HYDROGRAPHIE, CHAP. IV. AS
L'existence du courant E.N.E. ne nous a été sensible que
| par la comparaison du résultat des observations astronomiques | “avec l'estime de la route; “mais celle du courant S.S.E.. ; que | nous. régardons comme bacthiit par l'impulsion péninadiente des
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eaux die Rio de la Plata, s’est manifestée, en outre de cette
certitude , par des signes qui accompagnent ordinairement ce
phéniindtie : son opposition avec les courants de l'Ouest dessinait, à la surface de la mer, dans une direction du S.S:O: au N: N. E., une zone ‘clapoteuse qui semblait être la limite de
deux régions différentes, et qui était couverte d’é énormes paquets
de fucus parmi \ésertiilé on reconnut la Laminaria Prrifera.
Divers oiseaux pélagiens, formant autour de la corvette “un | cortége plus nombreux que de coutume, ‘suivaient le cours de
cette zone, où ils trouvaient sans doute une pâture abondante dans les débris de végétaux et d'animaux qui y étaient accumulés. ut. | te | LA lb CIE) :
Nous ne rRétilineneri pas ce sujet sans faire une remarque qui nous parait susceptible de fixer particulièrement l'attention des géologues : c'est que les résidus des différentes matières que renferment les eaux du Rio de la Plata, tenus en suspension par le cours rapide du fleuve qui les transporte au large, précipités au fur et à mesure du ralentissement progressif des eaux, et sans cesse repoussés par les courants de l'Océan qui apportent aussi leur tribut, forment des dépôts considérables auxquels est du RSR du fond de la mer dans le voisinage des côtes. L'on doit attribuer à cette cause constante le peu de profondeur que l'on trouve au milieu et dans la partie méridionale de l'embouchure du fleuve, ainsi que les fonds d'atterrissement qui prolongent tout le rivage depuis l'ile Santa- Catharina jusqu'au détroit de Magellan. tr -Si le fait que nous rapportons ici est certain , il est à présumer
qu on en aura la preuve dans l'examen des souches du-sol qui | 12.
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avoisinent l'entrée du Rio de la Plata. Ces couches que l'on n'a point encore étudiées, , présenteront sans doute un mélange | singulier de matières de nature bien différente, car les unes pourront avoir appartenu aux régions des tropiques d'ou les eaux du fleuve les auront transportées , tandis que. les autres auront été détachées des régions australes par les courants de l'Océan qui, après s'être dirigés du pôle antarctique vers Féquateur, entre l'Afrique et l'Amérique, finissent par se porter à l'O. $. O. en inclinant vers la paie méridionale de ce dernier
continent. |