Il y en a deux : le Bacchiglione qui reçoit le Retrone
4. « Où Ton fait l'usure pour le secours des pauvres gens. » De Brosses I. p. 149.
0. Biblioteca BerloUuna, érigée en 1704. Elle renferme env. 170.000 vol. imprimés et un précieux manuscrit de la Divine comédie (xiv« s.).
en mourant. On l'a placée dans le Mont-de-Piété. Elle est publique, à de certaines heures tout le monde y est reçu comme à la bibliothèque Ambrosienne de Milan. Il n'y a que cinq ou six ans que cela est establi.
11 y a aussi une Académie nommée Olympique^ ainsi nommée pour conserver ce nom et s'en donner un honorable plutôt que pour aucune autre raison. Il y a un beau bâtiment consacré à cette académie dans lequel il y a plusieurs salles et un théâtre, bâti sur le modèle de l'antique. Il mérite d'estre vu non pour la matière dont il est bâti, qui n'est que de bois et de pierre, mais pour sa structure*.
Il y avoit autrefois des arènes dans Vicence, mais elles sont détruites et le peu qu'il en reste est caché sous des bâtimens nouveaux de façon que nous ne le pûmes voir.
Le couvent de Ste-Catherine a une petite ég-lise ou chapelle fort jolie et de bon g-oùt.
Nous partîmes le 13, après avoir séjourné une aprèsmidi et un matin et nous fîmes trois postes et demie pour venir à Vérone, où nous trouvâmes tous en bonne santé.
VERONE. — Misson^ fait un conte si joli d'un âne qu'il prétend estre celui qui porta N.-S., qu'en ayant la teste remplie et sachant que c'estoit à Vérone qu'on le voyoit, je fus le chercher pour m'instruire de la vérité du fait. Je fus. à Ste-Marie in Organo : l'église en est petite. Il y a quelques tableaux qui ne sont pas mauvais et des autels de marbre d'un assez bon g-oût surtout le plus grand qui est beau par ce qu'il contient. Les chaises du chœur sont assez belles, de marqueterie. Je trouvai un père dans l'église. Ils sont du même ordre que ceux de St-Victor de Milan ^ Je
1. Commencé en 1579 sur les plans de Palladio, terminé seulement en 1584 par V. Scamozzi, ce théâtre olympique fut inauguré par la représentation de rOedipe Roi de Sophocle.
2. Le conte dont s'occupe Gaylus se trouve dans la première édition de Missoii : « Voyag-e en Italie »; de Brosses aussi en parle. « Je n'ai pu voir l'âne qui porta N.-S. à Jérusalem et dont Misson rapporte Thistoire fort au long, » t. I, p. 144.