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rage sous nids de Viscarra qui, à la tète d'une armée imposante , reprit de nouveau l'avantage sur l'ennemi. Toutefois ; la
ville dé Penco, dont les habitants d’ Angol, de Coya et de Cuire vinrent accroître la population, courut encore les chances les
plus alarmantes, jusqu en 1608, que Garcia Ramon, nommé
à cette époque gouverneur et capitaine-général du Chili, obtint
enfin de la cour d'Espagne, qu à l'avenir, un COrps fe deux
mille hommes serait maintenu sur les obtoes de l'Araucanie, afin de prévenir tant de désastres. Cette disposition eut un
plein succès, car en 1612, les Araucaniens, qui s'étaient jus-
qu'alors refusés à toute espèce d'accommodement, acceptè-
rent enfin les prélimmaires de paix qui eurent lieu à Paicabi,
où il fut convenu que le Bio-Bio servirait désormais de frontière à leur territoire. Né éanmoins, la guerre ne tarda pas à se rallumer, et l'on peut dire qu elle ne fat que rarement interrompue jusqu à nos jours, mais la ville de Penco ne fut plus, depuis cette époque, exposée aux fureurs des peuples belli-
queux qui l'avaient si souvent détruite; d autres fléaux devaient
en consommer la ruine. Les vdinibin dis de terre, non moins redoutables que les Araucaniens, ont souvent tromblé la sécurité du Chili et occasionné des pertes considérables à ses habitants. Celui qui eut lieu en 1730 fit d’horribles dégâts dans plusieurs villes, notamment dans celle de Penco, et celui de 1731, auquel il faut ajouter les effets désastreux de L inondation subite des eaux de l'Océan qui en fut la suite, bouleversa tellement cette ville , que ses habitants fatigués de tarinidé calamités, se virent enfin dise la nécessité de l’abandonner. | On ne voit plus aujourd hui, au milieu. des débris de Penco: qu'une trentaine de maisons, ou pour mieux dire de cases, qui attendent le sort de l'ancienne capitale du Chili. Toutefois, les habitants de cette bourgade nous ont paru plus laborieux et plus. aisés que ceux de Liens Leurs terres sont mieux En.
Janvier | ef Février
Janvier
Février:
vd ae VOYAGE AUTOUR DU MONDE.
nt et ils entretiennent autour de leurs habitations des
jardins dé le produit alimente les marchés des villages VOISINS.
C'est à une demi-lieue des ruines de Penco que nous avons fait notre provision de charbon de terre. Pour obtenir ce lienite, qui fournit aux besoins des habitants de la Concepcion ainsi qu aux navires qui abordent sur ce point du Chili, nous
‘étions obligés d'enlever une première couche de six à sept . pieds d'é épaisseur, dans laquelle il était mélé à beaucoup de dé-
bris terreux. Nous arrivions ainsi au lignite pur, que nous | trouvions d'autant meilleur que la mofondetiri} à laquelle nous puisions était plus grande. La location des mules nécessaires
au transport de cet approvisionnement, depuis la mine jusqu au
bord de la mer, où il était recu par notre chaloupe, est la seule dépense que nous ayons faite pour nous le procurer. : Après la ruine de Penco, les habitants jetèrent sur la rive
septentrionale du Bio-Bio, non loin des décombres qu ls aban-
donnaient, les fondements dé la nouvelle ville à laquelle ils donnèrentencore lesnoms dela Mocha et de la Concepcion, et ils s s'yfixerent définitivement en 1764. Plusieurs fois nous avons eu OCCasion de nous rendre à cette ville, qui, depuis sa fondation, occupe
le second rang parmi toutes celles du Chili. La route que nous avions à parcourir depuis Talcahuano, dont elle n’est éloignée
que de six ou sept milles, traverse un pays plat éntrecoupé de collines boisées, d’un aspect agréable. Cette partie du territoire, qui est comprise entre le fond de la baïe et le Rio Bio-Bio, est
généralement basse, quelquefois marécageuse et peu susceptible de culture. Un sable mouvant constitue ce sol au-dessous duquel s'étend une couche épaisse de coquilles semblables à celles que
l'on trouve à l'état vivant près des côtes voisines. Ce dépôt coquillier est sans doute dù aux mouvements spontanés des eaux de la mer qui, après de violents tremblements de terre,
ont plus d'une fois inondé toute cette partie 6 la contrée. Des
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exemples de. ce fait ont été rapportés par les historiens. La ruine de Penco, disent-ils, est moins l'effet des secousses du sol qui
eurent. ec en 1730. et ï 551, 1, que del exhaussement temporaire
des eaux de la baie de la Concepcion qui se répandirent dans
la ville et sur toutes les terres environnantes. Ce qui 1! y a de
bien remarquable, c'est que cette même couche de. coquilles,
non pétrifiées , mais seulement roulées par les éaux, se retrouve aussi dans plusieurs collines à des hauteurs de cinquante et soixante. pieds au-dessus du niveau actuel de l'Océan. Pour expliquer ce phénomène, il faut nécessairement admettre que ces portions du sol ont été soulevées par des tremblements de terre ou de violentes éruptions volcaniques, à des époques qui
ne doivent pas. être très- -anciennés , mais doit la plupart doivent être, néanmoins, antérieures À l'occupation du Chili par
les Répagdols ae Er
| : La. ville de la Concepcion est batie da une e plaine unie, entourée de montagnes assez élevées. Sa distance à à la rive du Bio-Bio n’est que d'un demi- mille. Le Rio Andalien, “dont Tembouchure est peu éloignée des ruines de Penco , ainsi qu une petite rivière qui se jette dans le Bio-Bio, té les campagnes voisines et: fournissent à à la consommation de ses habitants. La régularité de cette ville, son étendue et quelques édifices remarquables lui donnent un aspect im posant; mais les ravages ordonnés par le général Sanchez, lorsqu'en 1818 J'armée eRpagnales accablée par les tadéperdans, fut obligée
1 Madamé Maria Graham, témoin du tremblement de terre qui, en novembre 1822, détruisit presque entièremeut Valparaiso et plusieurs autres villes du Chili, ‘rapporte qu'immédiatement après cet événement l’on s’aperçut que le rivage s’était soulevé de trois pieds à Valparaiso et de quatre’à Quintero, et que, dans une étendue de ‘plus de cent milles des rochers autrefois sous l’eau se trouvaient à sec, . couverts de diverses espèces de coquillages. Fe tond of a residence in ka hile, etc., by Maria Graham. 1 vol. in- 45 London, 1824.) : |
Janvier
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‘Février
ken —
ue
Janvier
et
Février
d'é évacuer le Chili, laissent : à peine entrevoir ce qu elle était dans
un temps plus prospère. Chaque pas nous offrait. des jardins
entourés de débris, des maisons dévastées. En arrivant sur la
grande place, les édifices que nous y aperçumes présentaient
la même désolation. D'un côté, la cathédrale et le palais de l'évêque étaient encore debout, mais sans toits , et les pans de leurs murs en. partie renversés ; un l'autre, on voyait des maisons ou le fer et la flamme avaient occasionné d' affreux ravages. Les nouveaux conquérants n'ont pas encore joui d'un calme assez
| parfait pour pouvoir réparer les désastres de cette ville, dont plusieurs quartiers n ‘offrent plus aujourd’hui que des boules
De la C :oncepcion on. aperçoit le fort San-Pedro, construit anciennement par les Espagnols, sur la rive méridionale du Bio-Bio dont il défend le passage plus cuéable en cet endroit qu’ en aucune autre partie de son cours. Ce fleuve. célèbre par les nombreuses. agressions qui ont eu lieu sur ses rives entre les Espagnols et les Araucaniens, , prend sa source dans la. cordillère des Andes. , auprès de go a a et se jette à la mer à l'extrémité Sud de la presqu'i ‘ile de oicolune Sa largeur varie entre un et deux milles, ses eaux sont excellentes:
mais il est obstrué par des bancs de gravier et par des récifs, etila d' ailleurs si peu de profondeur qu on ne PERE ÿ naviguer
qu avec des bateaux pis
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