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HYDROGRAPHIE, CHAP. V. A

Wood Roger et Courtney contournérent la côte orientale en | 1708, et: en atteignant la partie Sud, ils prirent connaissance de la petite ile découverte sept ans auparavant par Beauchesne.

- De même que Hawkins et d autres navigateurs moins anciens, | trompés par les touffes nombreuses de la grande graminée qui garnit les bords de su mer, 1ls crurent que ces îles étaient cou-

vertes de forêts.

Les trois puissances maritimes les plus renommées par leurs travaux hydrographiques ont successivement habité ce groupe, et nous n’en possédons pas encore une carte complète digne

| de la confiance des marins. Sans doute on doit en attribuer la cause au peu d'intérêt que le sol i inspire. Frézier est le premier

géographe qui, au commencement du X VITE siècle , éssaya de tracer une carte de ces terres sous la dénomination d Iles Nouvelles, ‘quoiqu'il ne les eut pas visitées dans son voyage à la mer va Sud’, Il puisa les données qu'il employa dans les journaux de son temps, surtout dans ceux des navigateurs de Saint- Malo, qui à cette époque, devenus les plus hardis marins de la France, avaient souvent visité ces parages dangereux.

Ainsi que nous l'avons dit plus haut, Beauchesne en avait fixé l'étendue vers le Sud, en ri la petite ile qui porte son nom; il en avait aussi reconnu la limite occidentale, en relächant aux ‘iles Sebald de Weerd ; celles-ci avaient été explorées en 1711, par Brignon, qui en donna une idée beaucoup plus exacte que tous ses prédécesseurs. En 1706, les vaisseaux / Maurepas et le Saint-Louis avaient reconnu la côte méridionale de l'ile Conti, et Fouquet avait ensuite découvert les iles d'Anican, qui s'étendent au large de cette côte; Porée enfin avait visité, en 1708, toute la partie Nord, qu'il désigna sous le nom particulier de côte de Am pHER.

* Relation du voyage de la mer du Sud aux côtes du Chily et du Pérou, etc., par Frezier; x vol. in-/4°. |

Novembre et

Novembre et Décembre

Cab à. | VOYAGE AUTOUR DU MONDE.

On n'avait donc encore qu'une connaissance. imparfaite des Malouines, lorsque pendant la guerre de 1760 , la France sonsea à y fonder un oblissnelt Elle voulait avoir dans ces parages un port de. refuge assuré pour ses vaisseaux chargés d'étendre son influence sur toutes les côtes de l'Amérique méridionale. Nos bâtiments, avant de pénétrer dans la mer du Sud, étaient dans la nécessité de relâcher soit au Brésil, soit à Rio de la Plata; et leur séjour précaire dans ces ports étrangers, où ils rencontraient toujours des inconvénients imprévus, ne pouvait être que nuisible aux opérations militaires ou commerciales à exécuter sur les côtes du Chi et du Pérou. Les Malouines, isolées à l'extrémité de l'Amérique méridionale ,

présentaient sous un aspect favorable à l accomplissement Lu ces

missions lointaines, L'abbé du Gua de Malves, rédacteur du voyage de l'amiral Anson , les avait déja Are FA sous ce point de vue à l'attention des ministres anglais. Pu , peu de temps. après que notre illustre Bougainville, encouragé par la cour. eut établi à ses frais plusieurs familles FRE mnt sur les rives | du Port-Louis, dans l'ile Conti, vit-on l'Angleterre former un. établissement au Port- -Egmont, dans l’île ed

Aussitôt que l'Espagne eut connaissance de l'occupation des Malouines par les deux puissances maritimes les plus entreprenantes de l'Europe, craignant sans doute pour la sûreté de ses possessions américaines , elle s'empressa de les revendiquer. La cour de France consentit à la cession du Port- Louis moyen-

nant le remboursement des dépenses qui avaient été faites depuis la fondation de cet établissement. Quant aux Anglais, ils ne furent dépossédés qu’en 1771, après avoir offert quelque résistance aux forces que le gouverneur de Buenos-Ayres,

D. Francisco Bucareli, avait dirigées contre le Port-Egmont.

Les Espagnols, qui n avaient occupé les iles Malouines que pour en écarter les étrangers, les abandonnèrent aussitôt que les premiers troubles de l'Amérique éclatérent.

HYDROGRAPHIÉ, CHAP. VE nn | 108.

Hé nouveau gouvernement de Buenos-Ayres ; au milieu des . secousses ‘politiques qui l ébranlent journellement, ne cesse d'a-

vOIr les yeux. fixés sur les Malouines. Vers la fin de 1820, le

capitaine de vaisseau J ewitt, commandant Ta frégate F Héroid: vint mouiller dans la baie Française et prit possession ( des iles

au nom de cette république, en. présence de divers baleiniers

QUE YE ‘étaient. à l'ancre ; et, nous lisons aujourd hui dans

le: Temps , journal des progrès , to: 5 du 15 octobre 1829, que «M. Louis Vernet , de Hambourg, qui vient de faire une explo- 1 ration complète ‘des Malouines, est nommé gouverneur de

«ces iles , et qu ïl est parti avec sa famille et quarante colons

« anglais et allemands pour commencer, ‘dans la baie Française À

«où de la Soledad, l'établissement projeté. “e

‘Te vaste groupe des Malouines, nbabité : a l'époque ou nous

lé visitämes, est situé entre les sratiètes de 5x et 52° 45° Sud ,

et comprend l'espace d environ ‘quatre degrés en longitude. fl

est divisé en deux îles principales auxquelles viennent se ratta-

Novembre ’ o Décembre 1822. :

cher le grand nombre d'ilots et d’écueils qui le composent. ie

L'ile orientale a été nommée Conti par les Français, la Soledad par les Espagnols ; elle est séparée de l'ile dédidentale par un

détroit de sept à douze milles de 1 argeur appelé Falkland, nom que les Anglais ont donné d’abord aux deux îles; mais qui ne s'applique sit aujourd hui ii la pros occidentale, pour la distinguer de la première. | Tuer Ces terres ont un aspect none ées sont peu élevées et se dessinent en plaines immenses, que ceignent des monts entièrement formés d'un grès quartzeux. Les côtés ne présentent qu'une falaise de roches orisatres, interrompue par des

monticules et des plages de sable. Elles sont profondément dé-

coupées et offrent aux navigateurs des havres nombreux, vastes, commodes et sûrs, Littérier des baies présente partout des

Foyage de la Coquile. — HxproG rare. | | J Œ

Novembre + 00 "1808:

coupures OÙ criques entourées de récifs et. séparées par. es

pointes basses et avancées, d' où se détachent des îlots et des

écueils qui servent d' asile aux mammifères amphibies qui peu-

| plent ces rivages. Les. faibles traces de végétation que l'où dé-"

| couvre sur je pourtour - “des rives: comme sur le sommet des.

montagnes portent l'empreinte de la stérilité. Enfin, de quel-

que point que la vue embrasse l'étendue des térres; lé reste. frappée d'une monotonie accablante ; et partout un “horizon sombre , uné infertilité désolante, viennent Jeter dans dns de Tobservateur une tristesse profs! | Et à

““Ette orientale où Conti a soixante- dix-huit milles du NYE. au S:0;, ét quarante-cinq dans sa plus grande largeur. L'ile

Falkland est plus grande, elle peut avoir cent milles de YE. ‘ar O., et soixante-dix milles du N.au S. Le détroit qui les sépare, quoique semé de mess d ilots, , est navigable ses les bâti-

ments de tout port.” er HR | Située à à l'extrémité E. de j de Coté, la baie F rançaise, appelée

par les Espagnols baie de la Soledad, et par” les. Anglais Bér- . keley- Sound, à quinze milles dintidué dans” sa plus grande |

profondeur sur une largeur de quatre milles environ, La pointe

“N.E. de l'entrée est terminée par une chaine de récifs qui se

dirige dans l'E. vers la roche sous-marine sur laquelle! la corvette

de $ M. Fe Uranie fit naufrage en février 1820. Cette roche dansereuse est à environ un dénicauitte au large de l'extrémité des récifs dont elle est le prolongement. Sur 1à côte opposée est la

petite ile aux Cochons, dénomination qu'elle à reçue de l'espèce d animaux qui la peuplent. Auprès de cette ile Yon ie

deux bancs de roches, entre lesquels est un canal où l'on ne

trouve que LL à 10 His d'eau. La baie proprement dite s ‘étend | depuis l'entrée jusqu'aux îles aux Pingoins et aux Loups-Marins.

Le vaste bassin, dans lequel on parvient après avoir passé entre

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