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Voyage d'Iberville [microforme]

La Badine, commandée par M. D'Isenvizee, et Le Marin, par M. E. Cmevarten DE Suroères, qui partirent de Brest le vendredi, 24 octobre 1698, où elles avaient relâché, étant parties de Larochelle le 5 septembre précédent.

| } ë JOURNAL DU VOYAGE FAIT PAR DEUX FRÉGATES DU ROI,

MONTRÉAL EUSÈBE SENÉCAL, IMPRIMEUR-ÉDITEUR Rue St, Vincent, N° 6, 8 et 10,

Journal du voyage fait par deux Frégattes du Roi, Za Badine, commandée par M. d'Iberville et Ze Marin, par M. E. Chevalier de Surgères, qui partirent de Brest le vendredi, 24 octobre 1698, où elles avaient relâché, étant parties de I:arochelle, le 5 septembre précédent. 1

Le vendredi, 24 octobre 1698.— Nous levâmes l'ancre de devant Brest à 7 heures du matin, La Badine ayant tiré le coup de partance à 6 heures et demie, quand nous avons été hors du goulet, nous rencontrâmes quatre vaisseaux de guerre L'Eclatant, L'Oiscau, la Dauphine et L'Hercule, c'était l’escadre de M. de Caët Logon, chef d’escadre qui a envoyé sa chaloupe à bord de la Badine qui lui a tiré sept coups de canon quand elle a débordé. M. de Caët Logon lui en a rendu 5 ; nous avons fait gouverner à l’ouest, quart de sudouest pour nous élever de Basfroid (de babord) ; sur les cinq heures du soir du même jour, nous avons relevé ouessant qui nous restait 6 lieues au nord nord-est ; j'ai pris mon premier point qui est par 18

1 Dans le manuscrit du voyage de M. d’Iberville que j'ai copié, il y avait deux marges : dans celk de gauche se trouvaient des notes explicatives au crayon; dans celle de droite les divisions de chapitre. Je n'ai fait qu’une seuie marge : les divisions de chapitre y sont écrites en lettres droites et les notes sont désignées par une astérique. —(Mote du copiste de la Revue.)

Note au crayon placée au commencement de l'ouvrage, sans être signée. yon p ;

Ce mémoire est d'un officier du Marin, comme quelques pages le font présumer, peutêtre de M. Surgères, lui-même, je ne sais. Ce manuscrit sur lequel j'ai fait transcrire cet exemplaire n'étant lui-même qu'une copie de l'original et ne portant aucune signature, M. Papineau conclut sans doute de 1à que si quelques mots sont peu nets, il faut en rapporter la faute sur le premier copiste ;—j'aurais voulu avoir plus de temps, j'aurais au moyen d’autres documents que je possède, éclairci quelques-unes de ces obscurités, j'aurais même complété certaines parties par d’autres détails interposés, —mais M. Papineau est si pressé que c'est à peine même si on peut suivre le précepte, ‘ Hôtez vous lentement, ”—(Note du copiste de la Société Litiéraire et Historique.)

degrés 12" de latitude nord-est 10% 40 de longitude, j'ai fait depuis ce temps-là le sud-ouest d’un vent de nord-est, beau frais accompagné de quelques peiits grains qui halaient les vents à l’est ; sur le matin, nous avons eu connaissance de huit navires qui sortaient de La Manche qui faisaient le sud sud-ouest pour reconnaître le Cap Finistère, j'ai cinglé au sud-ouest dépuis les quatre heures du soir jusqu’à midi.

Le mercredi, 29, nous eûmes connaissance de deux navires qui forçaient de voile sur nous que nous primes pour des Salline ; sur les dix heures”nous avons arboré pavillon de signal pour la Badine qui nous a attendu, quelqne temps après ces deux navires ont fait partir au sud ; une heure après, nous avons eu Connaissance d'un autre qui faisait la même route ; à 3 heures après midi nous avons averti la Badine que nous n’osions forcer de voile, parceque nous faisions quatre pouces d’eau par horloge.

Le jeudi, 30.— Les vents ont varié depuis l’ouest jusqu’au nord gros, sur les sept heures du soir nous avons vu un feu qui était à ce que nous crûmes lc petit traversier de qui l’amarre avait rompu deux jours auparavant, le matin nous n'avons pu voir que le grand, le commandant a arboré le pavillon rouge, nous l'avons rangé sous le vent, il nous demanda quand nous avions perdu de vue le petit traversier, nous lui répondimes que nous avions vu le 11 un peu au vent à nous imméditement, après un grain où il a vanté beaucoup, et plu, et fait des éclats de tonnerre, il nous a demandé notre longitude, nous lui avons dit 4, il a arrivé vent arrière au sud, sud-ouest pour voir s’il ne le trouverait pas, après avoir cinglé quelque temps, il a mis au plus près.

Le lundi, 3 novembre.—Sur les six heures du matin, nous avons mis notre navire à la bande pour le visiter à bas bord qui faisait un peu d’eau quand la mer était haute pour une cheville des haubans, à midi nous avons eu un bâtiment à la vue au vent à nous que nous avons pris pour notre traversier ; sur les quatre heures, nous reconnümes que ce n’était pas lui.

Le mardi 1, sur les quatre heures du matin, nous eûmes connaissance de Porte Sante de Madère qui nous restât à l'ouest sud-ouest. Le vendredi, 7.— Nous passâmes entre Porte Sante et Madère.

Le samedi, 8—Madère nous restait au sud-est quart de sud environ dix lieues. |

Le mercredi, 19.— Nous passâmes le tropique de cancer à huit heures du soir.

Le jeudi, 20.—Sur les 9 heures et demi on fit la cérémonie.

Le mardi, ? décembre.— Nous vimes la terre de l’est de St. Domingue.

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Le mercredi 3.—Nous eûmes connaissance du Cap! nous rangeâmes la côte.

Le jeudi 4.— A 7 heures du matin, nous étions par la traverse de Léogane, nous mouillâmes à 4 heures et demi après-midi au Cap Français, le major nous dit que M. Ducasse gouverneur, nous avait attendu longtemps qu'il était au port üe Paix, à quatorze lieues de là.

Le vendredi ?, on lui envoya le traversier avec M. Desourdy pour l'amener.

Le mercredi 10.—Le traversier revint, M. Desourdy nous dit que M. le Gouverneur était malade.

Le Jeudi 11.—Nous apperçumes le François etle Wesp,le même soir M. de Grucy, enseigne du François, coucha à notre bord, il partit à 2 heures avec le pilote de la Badine pour aller faire entrer le François, il entra à deux heures après-midi, à même jour le Wesp qui ne le suivait pas assez près toucha sans se faire cependant peine.

Le dimanche 14— Nous débouchâmes pour aller au port de paix, les quatre chaloupes du vaisseau du roi remorquèrent notre vais. seau hors de dangers à quatre heures du soir, nous arrivâmes au port de Paix; en sortant du cap, nous vimes notre petit traversier qui s'était écarté de nous. Un canot du port de Paix vint à nous pour montrer le mouillage croyant que nous ne le savions pas à cause que nous avions tiré un coup de canon, un peu devant que d'arriver. M. L’Esquelet, lieutenant de la Badine, et M. Sauval furent voir M. le Gouverneur qui les reçut fort bien, leur promit toute sortes de secours. Aussitôt, il écrivit à M. le major du Cap de fournir à M d’Iberville des volailles et tout ce qu’il aurait bescin, il écrivit aussi à M. de Graft de s’'embarquer dans le bord de M. Chateaumo ran pour venir le trouver à Leogane pour faire le voyage avec nous d'autant qu’il connaissait parfaitement la côte, on écrivit aussi à M. de Château pour le prier de venir trouver M. Ducasse qui lui donnerait toute sorte de satisfaction, on envoya un nègre porter ces paquets par terre.

Le mardi 16.—M. Ducasse, gouverneur, s’embarquera à 7 heures du matin, aussitôt nous mîmes à la voile pour Léogane.

Le mercredi 17 au soir.—Nous vimes un vaisseau, aussitôt on appréta les canons, mais le calme nous empêcha d'approcher.

Le vendredi, 19 à 9 heures du matin.—Nous mouillâmes à Léogane, tous les principaux de la côte vinrent saluer M. Ducasse à notre bord où ils dinèrent ; à 2 heures, il partit avec tous nos messieurs ; en débordant on tira 9 coups de canon, les deux vaisseaux

1 Lo mot est en blanc dans l'original,

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marchands répondirent de 6 et de 3, on en fit de même à terre ; aussitôt M. Ducasse donna ordre de donner à l'équipage du pain frais, deux fois la viande par jour, nos officiers furent chez lui ; on fit préparer du b'6 d'Inde, des hommes nègres, et de toutes les choses nécessaires pour le voyage, en attendant la Badine qui faisait faire du biscuit et d’autres choses nécessaires au cap. Les chaleurs, les fruits, les débauches ont causé quelque maladie à bord.

Le Mardi 23.—M. Leclerc, écrivain du roi, mourut à terre administré des sacrements.

Le jeudi 25.—Le François, commandé par M. le Marquis de Chateaumoran la Badine, le Traversier arrivèrent, ils mouillèrent au soir, ils soupèrent au Marin, ils nous apprirent que M. Berthier, Com'* dans notre escaüre, était mort au Cap. Le 17, ils amenèrent M. de Grave qui venait faire le voyage avec nous, on nous dit que les Anglais qui avaient dit en Europe qu'ils allaient au Mississipi étaient à Villeproche purtabelle.

Le jeudi, premier jour de l’année 1669, à une heure après midi, nous avons porté à toute voile à l’ouest quart de nord-est d’un vent de nord-est beau frais pour attaquer nos navires qui étaient devant nous ; sur les 9 heures du matin, le François tira un coup de canon par le travers du petit Goave pour avertir un officier qui y était allé ; sur les six heures du matin, il arriva à bord, nous avons resté en panne jusqu’à huit heures et demi que nous avons fait forcer pour attrapper ceux qui étaient devant nous. A 10 heures, M. d'Iberville a envoyé la biscayenne à nippe, pour avertir le petit traversier qu'il avaient envoyé pour des rafraîchissements. Sur les cinq heures du soir, la Badine tira un coup de canon pour son traversier et la biscayenne ; toute la journée, les vents ont été variables et calme presque tout plat, nous avons fait porter toujours sur le François à petite voiles ; sur les huit et 9 heures du soir, le petit traversier a fait tirer un coup de canon pour répondre à la Badine, sur le minuit, nous avons mis l’amarre à tribord, à 3 feux, tiré un coup de canon pour avertir le François de mettre en travers à cause de la Badine que nous avions laissé devant nippe en panne jusqu’à quatre heures du matin d’un petit vent de nord-est que nous trouvant trop proches de la pointe de Caymiques, nous avons largué notre misaine avec nos deux huniers pour nous élever de dessus la terre.

Le vendredi 2, à la pointe du jour, la Badine nous demeurait à l'est jusqu’à la vue ; pour le François, nous ne le vimes pas ayant fait servir toute la nuit, la pointe du petit Goave nous demeurait au nord-est quart d'est, ayant fait porter quelque temps sur la

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Le samedi 3, sur les six heures du matin nous avons relevé la Goave qui nous restait à l’est quart du nord-est 9 lieues et les Caymans du Sud, nous avons vu en même temps le François au nord. ouest de nous à la vue: sur les deux heures les vents ont un peu affraichi au nord-ouest ; nous avons gouverné à l’ouest nord-ouest, nous avons reconnu le Moulle de St. Nicolas qui nous restait au nord nord-est douze lieues ; sur les six heures, nous avons relevé le Cap d’Almarse qui nous restait douze lieues à l’ouest sud-ouest, nous avons montré le feu pendant la nuit par 3 ou 4 fois de peur de nous séparer, nous avons eu les vents de nord-est, de nord nordest, qui ventaient et calmant par intervalle, nous avons fait petite voile à cause du grand traversier qui ne pouvait nous suivre.

Le dimanche 4, sur les 8 heures du matin le cap Dalmarié nous restait au sud-ouest 12 lieues et le moulle de St. Nicolas au nordest quart de nord 1? lieues ; la Badine était bien derrière nous à cause du grand traversier qu’elle attendait et le François était par notre travers ; nous aperçumes que les courants nous avaient entraîné à l’est ; toute la journée a été presque calme avec de grandes chaleurs ; au soleil couchant nous avons relevé la pointe de l'Est de Cube qui nous restait au nord nord-ouest 12 lieues de la Moulle de St. Nicolas, 1? lieues au nord-est. Le cap’Dalmarié au sud quart de sud-ouest 10 lieues, dans la nuit les vents ont affraichi au nord-est petit vent, nous avons gouverné petites voiles à l’ouest nord-ouest.

Le lundi 5 à 6 heures du matin.— Nous étions au sud sud-ouest de la pointe de Cube et au nord nord ouest du cap de Dalmarié. Le François à force de voile est arrivé à nous sous le vent et a mis en travers devant la Badine qui a tenu le vent pour lui parler,

‘ensuite il a attendu le grand traversier qui était de l'arrière à qui

il a donné une remorque, la Badine nous a crié d'en faire autant au petit. Nous avons ensuite forcé à toutes voiles du petit vent de nord-est, nous nous sommes aperçus que les courants nous avaient dérivé au sud à soleil couchant le cap le plus est du port de Palme, nous restait nord-caest quart d'ouest 1 lieue et la pointe la plus à l'est 12 lieues au nord-est, quart de nord, le milieu de la Baye, directement au nord-ouest et la pointe la plus ouest de l'Isle de St, Domingue au sud est vingt lieues; toute la nuit, il a venté de l’est et de nord-est, beau frais, nous avons fait l’ouest quart de nord-ouest.

Le mardi 6 sur les 8 heures du matin nous avons relevé la pointe la plus à l'est de la baie de St. Jacques qui restait au nord-est quart d'est, 6 lieues, et l’autre pointe de la dite baie au nord-ouest quart d'ouest 8 lieues. Sur les dix heures, nous étions par le travers la forteresse qui sont deux tours dans le milieu de la baie au bord de la mer qui pareissent blanches, nous avons fait l’ouest toute la journée ; sur les six heures du soir nous relevâmes le cap de feuilles qui nous demeurait entre l’ouest quart de nord-ouest {2 lieues, les vents ont affraichi sur le soir, à l’est nous avons fait toute la nuit ouest sud-ouest pour éviter les caps qui avançaient; sur les quatre heures, nous eûmes connaissance de trois navires qui Courraient la bande du sud.

Le Mercredi 7, sur les 6 heures du matin la pointe de Porty nous restait au nord-ouest quart ouest distance de 8 lieues et le cap de Levril au nord-est quart d’est 12 lieues, nous avons fait d’un petit vent d'est depuis 6 heures du soir jusqu'à 8 à la même heure 20 lieues ce qui nous fait conjecturer que les courants portent à l'ouest.

Le jeudi 8 sur les 8 heures du matin.—Nous avons relevé la pointe de l’est de la baie de Machenil qui nous restait à l’ouest quart de nord-ouest, 7 lieues : sur les dix heures les vents ont affraichi à l’est quart de sud-est à environ sur les quatre heures du soir la pointe nous restait ? lieues au nord, au milieu de laquelle il y a de Layes qui partent une demi l'eue à l’ouest sud-ouest, nous avons eu connaissance d’un navire qui était sans voile dans la baie. La Badine a arboré un pavillon Espagnol; Toutle jour nous avons fait nord-ouest à toutes voiles d’un bon vent d'est, sur les 6 heures du soir nous relevâmes la pointe de Machenil qui nous demeurait au nord nord-est 5 lieues, dans la nuit les vents se rangèrent à l’est quart de sud-est, nous avons fait l’ouest quart de sud-ouest, les vents au sud-ouest pour courir au sud des Isles de Cayman.

Le vendredi 9 Juin.—Les vents ont continué à l’est quart de sudest, jusqu’à midi, qu’ils ont varié jusqu’au sud, calme, presque sans plat avec de la pluie, ensuite ils sont revenus au sud-est quart d'est, sur les deux heures après midi, nous eûmes les petits caymans huit lieues à l’ouest, nord-ouest de nous qui est une terre qui s'étend 5 lieues sud-est et nord-ouest, dont la pointe du sud est fort basse ; nous arrivâmes au nord-ouest pour embrasser sous les vents; sur les six heures du soir nous en étions six lieues par la latitude de 1° 40% 29°, depuis le vendredi 9 jusqu’au samedi 10 à midi les vents ont variés depuis le sud jusqu’au sud-ouest, gros vents qui nous ont fait prendre les ris dans nos huniers, nous nous sommes

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VOYAGE D'IBER VILLE, 7

aperçu par notre hauteur que les courants avaient été entraînés au nord-ouest la route ne nous ayant vaiu que l’ouest nord-ouest quatre degrés ouest, sur laquelle nous cinglâmes 30 lieues latitude observée 20% 5" longitude 192% 44", sur le midi nous vimes un navire qui courait la bande de l’est, à qui la Badine arbora pavillon Espagnol.

Depuis le samedi 10 à midi jusqu'au Dimanche 11 à midi, les vents ont continué au sud-ouest, gros vents jusqu'à cinq heures du soir qu’ils ont sauté tout d'un coup à l’ouest, nord-ouest, nous arrives Lophe pour Lophe, ensuite nous primes les deux autres ris dans nos huniers, quelque temps apres, ils sont venus au nordouest et au nord nord-est, gros vents, la mer gronde extrêmement courte. Toutes ces différentes routes n'ont vallu pendant les 24 heures, l’ouest quart de sud-ouest, 2 sud-ouest fait à la dite route. 17 lieues latitude observée, 19% 50 longitude 2914 46,

Depuis le Dimanche 11 à midi jusqu’au Lundi 12, les vents ont varié depuis le nord jusqu'au nord-est, beau temps, nous larguames les ris de nos huniers, nous fimes plusieurs routes qui nous ont valu selon la hauteur et l'estime le nord-ouest quart d'ouest 34 plus nord, cinglé 17 lieues iatitude observée 201 20" longitude 2914 11e

Depuis le lundi 12 jusqu'a mardi 18 à midi les vents ont continué au nord-est et au nord, nord-est qui ont obligé à prendre les deux ris dans nos huniers, il venait de temps en temps des rafales comme si nous eussions été sous la terre, nous fimes le nord-ouest latitude 214 6" longitude 290% 17,

Depuis le msrdi 13 à midi jusqu’au mercredi 14 la Badine a forcé de voile dès le matin pour reconnaitre la terre, les vents ont varié depuis le nord nord-est jusqu’à l’est, beau frais, nous courûmes au nord-ouest jusqu’à huit heures du soir, nous arrivâmes lophe, nous mîmes le cap au sud-est,.nos deux ris près d :3; nos huniers, sur les quatre heures du matin, nous remimes à l’au e bord à petite voile, la plupart du temps aotre petit hunier brassait au vent,

Le mercredi 14.—Nous forçâmes de voile sur les six heures du watin d’un vent de nord-est, le cap au nord nord-ouest, sur les huit heures du matin, nous vimes la terre qui était le bout de l’est du cap Coriente 10 lieues à nord nord-est de nous, c’est une terre entièrement basse où il ne parait que des arbres, quand on en est seulement trois lieues au iarge, mais sur laquelle il y a plusieurs montagnes qu’on voit de fort loin, nous arrivâmes au nord-ouest et à l’ouest nord-ouest pour chercher le bout de l'ouest, le dit cap de Coriente qui nous restait sur les 3 heures une lieue au nord nord-est, nous le rangeâmes à cause d’une baisse qui en est à 5

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8 VOYAGE D'IBFRVILLE.

lieues au large, elle parait comme une Ile, ne voyant que les deux bouts et que la terre qui en est au nord-est si plate qu’on ne voit que des arbres à cause d’un grand enfoncement qui couvre à l’est nord-est de la pointe de l’ouest, du cap, à soleil couchant, il nous restait au nord-ouest quart d'ouest 7 lieues à la même neure Olivier Lagarenne de l'Orient, est mort que nous jetômes à 7 heures du soir, nous rangeâmes la côte qui courre au cap St. Antcine à petite voile, à une lieue près ; sur les dix heures du soir nous mimes à travers d’un vent d'est le cap au sud, jusqu'à 4 heures du matin que nous arrivâmes Lophe pour Lophe pour mettre l’amarre à tribord, le cap au nord pour chercher le cap St. Antoine que nous vimes sur les six heures du matiu au vent à nous.

Le jeudi 15 au matin.—Le dit cap nous restait au nord quart de nord-est deux lieues, nous le rangeâmes à une lieue près à cause d’un haut-fond qui est à quatre lieues à l’ouest nord-ouest du dit cap au point entre le réci* du cap Catoche qui fait le commencement uu Golfe et du danger ; il n’y a que ?5 lienes de passage, à midi le dit cap St. Antoine nous restait au sud-est six lieues, la route nous valut nord quart d'ouest, d’un vent de nord-est ayant arrêté notre point qui est par 22% 6" latitude observée, longitude de 2881 28m,

Le vendredi, 16 à midi, jusqu’au samedi, 17, les vents ont varié depuis l’est jusqu’au sud, nous gouvernâmes les 24 heures au nord ; cependant la route n’a valu que le nord quart de nord et les courants nous ayant entraîné au sud-est 10 lieues, latitude observée 23 56",

Le samedi, 17 jusqu’au dhnanche, 18 à midi, les vents ont :ontinué au sud, bean temps, nous fimes le nord quart äe nord-u'est jusqu’à minuit, et le nord nord-suest jusqu’à midi, fait par l'estime 6 lieues, et la hauteur on a trouvé ?# lieues, ce ui fait conjecturer que les courants continuent de nous traîner au sud-sst, la route ne nous à valu que le nord quart de 1o0rd-est, latitude observée 27%.

Le dimanche, 18 à midi, jusqu'au lundi, 19 à midi.—Les vents ont varié depuis l’ouest, sud-ouest, jusqu’au sud, beau temps, nous fimes le nord, nord-ouest, depuis minuit jusqu'à quatre heures, nous laissâmnes notre hunier sur le mat pour attendre le François qui était derrière, nous cinglâmes au nord nord-ouest 20 lieues ; latitude observée 25 55r,

Le lundi, 19 à midi, jusqu'au mardi, 20 à midi, meme vent, sur les cinq heures, il s’est éL 6 une brume qui a duré 3 heures, sur les 9 heures du matin, nous sondâmes sans avoir trouvé fond, calme presque tout plai, et s’est élevé presque aussitôt un brouillard au nord-est, où les vents ont sauté tout d’un coup qui nous ont

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Le mardi, 20 à midi jusqu’au mercredi, 21 à midi. Les vents ont varié depuis le nord-est jusqu’au sud-ouest, nous fimes petites voiles avec les deux basses voiles, sur les dix heures du soir, le François à mis en travers pour sonder, nous fimes de même sans avoir trouvé fond, nous mimes notre grand huier, les deux ris dedans sur les minuit, le temps s’est couvert avec tonnerre et éclairs continuels qui ont duré jusqu’à 6 heures du matin que nous avons serré notre grar:d hunier et largué notre grande voile ; quelque temps après les vents ont sauté an sud-est sud, sud-ouest dans un grain tourmenté des vents avec de la pluie à verse qui nous a fait larguer notre misaine et mis en travers à sec, le ciel était si couvert qu’à sept heures, il ne paraissait pas de jour, ensuite les vents ont modéré au sud-ouest et à l’onest sud-ouest, nous avons fait servir avec nos basses voiles. la mer un peu grande, la mer n’a vallu que le nord quart de nord-ouest 99 lieues ; latitude observée, 281 32»,

Le mercredi, 21 à midi jusqu’au jeudi, 22 à midi, Les vents ont été ouest sud-ouest jusqu’à cinq heures du soir que nous arrivâmes laphes pour laphe, un vent d'ouest, et de nord-ouest, toute la nuit, : il a été si calme que le navire avait de la peine à gouverner, sur les trois heures du matin nous remimes à l’autre bord ; les vents étant revenus au sud-ouest, nous fimes plusieurs routes qui n’ont vallu que le nord, cinglé 3 lieues, latitude estimée 281 38",

Le jeudi, 22 à midi jusqu'au vendredi, 25 à midi. Les vents ont régné au sud-est, à soleii couchant nous mimes en travers pour sonder sans fond, sur les 10 heures du soir nous resondâmes par 170 brasses d’eau, fond vase avec un peu de sable fin, sur les 3 heures du matin, nous retournâmes l’amarre à bas bord et portâmes toute la nuit le feu à cause de la brume qui était fort épaisse, nous restâmes en travers toute la nuit; sur les 6 heures du matin, M. d'Iberville a fais chasser les traversiers que nous attrapâmes quelque temps après, depuis 6 heures du matin, les vents ont varié depuis l’ouest nord-ouest jusqu’au nord, qui n’ont pas duré, toutes les routes durant les 24 heures n’ont vallu que le nord quart de nord-

ouest, nous sondâmes 60 brasses d’eau, même fond vase, sable fin, fait 20 lieues, latitude estimée 294 38m,

Le vendredi, 23 à midi jusqu'au samedi 24.—Les vents ont été nord, nord-ouest, petit vent sur les deux heures, nos sondâmes 40 brasses fond de sable gris mêlé de vase ; sur les 3 heures, 35 brasses fond de sable gris, un peu plus gras avec de petits coquillages ; à quatre heures 10 brasses, même fond mais plus gras, sur à heures du soir, la Badine a arboré un pavillon hollandais pour mouiller,

nous eûmes en même temps connaissance de la terre qui paraissait tout basse nous en pouvions être à 6 lieues, nous rangeâmes la Badine, qui nous a crié de forcer de voile, sur la terre pour la mieux reconnaître, ce que nous fimes ensuite, nous sommes venus mouiller par son travers par les 30 brasses, même fond, nous vimes un feu au nord nord-ouest qui dura toute la nuit fait par les Indiens de la Floride ; toute la nuit a vanté ben vent d'est, nord-est qui était extrêmement froid, latitude 294 47m,

Le samedi, 24 sur les 6 heures Gu matin; nous approchâmes d'un vent de nord-est, nous courûmes au nord-ouest et à l’ouest nord-ouest sur le petit traversier qui était 3 lieues sous le vent à nous. Le François et la Badine ont mis au plus près du vent pour mieux reconnaître la terre, sur les dix heures du matin, nous donnâmes la remorque au petit traversier, ensuite nous fimes le nord quart de nord-ouest pour rejoindre nos vaisseaux, nous sondâmes 30 brasses, fond de vase avec du sable noir, deux heures après, fond de sable gris 28 brasses, une heure après, fond de petit corail avec pierre pouvrée à quatre lieues de terre, 22 brasses à trois lieues, 19 et 18 brasses fond de sable, feu depuis midi que nous joignîimes nos vaisseaux, nous rangeâmes la côte à deux lieues près à soleil couchant nous mouillâmes par les 18 brasses.

Le dimanche ?5, sur les 9 heures du matin, nous appareillâmes d’un vent d’est, nous tinmes le vent au plus près, la biscayenne alla à terre pour reconnaître un cap au dedans duquel il paraissait une rivière où il n’y avait pas d'entrée ; nous arrivâmes à l’ouest nous sondämes 12 brasses, fond curée, nous découvrîmes plus de 15 lieues de terre plate qui s'étend au nord-est et ouest sud-ouest, il parait dessus du sable fort fin que nous primes pour du brillant, tant ils sont blancs ; sur les 10 heures du matin, nous découvrimes un grand lac qui courait l’ouest au dedans duquel il paraît une terre qui est couverte de quantité d’arbres forts hauts. Toute la journée les vents ont régné à l’est, beau temps, les deux traversiers ont rangé la côte tout au long à la portée d’un boucanier qui ont toujours trouvé cinq brasses d’eau ; sur les € heures du soir nous mouillâmes par les 12 brasses, sable fin, touie la nuit, les vents ont continué à l’est avec de la brume, les marées portant à l’ouest et dans le port elle portait nord et sud, la côte git est et ouest.

Le lundi ?6 sur les 7 heures du matin.—Nous fimes servir du même vent d'est avec de la brume, sur les 8 heures nous vimes un cap tout bas à l’ouest, duquel il nous paraissait une passe dans laquelle nous vimes deux navires ; nous mimes sur les mats une hune ; après la brume s’'augmentait de plus en plus, le François a tiré cinq

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oups de canon pour mouiller par les dix brasses fond de sable fin, ous tirâmes plusieurs coups de mousquets pour répondre aux trarsiers qui tiraient également de crainte qu’ils ne s’écartassent de Mhous dans la brume, les deux navires que nous vimes dans le lac Mirèrent deux coups de canons, et ont détaché une chaloupe pour “Nous venir reconnaitre, qui est venue à une demi-lieue de nous. is s’en retournèrent lorsque nous arborâmes notre pavillon ; toute Ma nuit les vents ont battu à l’est, beau temps, avec de la brume fort Épaisse.

Le mardi 27.—M. de Lesquelet, lieutenant de la Badine, alla reonnaitre les deux frégates qui étaient espagnoles, une de 18 et

Gares

Mcolonie ; le commandant le reçui très bien, il leur dit que le roi avait “oui dire que » à 600 Canadiens étaient descendus pour s'emparer % des mines que nous étions venus pour les arrêter, que nous avions ris ces deux traversiers qui étaient pourchassés et qu'ayant appris

d'eux qu’il y en avait une autre de 50 à 60 pièces. Le François qui Métait à St. Domingue s'était joint à nous qu’il demandait pour faire Me l'eau et du bois, qu’il était expédient pour cela que nous entrassions ; le commandant dit qu’il avait ordre de laisser entrer per- ’sonne ; néanmoins il permit d'entrer M. de Lesquelet, et le major avec sa chaloupe revint, en Aébordant on tira 3 coups de canon “pour le salut; ils ont un fort de pieux et sont environ 300 hommes deux Augustins et deux Récollets; M. de Lesquelet et le major Espagnol arrivèrent sur les deux heures de l'après midi au François Mavec quelques présents pour M. de Chateaumarant qui leur envoya “quelques dame-jeannes de vin, le major s’en retourna, en Cébordant on tira sept coups de canon ponr le salut.

M" Le mercredi 28.—Les canots de nos trois navires sont allés sonder «l'entrée de la rivière nommé par les Espagnols Sta. Maria de Galne

20 pieds par le rapport de MM. de Surgères et d'Iberville qui y furent eux-mêmes ; sur le midi, une chaloupe des deux frégates dans la- 7 quelle était le capitaine est allé au bord du François qui a rapporté “un ordre par lequelle il ne permettait pas d'entrer, nous avions : déjà levé l'ancre que nous laissâmes tomber aussitôt, ils dirent que

nous n'avions qu’à mouiller devant, qu’ils nous apporteraient de l’eau

7 et du bois, apparamment que leurs matelots apprirent au François "7 que nous étions venus à la côte pour nous y établir; nos marins

à jugeraient à propos de passer outre, c’est asssurément un très beau port, aussi beau au moins que Brest que nous perdimes par notre retardement ; il y a des mats pour en fournir toute la France, sur

les 6 heures du soir, nous vimes nos felouques à bord en regrettanf,nt 1 un si bel endroit.

Le jeudi 29.—Calme vent plat avec de la brume continuelle e des vents variables qui nous ont empêché d’appareiller.

Le vendredi 30.—Sur les sept heures et demi nous fimes voile d’un vent d’est nord-est pour reconnaitre la baie de la mobile. Nou n’approchâmes la terre que de trois lieues. Nous fimes le.sud-oues quart d'ouest et l’ouest et l’ouest sud d’quart quart d'ouest et l’ouesl sud-ouest, sur les quatre heures du soir nous gouvernâmes au su ouest n'ayant trouvé que trois brasses d’eau, le François qui étaiÿ dans ce temps là au large de nous, nous dit qu’il n’avait trouvé quel cinq brasses et tenu le vent pour courir au large, quelque temps, il se railla à nous, nous mouillâmes sur les 6 heures du soir par Les { brasses fond sable fin.

Le samedi 31-—Surles 9 heures du matin nous fimes porter äh

[fond l'ouest 1 quart du nord-ouest à midi, nous découvrimes un lit de gran Maréel qui sortait de la baie de la mobile, nous mimes aussitôt en {ont travers croyant que C'était quelque haut fond, nous envoyamesk gran sonder notre chaloupe qui trouva 8 brasses, ensuite nous fimes pins servir ; après que nous eûmes repassé le lit nous trouvâmes dix bras:! prod ses, à une heure, nous mouillâmes par la même eau, bon fond ; on À sieur détacha M. de la Villentray avec un pilote pour sonder la mobile }, ca avec les deux traversiers. sur les six heures du soir, le grand s’est. &es : échoué, la marée l'ayant ammené sur un banc de sable et a tirék sont plusieurs coups de canon dont nous ne vimes que le feu, quelquek son temps après, il s’en est allé, toute la nuït les vents ont battu au sud-h pesa est, deux heures avant Le jour, ils sont venus au sud-ouest avec de arh la pluie à verse nous ne pûmes venir debout au vent, quoiqu'il vente mes fort, par les grands courants qui partaient au sud-est. de

Le dimanche 1 février 1699.—Sur les dix heures Gu matin, notre M stic falouque étant revenue de la découverte nous a dit qu’il n'y avait À fim pas d'eau selon le rapport que leur en avait fait M. de Lesquelet, lui À vel

étant arrivé à son bord dit qu’il y avait cinq brasses d’eau, ce qui a À

à … ph été cause que M. d’Iberville y alla lui même avec M. de Sauval. co Ces deux traversiers ont été obligé de mouiller aux eaux des cou 6 ] rants et des vents d'u sud-ouest qui les portaient à terre, nous appa- M su

reillâmes avec nos deux: huniers pour nous mettre au large, étant qi mouillé trop proche d’un récif qui va joindre la grande terre et brise presque partout, en dedans duquel il y a un petit islet tout

le noyé qui git est et ouest du cap qui fait la baie des mobiles et deux Y autres grands Ilets qui sont un peu plus enfoncés et éloignés de les L grandes terres plus de trois lieues. Dans les vingt-quatre heures, les 1

vents ont été variables avec beaucoup plus de pluie, ayant fait du

d'en regrettan ant la nuit plusieurs éclairs et des nuages qui s’élevaient au sud jui nous présageaient du mauvais temps.

Le lundi 2.—Les vents furent toujours à l’est sud-ouest avec de a pluie continuelle, au soir au sud-est sud sud-ouest, il a commencé vanter depuis minuit à l’ouest gros vent, nous filâmes un cable

t demi.

Continuelle e ler.

s fimes voi], mobile. Nou

es le -sud-oue S A Le .. s , À buest et l'oues Le mardi, 3.—Les vents continuèrent à l’ouest, mauvais temps,

nâmes au sud a mer fort grande avec du froid, sur lelmidi, ils sont venus à l'ouest

heois qui éta:! quart du nord-ouest ; qui se sont un peu modérés sur le soir au

ait trouvs qud nord ouest, où ils ont resté toute la nuit.

lque temns : À Le mercredi 4.—Les vents ont été nord et nord-ouest petits vents Ps, 1

soir par Les de 11 heures, M. d’Iberveille est arrivé à son bord, dont il était parti

“dès le dimanche que le mauvais temps avait empêché de venir, imes porter A Maui a rapporté n'avoir trouvé que 1? pieds d’eau dans le plus proes un lit del fond de la basse qui est fait serpentante, en dedans 2 brasses un :s aussitôt en grand lacet une rivière qui se décharge dedans, qui a flux et reflux, s envoyames dont les marées sont nord-ouest et sud-est, cette rivière à une si } nous fimosh grande rapidité que son eau en est toute bourbeuse, entrainant des mes dix bras. Mi PIS les plus propres pour faire des mâts d'une hauteur et grosseur bon fond ; out prodigieuse, 108 gens tuèrent plusieurs houtardes etont trouvé pluler la mobi], Mi SCUTS EOtS de terre, ils trouvèrent aussi plus de protestes (sic) dans » grand s’est. | le cable, et plusieurs ossements ; apparemment qu'ils s'étaient battu. le et à tiré M Ces sauvages qui sont au long de la côte sont vagabonds, quand il feu, quelque sont saouls de viande ils viennent à la mer pour manger du poisattu au sud. Me 50 OÙ ilest en abondance, nos gens en prirent quelques uns qui est avec de pesaient au moins 20 livres ; à une heure après midi, la Badine a oiqu’il vente | arboré le pavillon Ostendais pour nous faire appareiller, nous levä- ; mes notre ancre bouée qui était au sud est que nous avions parlé

de peur d’embarasser notre grande ancre entre deux et trois ; nous

natin, notr ve | : k d s étions sous voile d’un petit vent du nord, temps fort serein, nous

. eue : fimes l’ouest à l'ouest quart de sud-ouest sur les quatre heures les \u, Ce qui a À vents sont devenus à l’ouest et ouest, sud-ouest, nos partimes au de Sauval, Ë plus près, quelque temps après, ils sont venus au nord, au soleil « des cou couchant nous observâmes la variation qui était d'un degré, sur les AOUS appa- 6 heures nous mouillâmes par les 14 brasses; fond de sable vaseuse,

2 sur les trois heures après midi, on prit hauteur à l'étoile polaire

ie qui était l'heure qu’elle passait à son méridien au-dessus du pôle, islet tout nous étions pour lors près de 3 lieues au sud du bout de l’ouest de es et deux la baie de la Mobile, toute la nuit les vents ont batiu au nord, petit nés de les vent, temps serein et froid, la baie de la Mobile ainsi nommée par eures, les les Espagnols et selon les observationsique nous en avons faite par fait ; d la latitude de 30 degré et la longitude du 289° 26.

Le jeudi 5.—Nous appareillämes d’un®petit vent du nord, nous

fimes l’ouest, et l’ouest quart du sud ouest, et à midi on prit hauteur 29° 50®, sur les trois heures les vents sont venus tout d’un coup à ouest sud-ouest en boutures, nous courûmes bande du nord ouest, sur les cinq heures du soir le François a mis à l’autre bord pour courir au large se trouvant trop proche de ierre, au scleil couchant on monta en haut, on vit depuis les ilets de la baie de Mobile jusqu’à une île dont le bout parait comme un cap tout plat qui est éloigné environ une lieue de la grande terre qui couvre est à ouest de la baie de la Mobile, 15 lieues entre les deux ilets à trois lieues au large, sur 5 heures du soir nous mouillâmes par les dix brasses, fond de sable vaseux 4 lieues au sud est, de cette ile toute la nuit les vents ont été à la bande de l'ouest, beau temps, les courants ont porté au sud-est, quand on prit hauteur ou était quatre lieues au large de la terre.

Le vendredi 6.—Sur les six heures de matin, la biscayenne de la Badine est allé reconnaitre une passe qui paraissait entre les ilets dont nous parlons et la grande terre. Le François et les traversiers qui étaient derrière nous ont mis dans ce temps là sous voile pour nous rejoindre. Sur les 9 heures nous appareillâmes d’un petit vent du nord le cap à l’ouest, ensuite au nord-ouest et l’ouest nord-ouest ; sur les quatre heures nous fimes l’ouest sud-ouest, d'un vert du sucest pour nous mettre au large de la terre, à soleil couchart la pointe de cette isle nous restait au nord ouest 4 lieues, nous mouillâmes sur les 6 heures par les 11 brasses, fond de vase sableux, les vents ont été variables, la biscayenne a touché à terre de cet ilet afin d'aller de plus grand matin reconnaitre d’autres au dedans desquels nous voulions mouiller, cet'ilet dont nous avons parlé ci-dessus est par la latitude de 30°et longitude du 282 32».

Le samedi 7.—A 5 heures du matin, nous appareillâmes d’un vent d'ouest sud-ouest, beau temps, nous courûmes au nord Guest sur la terre jusqu’à 9 heures qu’on mit à l’autre bord le cap au sud ; nous vimes un iletau sud-ouest tout à la vue, et la biscavenne qui courait entre les deux ilets pour savoir s’il y avait une passe; sur les 104 heures nous rebandâmes de bord, le cap au nord d’ouest et à l’ouest, nord-ouest, d’un même vent d'ouest, sud-ouest et du sudouest entre 11 heures etinidi ; la bisayenne arriva à bord de la Badine qui n'avait rien découvert, à ce que nous dit M. d'Iberviile, on vit un ilet au nord-ouest de nous 4 lieues, et d’autres au sud ouest qui formaient un grand enfoncement, nous trouvâmes toujours dix brasses, on prit hauteur 29° 55" ; à une heure ei demie après midi nous virâmes d’abord d’un vent d'ouest quart du nord-ouest le cap au sud-ouest, quart du sud, sur les trois heures, les vents étant venus à la bande du Sud-Est, nous arrivâmes sur l'ilet qui nous res-

n prit haut d’un coup e du nord autre bord , Au sclei]l la baie de P tout plat

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tait au nord-ouest, nous mouillâmes sur les cinq heures par les 8 brasses et demi d’eau, fonds de vase, bonne terre, 3 lieues au sudest du dit ilet, nous trouvâmes les marées est et oucst, toute la nuit les vents ont battu à l’ouest, beau frais.

Le dimanche 8—Sur les six heures du matin M. de Surgère est allé dans la petite felouque reconnaitre un ilet qui nous restait au Nord-Ouest, le Grand Franconer alla sonder une ile qui nous restait au sud, nous trouvâmes les marées, es’ et ouest, les vents ont été variables.

Le lundi 9.—Sur les 9 heures du matin nous appareillâmes d’un vent d’'Est avec notre petit hunier, et notre artimon pour aller mouiller à l'abri d’un ilet qui nous restait au sud qui est le vent le plus à craindre dans cette côte, nous mimes en travers pendant une harlage en attendant que le petit traversier fut allé sonder devant nous, sur le midi nous mouillâmes par les 7 brasses, fond de vase, à une lieue et demi du dit Ilet au sud.

Le mardi 10.—Sur les huit heures du matin, les vents étaient à l'est, petit vent, nous avons appareillé pour aller mouiller au nord de cet ilet que M. le Chevalier de Surgère était allé sonder ces jours précédents ; nous avons fait le nord-ouest quart de nord pour aller chercher le grand traversier qui avait mouillé dans la passe ensuite la pointe de l’ouest de l’ilet que nous avons rangé à la portée d’un boucanier, nous mimes nos chaloupes de l'avant, pour nous tirer tant à cause du calme que des marées qui nous dérivaient à l’ouest, nous étions pour lors au large de la pointe, et jnand nous avons été au dedans, nous avons trouvé des contre-miées qui nous portaient à l’est, nous n’avons pas moins trouvé de 4 brasses d’eau

dans la route ce qui a obligé le François de mouiller par les 2 brasses, ne voulant pas se risquer à entrer quoiqu'il ne tire que un 14 pied d’eau plus de demie lieue au large de la dite Ile, comme les vents se halaient toujours au sud est avec une brume fort épaisse nous avons mouillé et ensuite nous nous sommes trouvés près d’une demi lieue directement au sud-est, quart d’est sur les 6 heures ; du soir nous avons mouillé par les 22 pieds d’eau, fond de vase molle, où nous sommes affourchés sud-est et nord-ouest, la pointe ouest de l’ilet sur laquelle il y a quantité d'arbres nous restait à l’est et nord-est, l’autre pointe qni est toute plate nous restait au sudouest, quart d'ouest, on est à l’abri de cette rade depuis l’est nordest jusqu’au sud-ouest par le même islet, et des vents d'ouest par une autre islet qui en est éloigné environ deux lieues, les deux islets gisent est et ouest, prenant un peu du nord-ouest, et dont

par la latitude de 30% où nous sommes mouillés, et l’autre ilet le

plus à l’ouest est par la longitude de 22 degrés et du côté du nord-

ouest à couvert d’une grande ile qui semble être la grande terre, n’en voyant point de bout qui peut être par la latitude de 32d. 59 m. étant au nord de l’ilet où nous nous sommes mouillés quatre lieues, encore que nous sommes entourés de l'ile de tous côtés, quoique les vents du nord soient les plus à craindre la terre en étant la plus éloignée et qui règne la plus grande partie du temps, comme nous le verrons dans la suite, les marées sont dans cette isle Est-Ouest.

Le mercredi 11.—Nous cemmançames dès la pointe du jour à mettre le bois de notre biscayenne àterre, pour la monter et y faire une tente où nos gens travaillèrent, le jour les vents battirent au sud, beau temps, sur le soir le temps se couvrit, il fit quelques coups de tonnerre et quantité d’éclairs, dans la nuit, ils vinrent à l’ouest et commencèrent à vanter et après midi au nord, et nord-ouest qui étaient extremement froids, et vantaient beaucoup.

Le jeudi 12 au matin, nos mats de hune bas et appareillâmes nos vergues, sur le midi beau temps, les vents s'étant beaucoup moderés, le soir la Badine tira 3 coups de canon pour avertir les sauvages qui faisaient du feu, dans {a nuit les vents continuèrent toujours, à la bande du nord-est faisait grand froid.

Le vendredi 13.—M. d'Iberville ayant vu le 12 des feux à la grande isle ? lieues de lui au nord, prit le père Anastase avec lui pour y aller, il avait sa biscayenne et un petit canot d’écorce, parceque nos Canadiens avaient descendus avec la même voiture, nous arrivâmes à deux heures de l'après-midi, nous vimes les pistes des sauvages qui n'étaient partis que du matin, nous y cabanâmes, le feu s'étant pris aux herbes, les sauvages virent notre fumée.

Le samedi 14.—Après avoir déjeuné nous allâmes au long de la côte, M. d'Iberville et son sauvage apperçurent aussitôt les pistes de deux sauvages qui étaient venus à la découverte, M. d'Iberville retourna à notre feu, mit deux haches, 4 couteaux, de la rassade, du vermillon et deux pipes remplies de tabac pour leurs présents et faire voir que nous venions en paix, ensuite la chaloupe et le petit canot d’écorce allèrent côtoyant la côte, M. d'Iberville, son sauvage et le père Anastase au long de la terre ayant fait une demie lieue, M. d'Iberville et son sauvage aperçurent 3 sauvages, ils les poursuivirent, voyant qu'ils ne pouvaient pas les joindre et qu’iis s'embarquaient dans leurs canots, il attendit son canot qui par malheur était demeuré derrière, s'étant mis dans son canot, il les obligea de mettre à terre et d'abandonner ce qu'ils avaient, il resta un veillard malade auquel il fit ces présents, lui fit connaitre qu’il ne venait pas en guerre mais en paix, il comprit fortbien ce qu’ii

lui dit'et fut fort content, ensuite il lui dit qu'il allait cabaner à un

de terre, le 32d. 59 és quatre us côtés, a terre en du temps, ans cette

du jour à et y faire tirent au 1es Coups à l’ouest Duest qui

imes nos oderés, sauvages oujours,

a grande | pour y que nos arrivâ- S SAUVAames, le e.

lg de la s pistes berville rassade, résents e et le le, son demie ils les ; qu'iis qui par , il les l resta > qu’il e qu'ii rà un

quart de lieue de là, ce mèêr'e soir nous fûmes le voir, il nous fit entendre par signe de le débarquer et de lui faire du feu, nous le fimes avec plaisir, il avait une jambe pourrie, nos gens qui étaient à la chasse surprirent une vieille qui était cachée, ils l’'ammenèrent au vieillard où nous étions, elle croyait que c’était son dernier jour, on lui fit des présents, elle fut témoin de la charité que nous avions rendu au vieillard qui nous promit qu'aussitôt que ces gens seraient au retour il nous ferait piler du blé d'Inde pour nous faire festiner, nous les laissâmes ensemble et retournâmes chez nous, la vieille alla chez ses gens ce même soir qui leur fit n. recit entier de ce qui s'était passé.

Le dimanche 12 au matin, M. d'Iberviiie et le père Anastase furent derechef voir le vieillard, par malheur le feu avait pris aux herbes qui étaient proche de lui en sorte qu’il eut de la peine à se retirer, nous l’éteignime., et le mimes sur une peau d'ours, ce pauvre malheureux expira une demi heure après devant nous ; nous entendimes que les autres venaient à nous en chantant, nous les attendimes quelque temps, mais la peur les prit, ils w’osèrent approcher,nous retournâmes à notre cabane sur les dix heures, ils rencontrèrent nos chasseurs qui les affermirent tellement qu’ils les amenèrent à nous chantant avec un bâton à la main, fait en manière de guerre, nous lesembrassâmes frottant leurs entres, on leur donua à fumer et des présents de toute manière, ensuite M. d'Iberville envoya à la cabane quérir la chaudière ; nous mangeimes ensemble, deux vieilles pilaient en même temps du blé d'Inde, ensuite ils nous nommèrent leurs alliés et nous apprîimes quelques mots de leur langue, ensuite nous nous retirâmes chez nous.

Le lundi 16. La chaloupe alla côtoyant ; M.d'Iberville, son fière, le père Anastase et quelques autres, allâmes à leurs cabanes que nos gens avaient vu le jour auparavant, nous trouvâmes des marais assez difficiles, deux de nos gens qui nous dévançaient les ayant trouvé tirèrent deux coups de fusil qui étaient le signal ; aussitôt nous y allâmes, le temps était extrêmement beau, les ayant trouvé, on fit des présents à ceux que nous avions pas encore vus, on leur proposa s'ils voulaient venir avec nous dans notre chaloupe qui était là, que nous leur laisserions 3 de nos gens à leur place ce qu'ils acceptèrent ; M. d’Iberville laissa son frère nommé M. de Bienville garde-marine, aussitôt nous nous embarquâmes dans la chaloupe avec trois sauvages nous arrivâmes à nos vaisseaux à trois heures après midi; on les régala, on leur fit des présents considérables, ils y couchèrent, les sauvages étant à une portée de pistolet des vaisseaux, le chef chanta la chanson de paix.

Le mardi 17. On leur fit voir toutes les manœuvres du vaisseau et les canons, on tira même à balle devant eux, ils ne pouvaient assez considérer ce qu'ils voyaient, après-midi, M. d’Iberville s’embarqua avec eux pour les ramener, il faisait un bon vent de sud, eten arrivant, il trouva tous les sauvages qui l’attendaient pour lui présenter le calumet, il leur fit des présents de toute façon, il leur fit connaître qu’il haïssaient les Espagnols, il passa le mercredi 18 avec eux, ils lui promirent qu'ils iraient avec lui, ils lui nommèrent leurs alliés, qui sont les Ommas et les Faugibas, desquels nos gens eurent connaissance en descendant le Mississipi, ils dirent à M. d'Iberville qu’ils allaient à la chasse pour tuer les bêtes pour lui faire festin qu’ils lui apporteraient du bœuf qui sont fort nombreux, du chevreuil et coq d'Inde, qu'ils allaient à 10 lieues de là, qu'ils reviendraient dans trois jours ; qu’aussitôt qu'ils seraient arrivés de chasse, ils feraient une grande fumée ; que lui quand il la verrait il tirerait trois coups de Canon ; aussitôt M, d'Iberville, le vent étant bon nard, mit à la voile, il arriva le jeudi 19 à midi à bord, il nous a dit toutes ces nouvelles qui nous ont réjoui, ils admirèrent entre autres choses sa longue-vue, ils ne pouvaient comprendre comment on voyait loin d’un côté et de l’autre fort près, l’eau-devie qui brûlait et qu'après on la buvaït, ils promirent qu'après le festin, ils reviendraient avec nous à Mississipi, ils dirent qu'ayant entendu tirer du canon, ils étaient venus, qu'ils avaient la guerre avec les Quinipissa qui sont 25 lieues dans le Mississipi ; ils savaient. que M, de la Salle s'était battu contre eux.

Le samedi 21. M. le Marquis de Chateaumoran mit à la voile à 6. heures du matin pour St. Dominique, à midi nous vimes la fumée au même endroit que les sauvages nous avaient marqué, aussitôt M. d’Iberville qui dinait au marin fit tirer trois coups de canon, au soir on en tira encore deux, on disposa les deux biscayennes pour partir.

Le dimanche 22 au matin. M. d’Iberville, M. de l’Esquelet, lieutenant de la Badine, tous Canadiens de son bord ,M. de Surgère, M. de Sauval, enseigne de navire, avec les Canadiens du même bord, partirent à 7 heures du matin pour le festin avec un vent d’Est.

Le lundi 23 et le mardi 24 Grand vent de nord-onest qui fut cause que les sauvages ne vinrent pas, nos Messieurs les ayant attendus.

Le Mercredi 25. M. de Surgère, M. de l’Esquelet et M. de Sauval revinrent à quatre heures du soir, M. d’Iberville étant resté pour attendre les sauvages, étant arrivés, on disposa dix falouques pour partir de grand matin pour aller reconnaître la rivière de Tasconbala avec des vivres pour dix à douze jours ; Messieurs de la Villan-

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