CHAPITRE XIII
après nous des traces et des vestiges aussi intéressants.
Murât a eu le très grand mérite de faire avancer les fouilles en donnant l'ordre de déblayer les murs qui servaient d'enceinte à la ville. Grâce à ce travail gigantesque, on sait aujourd'hui avec certitude qu'à peine le tiers de Pompéi est connu.
La conservation des monuments de la voie des Tombeaux, la blancheur éclatante du marbre, la fraîcheur des bas-reliefs, sont si surprenantes qu'en ce lieu seulement le rêve devient une réalité. Les matériaux préparés pour des sarcophages gisent encore à terre; l'un, entre autres, allait être achevé, le sculpteur avait sous les yeux un modèle antique, qui probablement avait été apporté d'Athènes. Personne n'a songé à changer ce sarcophage de place, il est auprès de la copie, comme pour en attester la fidélité.
Intérieurement, les tombeaux sont voûtés.
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et les quatre murs qui composent un carré d'environ cinq pieds contiennent de petites niches où l'on déposait les amphores funéraires. Extérieurement, on voit de beaux sarcophages posés sur des degrés assez élevés, — ils dominent le mur d'enceinte qui sépare les monuments de la grande route. La trace des roues est encore parfaitement visible sur le pavé de cet admirable parcours.
Je ne saurais rendre l'impression que laisse cette voie des Tombeaux. Rien de ce que j'ai vu en Italie ne s'est gravé aussi profondément dans mon souvenir. A l'entrée de cette avenue, un banc demi-circulaire porte pour inscription ce peu de mots : Publico otio (pour le repos public). C'est un don d'une femme inconnue; elle crutsans doute associer, parce moyen, son nom aux grands événements de son siècle.
Il est probable que les \oyageurs se reposaient sur ce banc; mille fois peut-être les récits des crrandes actions, des batailles, des