CHAPITRE X l'affaire MAL'BREUIL
Le soufflet donné à Talleyrand. — L'ex-reine de Westphalie. — Son arrestation à Berne. — Les diamants.
— La mission de M. de MaubreuiL — M. de Vitrolles.
— L'écrin trouvé dans la Seine. — Défense de M. de MaubreuiL
9 février.
Le soufflet octroyé par M. de Maubreuil (i) à M. de Talleyrand est la nouvelle venue de Paris (2) qui fait les frais de toutes les conversations de Rome. On prétend que M. de Talleyrand, après avoir reçu cette gifle, s'est écrié :
— En vérité, j'ai le droit de me croire encore au collège.
(i) Marie- Armand , comte de Guerri de Maubreuil, marquis d'Orvault (1784-ii (2) Le 20 janvier 1826.
Cette plaisanterie, fort admirée des partisans du prince, n'est pas du goût de beaucoup de gens. Une insulte de ce genre ne prête guère au mot pour rire.
Cet événement a réveillé bien des souvenirs. M 'étant trouvée avec la princesse de Montfort, je lui demandai des détails sur le vol de ses diamants. Voici le récit qu'elle m'a fait de cet événement et qu'elle m'a permis de noter dans mon journal.
Le 18 avril (i), la reine de Westphalie, s'étant mise en route pour aller rejoindre le roi qui l'attendait à Berne, fut arrêtée (2) à sept heures du matin par M. de Maubreuil, sous l'infâme prétexte qu'elle avait volé les diamants de la couronne contenus dans une cassette portant le numéro 3. Il est bon de remarquer qu'elle était munie d'un passeport délivré par les puissances coalisées. La grande
(2) A Fossard.