CHAPITRE XXVII
Le Paris artisan.
Au mouvement commercial et industriel se rattache l’existence des masses laborieuses. Celles-ci forment le Paris populeux. Elles occupent des faubourgs entiers, groupées autour de leurs ateliers et des bureaux de leurs patrons.
L’ouvrier de Paris est un type intéressant à étudier. Qu’on le suive dans son travail, dans sa vie intérieure, dans ses plaisirs, dans ses opinions politiques qui ont été un levier si puissant au milieu des dernières révolutions, il vous apparaît comme un des éléments bizarres, de cette civilisation nouvelle dans laquelle s’est jeté le xixe siècle, après ses longs et paisibles sommeils dans la paix.
Il faudrait un livre entier, pour décrire cette existence agitée, vagabonde, tantôt assurée du bien-être, tantôt dans l’angoisse de l’ouvrier de Paris. Je ne l’aborderai pas ici, parce que ce sujet, quelque curieux qu’il soit, n’entre pas dans le cadre que je m’étais tracé.
J’ai voulu seulement jeter un coup d’œil d’ensemble sur la ville moderne, en réalité la plus grande, puisque dans son sein se trouvent le plus abondamment les merveilles des arts, et que dans le mouvement de la société moderne, c’est elle qui réalise les plus grandes choses.
Paris est donc appelé à juste titre la capitale du monde moderne. On est fier de l’avoir connu, de l’avoir aimé, d’y avoir vécu de cette vie de l’intelligence, qui est la plus noble et la plus pure après celle qui nous rapproche de Dieu, et nous prépare d’autres destinées au sortir de la patrie terrestre.