REMARQUES SUR LES ILES MALOUINES
En suivant la route d'Améric Vespuce, il est facile de se
convaincre, contre l'opinion de plusieurs géographes anciens,
que la terre aperçue par ce navigateur en 1502, sous le seal lèle de b2°, ne peut pue à la position des Malouines,
et que probable ét elle n'est autre que celle reconnue par . Antoine de la Roche en 1675, revue par Duclos-Guyot en 1756, et désignée par Cook en 1779 sous le nom de Georgia.
Tout porte à croire que John Davis , le même qui a imposé son nom au détroit qui sépare le Groenland du Labrador, est
É premier découvreur des Malouines. Il exécutait avec (he dish un voyage dans la mer du Sud , lorsque , séparé de ce dernier, il fut jeté par un coup de vent sur ces iles qu'il aperçut le 19 août 1902, et qui furent alors appelées Davis SOutRErR 1slands. | | |
106 navigateurs qui cherchaient à pénétrer dans le détroit de Magellan avaient coutume de prolonger de très-près les terres de la Patagonie : et il est à présumer qu'ils auraient long-temps ignoré l'existence des Malouines sans les coups de vent dont ils étaient assaillis dans ces parages. Après avoir franchi le détroit avec un vent favorable, il leur arrivait souvent d'en être repoussés par des tempêtes violentes qui les rejetaient dans l'Océan atlantique ; et c'est dans ces circonstances critiques que la plupart ont vu, à diverses époques, les iles dont nous nous occupons : c'est ainsi que le chevalier Richard Hawkins, deux ans après John Davis, eut connaissance de leur partie septentrionale qu'il nomma Maidenland. De mème, en 1599,
Novembre
et Décembre
Novembre lorsque ‘la flotte hollandaise aux ordres de l'amiral Simon de
et
Décembre:
Cordes fut dispersée à l'entrée du détroit de Magellan par une
affreuse tempête , un de ses bâtiments. la Foi, commandé par
Sebald de Weerd, fut poussé vers la: partie occidentale des Malouines, où il découvrit, le 24 janvier 1600, trois petites iles auxquelles 1l imposa son nom *: elles furent revues en 1615 par Schouten et le Maire, en 1684 par. Dampier et Cowley, en I70I par Beauchesne Don , qui en eut connaissance après
avVOIr reconnu l'ile qui porte son nom et “qu forme fa limite
australe de ce vaste groupe.
John Strong doit être considéré comme le premier pts rateur des Malouines, ‘au milieu desquelles il pénétra en 1690. Il traversa le canal qui sépare les deux îles principales, et lui donna lenom de Falkland, que les Espagnols changérent depuis | en celui de San-Carlos. IL vit sur ces rivages un grand nombre
de loups-renards , et il en tua un fort #ros sur Tile Hawkins. Cet animal, seul quadrupède indigène que l'on ait trouvé jus-
qu à ce jour sur. ces terres, n'a été vu ensuite que rarement ; et d'après | les témoignages de divers navigateurs , la race , qui ne parait point multipliée, diminue sans cesse et semble être destinée à disparaître entiérement de ce sol stérile. Les naufragés de la corvette /’Uranue, dans leurs chasses fréquentes sur l'ile
Conti, en aperçurent un seul qu 1ls tuèrent ; et, pendant un mois de
entier que nous sommes restés à l'ancre au Port-Louis , nous F n'en avons point rencontré dans nos différentes excursions.
de Le coups de vent séparèrent également de la flotte dé l'amiral de Cordes ‘#è
deuxième navire, le aps le Joyeux-Message, commandé par Dirk Gherrits, qui ei que sous le 64° degré de latitude Sud, où il découvrit une longue suité
de terres’ “hautes couvertes de neige, qui reçurent ie la dénomination de Gherritsland. Ces terres, restées long-temps ignorées, sont bien probablement celles de la Nouvelle-Shetland vues par le capitaine William Smith, en février 1819 , où bien | celles de la Trinity et de Palmer, situées au S. 0. de ut et dont Ja découverte
est encore plus récente.