‹ Voyage d'exploration en Indo-Chine effectué par une commission française présidée par le capitaine de frégate Doudart de LagréeChapitre 173 sur 197 · M. de Lagrée · texte numérisé non relu

M. de Lagrée

VOYAGE D1 EXPLORATION EN INDO-CHINE, écuries de Yang ta-jcn, et que celui-ci m'envoyait en échange rie ma carabine, L'Animal a va il été conduit à la main de Tong-tchoucn à Te h ao- long, et arrivait en même temps que la lettre île *mt maître. Hette lettre cl ce prêtent al lestaient des sentiments délicats, que leur auteur ne mettait pas Ion jon ns en pratiqua. J'ai mentionné riéja, je crois, les bruits qui couraient dans le pays sur su vénalité1. Avec rie l'argent* les Ma ho m état» réduisaient facilement a riiiaetinn le commandant militaire du Tong-tnn. Ces bruits trouvèrent accès el créance a Pékin, car, peu de moi* après noire pusige Yang ta-jen fui révoqué de ses fonctions.

Ou sorl de la plaine de Tchao4ong en franchisant une ébahie de coltines déni le relief est faible au sud et beaucoup plus prononcé au nord, Parvenu au pied du versant sept en IrionaL on en Ire dans une vallée étroile et sinueuse, dominée de tous cotés par des collines calcaires dont les pftfOll sont à pie. De nombreux villages s'échelonnent à tous les détours de celte vallée qu'arrose une pelile rivière; d'autres eouronnent les bailleurs dr leurs murailles crénelées. Toute celle contrée a été successivement pillée par les Man-U\ 1rs Mahométaus, les Miao-lsc*, les Tclwng mao. les Holion3, sans Compter les déprédations commises par les soldais imperiatu charges de la défendre. Les maisons qui bordent la roule sont pauvres el délabrées. Và el L\ des létes coupées se dressent a lYxlrémilé rie liante bain* bons. Les suppliciés sont pour la plupart des malheureux qui ont essayr d'écbapper aux ordres des aulorilés chinoises, el de se soustraire iu service militaire. Malgré les ruines parlout accumulées, la population parait dense, el la circulai ion est aelive. Nous avançons et la vallée prend un aspect toujours plus pittoresque : les roches calcaires se dressent en aiguilles blanches, ou couronnent de festons d'un dessin original tous les horizons du paysage. Çà et là, des cascades émaillent d'écume elde verdure les parois des rochers. Si la végétation était plus vigoureuse, on se croirait transporté dans un vallon de Taïti *. Mais la flore a un caractère presque européen : nous rencontrons des cerisiers et des pommiers.

Tout à coup le ruisseau dont nous suivons les bords disparait; le vallon prend fin, l'horizon s'élargit : à 600 mètres au-dessous de nous s'ouvre une vallée large et boisée, à laquelle on parvient par des rampes en zigzag, d'une pente rapide, creusées dans les flancs rocheux du plateau à l'extrémité

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