‹ Voyage aux sept merveilles du mondeChapitre 3 sur 7 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

la renommée des Sept Merveilles du Monde.

Après tant de siècles, les générations nouvelles en gardent la mémoire et les vantent encore sur la foi des vieux auteurs.

L'antiquité païenne avait multiplié à l'infini les monuments, dans les pays que baigne la Méditerranée. Pas un bois qui n'eût son sanctuaire ; pas une cime, aux rivages grecs, qui n'eût son temple ; pas une cité qui n'eût son acropole que peuplaient les dieux de marbite et les héros de bronze.

Les anciens n'étendaient pas à une contrée immense l'idée de patrie ; ils la concentraient sur une ville, fort petite bien souvent, et l'amour qu'ils lui portaient n'en était que plus tendre, plus vif, plus fidèle. Cette ville, chérie entre toutes, où leurs aïeux étaient morts, où leurs enfants étaient nés, ils la voulaient belle s'ils ne pouvaient pas toujours la faire puissante ; ils la paraient d'édifices somptueux, comme un amant pare de joyaux celle qu'il aime. Et quels édifices ! Quels temples ! Quelles statues ! A Athènes, c'était le Parthénon que les Propylées et TÉrechthéion encadrent ; à Delphes, c'était un temple d'Apollon que la dévotion des rois et des peuples avait .rempli d'innQmbrables trésors ; à Sardes , c'était un

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