Voyez ce que j’en ai dit t. II, p
Chiqui-
tos.
1832. Heur 1 pour chercher à améliorer le sort des Indiens. Je transmis plusieurs r~r notes officielles au président de la république, qui avait bien voulu in’hotr norer de sa confiance, en me demandant des renseignemens positifs, et j’eus la satisfaction de voir adopter mes propositions. C’est ainsi que je demandais l’échange du sel de Chiquitos contre des bestiaux et des chevaux de Moxos , ce qui devait donner de l’extension aux fermes, et augmenter les ressources alimentaires des indigènes , etc.
§. 3. Généralités statistiques. État actuel de la province.
•f Population.
Tandis qu’au Paraguay, dans les missions du Parana et de l’Uruguay l’abolition de toutes les règles administratives et religieuses instituées par les jésuites avait amené le dégoût et le découragement chez les Indiens, et par suite leur dispersion complète au sein des forêts9, la conservation par l’audience de Charcas et par les gouverneurs espagnols, de ces mêmes institutions à Chiquitos avait au contraire, sous les divers gouvernemens et même au milieu des guerres de l’indépendance, maintenu dans son premier état la population non sauvage de cette province. Si à mon arrivée dans la province de Chiquitos, j’y avais, avec des mœurs très-différentes3, trouvé un état de prospérité bien inférieur, au moins y voyais-je encore intactes toutes les institutions administratives et religieuses que les jésuites y avaient laissées lors de leur expulsion en 1 7674. Le nombre des établissemens était le même. On y avait conservé toutes les formes extérieures du culte, les coutumes, les usages domestiques. J’y retrouvais dans leur intégrité, sous d’autres hommes, tout le régime des missions. En parcourant les différais villages, j ai donné une description particulière de chacun deux. Je me bornerai donc, en retraçant à grands traits l’état actuel de la province, à des considérations generales sur l’ensemhle.
1. Les appointemens annuels des employés de la province étaient ainsi fixés en 1831 . au bou verneur, 1200 piastres (6000 francs); au secrétaire, 500 piastres (2500 francs); au vicaire general, 600 piastres (3000 francs) ; à chaque administrateur et chaque curé , 400 piastres (2000 francs).
2. Voyez ce que j’ai dit des missions , Partie historique, t. I.er, p. 271.
3. Voyez ce que j’en ai dit à Santa-Ana, p. 605; à Santiago , p. 638; a Santo-Corazon , p. 647, et à San-Juan, p. 657.
4. Cette administration, que j’ai étudiée avec soin, je l’ai décrite, Partie historique, t. I I, page 43.
La population actuelle de Chiquitos, divisée par nations et par missions, est la suivante, d’après les recensemens comparatifs de 1825 et de 1850.
NOMS