‹ Voyage d'Horace Vernet en OrientChapitre 11 sur 11 · MARIAGES EN ORIENT · texte numérisé non relu

MARIAGES EN ORIENT

Les mariages des Turcs se font par procureurs; les filles promises dès l’âge de trois ou quatre ans, reçoivent la bénédiction nuptiale de douze à quatorze ans. Le marié ne peut voir sa femme qu’après la cérémonie. La signature du contrat nikakh , où sont inventoriés la dot et le trousseau, se fait entre quelques témoins devant l’iman de la mosquée.

La femme se rend au bain, accompagnée de sa mère ou de quelques femmes de sa famille. La mariée , vêtue magnifiquement, est dépouillée par ses amies et parentes, qui se trouvent dans la salle du bain pour la recevoir; alors, on entonne l’épithalnme. La fiancée fait le tour de la société rangée en cercle, et offre à ses compagnes des cadeaux, en leur baisant la main. C’est dans la procession qui se fait pour le transport de la nouvelle épouse à la maison de son mari , qu’on déploie le plus de pompe. La mariée est enfermée dans une voiture à grillages dorés qui l’empêchent d’être vue; d’ailleurs, elle est couverte d’un voile rouge bordé de jaune, qui l’enveloppe des pieds à la tête. Des musiciens, des danseurs et des saltimbanques amusent le peuple par leurspostures et leurs chants. Vient ensuite le mobilier de la mariée porté par des chevaux.

On rencontre souvent, à Constantinople, des voitures arabah, sortes de chars-à-bancs à quatre roues, couverts de toile et traînés par des bœufs, qui servent au transport des invitées.

Page 1