‹ Voyage d'ItalieChapitre 94 sur 120 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

il y a un peu de société. . . Nous nous arrêtâmes quatre jours pour voir les antiquités et pour visiter les environs qui sont riants et verts. C'est peut-être la partie de l'Italie la mieux caUivée. Le Dôme, le Baptistère, la Tour penchée et l'admirable Campo Santo composent un ensemble de bâtiments dont la magnificence étonne et dont l'effet est d'autant plus grand qu'ils sont entourés d'un pré gazonné; — ils ne perdent rien de leur majesté. On se demande avec surprise quelles étaient les richesses de ces petites républiques qui, isolées et indépendantes, semblaient tirer leur splendeur des ressources qu'enfante le génie du commerce et de la liberté...

Nous quittâmes Pise pour nous rendre à Massa, célèbre par ses carrières de marbre et par les nombreux ateliers qu'y s'y trouvent. Ce vovage, intéressant sous plus d'un rapport, nous permit d'admirer la beauté du pays et la route magnifique qui vient d'être achevée afin

de faciliter les communications avec la Lombardie.

Je n'ai point été en Angleterre, mais je doute qu'il se trouve même dans ce confortable pays une auberge plus gentille et mieux soignée que celle où nous nous arrêtâmes à Massa. Nous fîmes de là une course à Carrare, nous y vîmes grand nombre d'artistes et d'ouvrages ftiédiocres. Il n'y avait de curieux que quelques vases d'une grandeur prodigieuse et d'un travail soigné, puis des cheminées et des chapiteaux commandés pour le roi d'Angleterre.

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