Un Virgile du iv« ou du \° s
G. La Bibliothèque « Laurenziana, » fondée par Cosme l'Ancien en 1444, a environ dix mille manuscrits, des plus précieux, de classiques grecs et latins.
7. « Les habitants de Florence ne peuvent manquer de se ressentir de
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De tout temps l'on a gardé à Florence des animaux féroces : il y a un lieu pour les garder et même pour les faire se battre; on le fait souvent. 11 n'y avoit que des ours, des ioups, des lions masles et femelles et des tigres dont deux avoient deux petits; le premier estoit mort, le second n'a voit que vingt jours; c'estoit une chienne qui le nourrissoit (124).
L'église de V Annunziata est la principale dévotion de la ville; des moines l'ont. C'est un tableau d'une « Annonciation » que les pères avoient donné à faire à un peintre ; celui-ci ayant achevé l'ange, tout d'un coup trouva sur sa toile le portrait de la Vierge tout fait : aussi tout le monde de crier miracle, l'image d'en faire. Voilà les ex-voto qui arrivent de toute part; la chapelle s'en ressent. L'autel est tout d'argent, les lampes sans nombre, les chandeliers jusques à la frise qui est au-dessus de l'autel, les quatre grandes colonnes de marbre blanc, leurs chapiteaux, la frise, [tout] est beau, mais rien n'est si joli dans son espèce, pour les pierres précieuses incrustées, qu'un oratoire qui est contre la chapelle, fait, je crois, par ce grand duc^ : tout y est parfait. Dans le tabernacle de la fameuse chapelle de la Vierge, il y a une teste du Sauveur, d'Andréa del Sarto, très bien peinte. Dans un vestibule qui est devant l'église se voyent des pendus, des roués, des perclus, en carton, grands comme nature ; les uns tombent en pourriture d'un côté ; enfin cela est un peu comique-. « Le denier de la veuve » est peu regardé. Le plus grand miracle, s'il n'est de bon argent, n'entre point, comme à Lorette, dans
toutes les commodités qu'on y a rassemblées pour eux pendant plusieurs siècles, principalement en monuments de l'antique, bibliothèques etmanuscrits. » De Brosses, lettre XXV, p. 3M. « La pauvre Florence a furieusement perdu en perdant ses Médicis (en 1737), les pères des sciences et des arts (p. 284)... C'était une famille bien recomniandable à mon sens, par son amour pour les bonnes choses, que celle des Médicis... » (p. 305).