‹ Voyage dans l'Amérique méridionale (volume 2)Chapitre 223 sur 240 · Voyez tome II, p · texte numérisé non relu

Voyez tome II, p

Val-

paraiso

(Chili).

pendant mon séjour dans le nouveau monde, que je ne pouvais le quitter sans en regretter les habitans; mais le regret de leur perte trouvait pour moi sa compensation dans le sentiment de la plus vive gratitude que m’inspirait la bienveillance dont je m’étais constamment vu l’objet auprès d’eux.

Accompagné de six jeunes gens de la Bolivia, nommés par le gouvernement pour étudier en France, je voguai lentement vers l’Europe. Après avoir essuyé des gros temps sur la côte chilienne, je me trouvai, au commencement de Novembre, par un calme parfait, à quelques lieues du cap Horn, dont le cône écrasé, couvert de neige, se dessinait à l’horizon. C’était la dernière partie de l’Amérique que je devais apercevoir. Une navigation longue, mais heureuse , me conduisit ensuite vers ma chère patrie. Le \ .er Février i 834 , les observations ayant annoncé l’approche de terre, j’éprouvai un bonheur que rien ne peut égaler. La nuit, la sonde toucha le sol de la France. Je me levai pour en voir les premiers grains de sable, en éprouvant une émotion impossible à définir. Peu d’instans après, le phare de la tour de Cordouan nous annonça l’embouchure de la Gironde, oh j’entrai le 2 Février. Toutes mes souffrances passées étaient oubliées. Je revoyais ma famille, mes amis — ; et j’allais commencer une existence nouvelle.

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