CHAPITRE IX
Cette coutume rapporte aux moines une somme considérable, et lorsqu'on a répondu aux étrangers étonnés : C'est l'usage, on croit avoir tout dit. Beaucoup d'Anglais s'amusent à attraper les chiens, afin de leur faire prendre part à la bénédiction.
23 janvier.
La comtesse de Saint-Leu reçoit tous les vendredis, principalement les étrangers et les artistes. Sa belle-sœur (i) ne vient pas souvent; je crois qu'elle trouve ces réunions trop bruyantes. On y danse quelquefois jusqu'au jour. La maîtresse de la maison aime cet exercice à la folie; les flatteurs disent qu'elle y excelle. Pour moi, je ne comprends pas qu'à son âge une femme puisse encore danser. Il faut convenir que la comtesse de Saint-Leu fait les honneurs de sa maison de la manière la plus aimable.
(i) La reine Catherine, femme de Jérôme, dont il a été question au ch. vu.
Un portrait de Joséphine en costume d'impératrice est placé sur l'une des parois du salon.
J'avoue que je fus choquée des plaisirs trop bruyants auxquels Hortense se livrait.
C'est le matin que, de préférence, je vais chez ces grandes dames; je les trouve presque toujours seules, et je profite du tête-à-tête pour les faire parler de choses intéressantes.
2 février.
La douce influence du siroco, jointe à la dissipation dans laquelle on vit forcément pendant le carnaval, encourage à la paresse...
Plus je vois la société de Rome, plus j'y découvre toutes les vanités des petites villes. Avoir chez soi un cardinal ou un ambassadeur, c'est le bonheur suprême ; peu importe que le personnage soit ennuyeux, le titre tient lieu de tout. Aller chez la duchesse de Hamilton, être des petits soupers du duc de Laval, avoir reçu la visite du principicule de Lucques sont