Funez, Ensayo, lib. I, cap. XIII, p
8. Voyez ce que j’en ai dit, partie historique, t. II, p. 628. — Funez, Ensayo, t. I , p. 1 69.
Padre Guevarra, p. 126.— Rui Diaz de Guzman, p. 109.— Padre Fernandez, Relación historial, p. 46.
lintel retentissement à sa nouvelle colonie, que le gouverneur Don Francisco Ortiz de Bergara et l’évêque du Paraguay voulurent l’y suivre. Ils arrivèrent en 1 564 à Santa -Cruz, oil Cliavez les retint prisonniers’; ils purent néanmoins gagner Chuquisaca. Santa-Cruz, privée de ressources, prospéra peu. La mort de son fondateur, survenue en 4568, la laissa dans l’isolement. Les Indiens, d’abord amis et soumis au tribut annuel d’un peloton de fil, en signe de vasselage, furent pressurés de toutes manières par les Espagnols, qui, vers 4 5751 2 ou 4 592 3, abandonnèrent la province de Chiquitos et vinrent fonder San-Lorenzo de la Barranca, dite aujourd’hui Santa-Cruz de la Sierra, près des derniers contre-forts de la Cordillère , à cent cinquante lieues à l’ouest de l’ancienne ville de ce nom.
Sauf pendant l’expédition de Nuñez Cabeza de Baca, les pauvres Indiens de Chiquitos furent toujours traités avec la dernière rigueur par les aventuriers qui sillonnèrent successivement la province, sans même en excepter les compagnons de Chavez, qui voulurent les réduire en esclavage. Depuis l’abandon de Santa-Cruz jusqu’en 4690, c’est-à-dire pendant près d’un siècle, ils furent abandonnés à eux-mêmes. On ne songea pas davantage à gagner Chiquitos, en remontant le Rio du Paraguay, le résultat fâcheux de toutes les expéditions et la connaissance plus juste qu’on avait acquise du pays ayant mis fin à la manie des découvertes, et apaisé cette soif de l’or qui stimulait les Espagnols du seizième siècle. Les communications avec le Paraguay cessèrent entièrement dès 4 564 , et la province de Chiquitos ne fut plus peuplée que de ses indigènes. Ceux-ci, depuis l’arrivée des Espagnols, avaient de nouveaux besoins. Ils reconnaissaient la supériorité des couteaux et des haches de fer sur leurs informes outils, jusqu’alors fabriqués avec des pierres. Leur peu de relations avec les Européens les mettant dans l’impossibilité de s’en procurer par échange, ils se servirent de la ruse. Quelques-uns d’entre eux venaient au temps des sécheresses aux environs de Santa-Cruz : ils épiaient les habitans des fermes éloignées, et s’en retournaient après leur avoir volé des haches et d’autres instrumens de fer. Les Crúcenos les reconnurent et voulurent s’en venger. Deux fois ils entrèrent à Chiquitos , mais ils furent obligés de se retirer avec perte4. Néanmoins íes Crúcenos, en plus grand nombre,