :

été constante depuis Santa-Catharina ; jusqu'aux dus Malouines

opposés, évidemment dus au cours du Puio de la Plata ; car nous

étions à cent quatre-vingts lieues dans l'E. N. E. de Maldonado ‘

lorsque nous avons rencontré un courant E. N.E, d’un demimille de vitesse à l'heure , et à cent: quarante lieues au S.S.E.

br du cap San-Antonio, gian. nous avons reconnu un autre COU-

rantsS. E. de deux initiés à l'heure. Cette observation, que: nous avons figurée dans Va carte ci-Jointe, nous a éoiduit à Ce résultat, que les eaux du Rio de la Plata, tout en suivant

leur désvaiois naturelle . , pressées au large par les courants de l'Océan, sont contraintes, à une certaine distance, ‘dese diviser en deux branches, qui S sreshilestt précisément dis: la direction

prolongée des de côtes qui forment les rives de É embouchure

du fleuve. :

Les navigateurs qui. ont sé le plus de détailé sur le cours du Rio de ji Plata s'accordent à à dire que ; toujours, après les coups de vents de SE. ou de S.O., qui sont fréquents dans ces. parages, les eaux refoulées die le: fleuve se portent én masse sur la rive du N ord, où ils ‘établit, dans cette circonstance, un Courant sable ; lequel prés la direction du large en suivant l'impulsion qu'il reçoit du contour de la côte. C'est ce même courant que nous avons reconnu dans l'E. N. E;

de Maldonado , et dont nous n'aurions peut-être pas ressenti l'influence, si la veille hôus n'avions éprouvé un pampero. Ainsi, nous croyons être en droit de dire que des deux courants du Rio

de la Plata, que nous avons traversés au large, celui que nous

avons eu au S.S.E. du cap San-Antonio, est le seul qui soit le résultat de la dérivation naturelle de ce fleuve. D'après nos ob-

servations, ce courant ne doit pas avoir moins de trente lieues de largeur, et.il doit même s'étendre encore beaucoup au-delà

de Ja distance de la côte où nous l'avons rencontré.

à l'exception de deux points, où nous avons trouvé des courants

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