Gorresp. cit. Lettre du H février
LVIll INTRODUCTION
(( Dans sa jeunesse, en 1711, Gaylus avait fait le voyage d'Italie, et y était demeuré une année ; voyag-equi, en 1716, fut suivi d'un second dans le Levant. J'en ai les relations écrites par lui-même'. » Mariette fut le dépositaire du double récit des voyages du comte qui, probablement, les lui remit au début de leur longue et inaltérable amitié. Les de Concourt- blâment Mariette de ne point les avoir publiés. Nisard et Rocheblave les jugeant perdus, en déplorent vivement la perte. Il y aurait eu plus que de la curiosité, un intérêt spécial à cueillir dans les notes du voyageur le premier appel à sa vocation d'artiste. Faute de quoi, l'on dut se résigner à forger des hypothèses sur ce moment décisif de la vie de Gaylus.
La divinité tutélaire des manuscrits a sauvé du naufrage la relation autographe du voyage d'Italie possédée par Mariette, et nous avons le privilège de l'offrir au public dans son intégrités Ce que devint le manuscrit à la mort de Mariette est un point difficile à éclaircir. Ce qui, par contre, est sûr, c'est qu'à un moment donné, le précieux document tombe aux mains de Libri, le pourvoyeur des bibliophiles et des bibliomanes, qui en dote la célèbre bibliothèque de Lord Ashburnham. Au lot du trésor Ashburnham, acheté en 1886 par le gouvernement italien, et conservé à la Bibliothèque Mediceo-Laurenziana de Florence, appartient le Voyage d'Italie du Comte de CaylusK Hàtons-nous de justifier Mariette. S'il ne publia pas la rela-