SÉJOUR A LA CONCEPCION
Lorsque la corvette fut assurée sur ses ancres, nous descendimes au village de Talcahuano, où nous recümes de la part
des autorités et du pétit nombre d'habitants qui y résidaient alors, l'accueil le plus obligeant. Le commandant de la place nous autorisa à parcourir le pays dans l'intérêt de nos recherches; et, pour que nous ne fussions pas importunés dans la poursuite de nos observations de physique et d'astronomie, il voulut bien nous désigner l'emplacement du fort Galvez, he était à cette époque dépourvu de canons.
Nous eùmes également lieu de nous féliciter de la réception pleine de franchise et d'urbanité qui nous fut faite à la ville de la Concepcion où nous nous rendimes , accompagné des officiers de la corvette, sur l'invitation du alta Ramon Freire y Serrano, gouverneur des provinces méridionales du Chili et commandant des troupes stationnées sur les frontières de l'Araucanie. |
Le général Freire, qu’une utilisé valeur, de glorieux faits d'armes , un abord ds et une modestie qui prévient toutes les personnes qui l’approchent, ont rendu si recommandable parmi ses compatriotes, s'empressa de mettre à notre disposition tous les moyens d'agréments qui étaient en son pouvoir : l accueillit nos diverses demandes avec intérêt, et il regretta
Janvier et Février
Janvier
Février
beaucoup que nous fussions arrivés dans une circonstance où son devoir le forcait de s’absenter de la Concepcion , et de se rendre, à la tête de ses troupes, devant la ville de Santiago où il était appelé, cédant aux vœux des notables du Chili, pour déjouer les projets du directeur suprème D. Bernardo O Higins et du ministre de la guerre et des finances D. Jose- till Rodriguez, dont la conduite. arbitraire excitait depuis quelque temps “de vives alarmes dans tous les esprits.
Cette révolution , dont nous avons rendu compte dans la relation historique ré Res méritait trop de fixer notre attention pour que nous nayons pas eu le désir bien naturel d'en connaitre l'issue. D'ailleurs, l’armée du. général | Freire approvisionnait et absorbait notés toutes les denrées du pays, il fallait attendre son départ pour qu'il fût possible de nous procurer les vivres dont nous avions besoin. Nous prolongeimes donc notre séjour un peu au-delà du temps que nous comptions d'abord consacrer à l'examen de cette contrée, que quelques instants de plus nous ont mis à même de mieux apprécier, tant sous le rapport de ses richesses naturelles , que sous celui de son ancienne et de sa moderne célébrité. | |
Du 20 janvier au 13 février, durée de notre relâche pouilbl que les naturalistes et les élirioné de l'expédition parcouraient la baie, la presqu'ile de Talcahuano, l'ile Quiriquina, les rives du Bio-Bio, et qu'ils visitaient les alentours de la Concepcion et ceux de l’ancienne Penco, nous mettions à profit le beau temps dont nous étions favorisés pour réunir le plus grand nombre d'observations possible sur ce point important du Chili. Nous avions établi notre observatoire dans le fort Galvez, situé à un-demi millé au Nord du milieu du village de Talcahuano. Il fut confié à M. Jacquinot, qui y régla les montres avec l'attention la plus scrupuleuse, et nous avons s déterminé sa position séographique ainsi qu'il suit :
HYDROGRAPHIE, CHAP. VIH 12 et
Février