‹ Voyage aux sept merveilles du mondeChapitre 4 sur 7 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

temple de Cyhèle, des palais, des tombeaux ; à Cnide, c'étaient une Vénus de Praxitèle souriante au milieu des bosquets; en Egypte, c'étaient partout des pylônes géants, des sanctuaires mystérieux, des colosses austères, des obélisques reflétant dans le Nil leur aiguille de granit. Et cependant le Parthénon, le temple de Delphes, les colonnades prodigieuses de Thèbes et de Memphis n'étaient pas comptés au nombre des Sept Merveilles du Monde.

Quelles magnificences fallait-il aux voyageurs d'autrefois pour éveiller leur enthousiasme ? Que demandaient donc leurs yeux lassés de tant de splendeurs ?

Ce qu'ils avaient proclamé les merveilles, c'était, on s'en souvient : le colosse de Rhodes, le tombeau de Mausole à Halicarnasse, le temple de Diane à Éphèse, le phare d'Alexandrie, les Pyramides, la statue de Jupiter à Olympie, les jardins de Babylone.

Qu'en reste-t-il ? Les siècles, les pillages, les guerres, les invasions plus dévastatrices, tous les fléaux conjurés pour les détruire, qu'en ont-ils laissé? Rien le plus souvent. Mais il est toujours une chose que l'homme ne saurait anéantir, c'est la nature. Le cadre reste à défaut du tableau, et le tableau peut quelquefois être vaguement raconté par le cadre. Ces édifices grandioses,

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