I. Voy. p. Glî
*2. Nom «le la partie ouest de la province du Yun-nan.
3. Situé sur les bords du Ngiéou-nan kiang, entre Toug-tchouen et Tchao-tong.
4. Grade inférieur de la hiérarchie militaire chinoise. (Notes de l'auteur,)
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« .... A Ta4yt continuait le P. Leguilcher, notre courte apparition a causé un grand émoi. Aussitôt après notre départ, les Mahométans ont fait de gigantesques travaux de défense. On avait parfaitement remarqué tous les points de vue qu'avait dessinés M* Delaporte, et comme on avait reconuu surtout Hiang kouan dans ses cartons, on a commencé par surélever de trois pieds les murs de celte place et ceux de Uia kouan, dont on est convaincu que vous avez également pris le plan h l'aide d'une longuevue. Du côté de la montagne, on a élevé deux nouvelles et formidables forteresses, parce que la bonzerie aux trois tours avait beaucoup attiré votre attention.
« Enfin, comme les Français sont aussi à craindre sur mer que sur terre, on a le projet de construire sur toute la rive du lac, de Hiang kouan à Ilia kouan, cent batteries de côte. Ces travaux sont urgents, dit-on, parce que Ngan ta-jen va bientôt revenir à la téte d'une armée. Une coïncidence qui pourra accréditer ce bruit est la venue dans le Yun-nan, avec des armes,
d'un Français nommé Dupuis1 Vous comprenez qu'en présence de
telles dispositions et avec le caractère soupçonneux des Mahométans, il ne m'est plus possible de revenir dans mon ancienne chrétienté. De plus, l'expédition anglaise de Tannée dernière a été pour moi une nouvelle et fâcheuse complication. Ces messieurs étaient chargés d'une lettre pour
moi, et le sultan n'a pas été sans le savoir Vous ne seriez peut-être pas
fâché d'avoir quelques détails sur les démarches des voyageurs anglais : L'expédition conduite par le capitaine Sladen est arrivée, après beaucoup de peines et de traverses, k la première ville frontière du Yun-nan, que les Chinois appellent Teng-yué tchéou, et les Birmans, Momein. Elle a été bien reçue par le cher musulman de celle ville. Les Anglais onl fait avec lui des arrangements pour assurer le libre passage aux caravanes de marchands, et il s'est engagé, au nom de son souverain, à envoyer une ambassade à Rangoun pour ratifier et compléter la convention ébauchée à Momein. Mais à Ta-ly on dit très nettement que le sultan a défendu de laisser M. Sladen continuer son voyage et lui a fait intimer Tordre de repartir 1
h En résumant les nouvelles que j'ai reçues depuis plusieurs mois, je puis constater que les Mahométans perdent partout du terrain. La plaine même
1. M* Dupuis commençait en eflVt î\ r*ih> *'|hm|h*< relations ruiumerctnle* avec Mâ la jen et lui apportait dis armes, dont i ♦ lui-ri avait gr.nid tn-^.jn N«.n.-< ivnvoyons le lecteur à la pape 4Î>», où nous avons reproduit le texte de la l*'Ure adre^/w. p;ir M. Je Joiibert à Francis Garnier au moment où ce dernier se préparait à recommander à la Sodaê de Géographie de Paris lei entreprise» de M. Dupujs.