HOTES
cherche des bâtiments épars de la station ennemie. Le i3 septembre, ces frégates, après un engagement sanglant , s'emparèrent de la frégate anglaise l'Africaine, capitaine Corbet ; elle fut amarinée , et les prisonniers échappés au carnage en furent extraits ; mais par suite , la division dont elle faisait partie accourut à son secours, et on fut forcé de l'abandonner : elles rentrèrent alors et prirent , à la vue de l'Ile-de-France, une corvette ennemie nommée TAurore.
«Des vents contraires et opiniâtres retenaient ma division paralysée dans le grand port; ses avaries avaient été réparées, ainsi que celles de la frégate prise la Néréide. Enfin le 1 5 octobre, profitant d'un calme, elle se toua en dehors des récifs et mit en route pour le port Napoléon , où elle rentra le lendemain. Son réarmement fut de suite ordonné ; mais les avaries étaient grandes ; les bas mâts des trois frégates étaient à changer ou k réparer : malgré le peu de ressources du port, on trouva les moyens de faire face k tout
cPeu de jours après, la nouvelle apparition de l'ennemi en forces très-supérieures, et la certitude d'une attaque prochaine , me commandèrent des mesures de défense : je me réunis aussitôt avec les frégates la Belloneet la Minerve, toutes dégréées, sous, les ordres de M. le capitaine de vaisseau Dornal de Guy, commandant la division des frégates la Manche et VAstrée. Nous formâmes tous quatre une ligne d'embossage serrée, beaupré sur poupe, et faisant front k l'ouverture du port; deux chaînes avancées et que nous exécutâmes, en protégeaient également l'entrée. Ces mesures paraissaient combinées de manière à déjouer toute tentative de l'ennemi sur ce point. Des détachements nombreux des équipages furent mis à terre à la disposition du capitaine général.
« Dans les derniers jours de novembre, une expédition, signalée au nombre de soixante-quatorze voiles, et dans laquelle on comptait on vaisseau, douze frégates et plusieurs corvettes, et environ cinquante transports, se présenta devant l'île; le 29 die mit à terre ses troupes de débarquement dans la grande baie, à neuf lieues du port Napoléon. Le lendemain elles se portèrent en avant, et le ier dé-
cembre elles marchèrent vers les lignes du port : une attaque eut lieu ; elles furent repoussées. Dans l'après-midi la flotte vînt prendre son mouillage dans la baie du Tombeau , à deux lieues du port ; elle y fut jointe par un convoi venant du cap de Bonne- Espérance avec des troupes : les signaux annoncèrent sur ce point un nouveau débarquement.
t Le a à la pointe du jour, toutes les frégates ennemies étaient sous voiles , et par leurs mouvements paraissaient menacer le port d'une attaque ; ce mouvement semblait être combiné avec celui des troupes. Vers huit heures , le commandant me fit connaître que le capitaine général le chargeait de faire passer à l'amiral anglais un paquet contenant des propositions.
«Dans l'après-midi, je me rendis à terre aux ordre» <du capitaine général. Après m* avoir donné connaissance des propositions qu'il avait faites, et des réponses ( article par article) des généraux anglais, il m'ordonna de m'adjoindre au général Vandermaesen, commandant les troupes , pour traiter sur les bases adoptées et ses instructions particulières avec MM. le major général Ward et le commodore Rowley, nommés à cet effet par les généraux de terre et 4e mer. La capitulation fut arrêtée et signée dans la nuit du a au 3 à une heure ; approuvée et échangée à cinq heures du matin. Le même jour l'ennemi occupa les lignes ; le lendemain il prit possession du port et de la rade : en conséquence, et d'après l'ordre du capitaine général transmis par le commandant de la rade , la frégate la BeUone, ainsi que les autres bâtiments, furent remis à la disposition du commandant des forces navales ennemies.
« Les forces de terre se composaient de cinq expéditions parties des cinq points différents : Madras , Calcutta , Bombay, le cap de Bonne-Espérance et l'île Bonaparte. Chacune était de trois mille hommes de troupes européennes environ ; la dernière était moins considérable ; elles formaient environ quinze mille hommes ; les troupes noires cipayes étaient fortes de plusieurs régiments.
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Duper ré. »