‹ Voyage d'Italie, 1714-1715 par le comte de Caylus. 1. éd. du code autographe annotée et précédée d'un essai sur le comte de CaylusChapitre 54 sur 197 · Mariette. Abecedario, op. cit · texte numérisé non relu

Mariette. Abecedario, op. cit

"2. Op. cil. « Gaylus » p. 15U.

3. La page sur Sienne a été publiée par Gurzio Mazzi per le nozze Sanesi- Crocini, Florence.

4. Cod. laiir. Ashburnh. N° 1578 (1501), f. II-G9-I; J8x22. Cinq cahiers grand format. L'écriture petite, serrée, très souvent brouillée, couvre la page au recto et au verso. La page est divisée en deux colonnes, avec marge étroite. Le manuscrit numéroté par Gaylus a 141 pages. Il ne s'agit pas d'une relation mise au net, contrôlée et corrigée, mais d'un brouillon écrit en voyage à de différentes étapes. Le voyageur y note ce qu'il a vu pour soulager sa mémoire. Il lui arrive de revenir sur un sujet pour en compléter la description, il lui arrive aussi de laisser quelque blanc. L'orthographe est souvent fautive : il n'y a point de trace de ponctuation, point d'accents, point d'apostrophes. Quelquefois les mots sont si rapprochés qu'ils sont soudés l'un à l'autre. G. ne divise pas son récit en chapi-

IINTRODUCTION LIX

tioii de son ami, c'est qu'il dut en avoir la défense formelle. Gaylus, l'auteur d'une littérature des plus variées, avait une réserve discrète sur tout ce qui concernait son fonds intime. Il ne s'est jamais livré. Or cette description, destinée uniquement à sa mère et à son cercle familial, ne devait point servir de pâture au public. Il y a encore deux autres raisons à signaler. D'après Gaylus, un voyageur doit se taire, étant dans l'incapacité de décider et de contredire, puisqu'il est également frappé de tout et son éblouissement l'empêche de bien. voir. Il admet que le voyageur honnête et véridique a le grand avantage d'avoir vu, mais encore, sous quel aspect'? D'ailleurs, lors même que Gaylus n'eût pas eu cette pudeur littéraire et ces convictions arrêtées, jamais il n'aurait consenti à remettre sur le chantier son récit de voyage, à le polir, à le corriger, à faire du style, puisqu'il s'est constamment refusé le titre d'écrivain "^

A chacune de ces raisons et à toutes ensemble, le Voyage d'Italie doit son caractère à part.

Les relations de voyage dans ce pays foisonnent. Elles remontent, pour ainsi dire, à l'origine de l'histoire de la civilisation. Rares au début, elles se groupent, se chiffrent de la Renaissance à nos jours. Ghaque peuple s'est rendu,

très, très rarement il fait un alinéa. Il se borne à répéter sur la marge, en grosses lettres, le nom de la ville qu'il décrit. L'encre différente qu'il employa au cours du voyage, rend la lecture du manuscrit difficile, surtout aux endroits où l'encre est délayée, mais, somme toute, le code n'est pas malaisé à déchiffrer parce qu'il n'est que rarement raturé. G. est dans toute impossibilité d'orthographier correctement un nom propre.

Nous divisons le voyage en 4 chapitres. I. Le nord de Vllalie. II. Les Etats de V Eglise : Rome, Naples. \l\. En felouque. IV. Les étapes du retour. Dans chaque chapitre, nous adopterons la subdivision en paragraphes qui est censée aider à la compréhension du texte et agrémenter la lecture. Le texte que nous donnons, tout en étant corrigé, rend la leçon du code dans son intégrité. Nous plaçons entre parenthèses les mots qui, à notre avis, comblent les vides laissés par le voyageur.

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