Voyez le 10.e morceau de musique
1832. Elles sont gaies et pourtant monotones. La nation morotoca en a fourni le — ~ 7 plus gTand nombre. Je les ai toutes fait noter par les maîtres de chapelle de CÎT' Santa-Ana et de Santiago , avec la traduction des chants qui les accompagnent. Malheureusement j’ai perdu la traduction des chants morotocas , et ne puis donner que celle des chants chiquitos. Parfois assez monotone, cette musique offre néanmoins des motifs neufs, caractéristiques de ces nations à l’état sauvage. Les paroles se ressentent, le plus souvent, de leur état primitif. Je la diviserai en deux séries , la musique des Chiquitos et la musique des Morotocas. Pour la première série, voici la traduction litteiale des chants.
N.° L Où est la mère? Elle est allée ou elle va toujours. Elle reviendra
pour te châtier à coups de fouet.
N.° 2. Il veut m’abandonner pour une dame; dame, à ce qu’il lui paraît. N.° 5. Ici va le jeune cerf, cherchant sa jeune compagne, la petite fille
de la biche.
N.° 4. Ya-t’en à la forêt; je ne veux plus te voir. — La forêt est mauvaise en ce moment; il y a beaucoup de taons. — Dansez bien avec la démangeaison (bis).
N.° 5. Dansons sans crainte, qu’il n’y ait plus aujourdhui dans notre
pensée de souvenir des dangers passes. ^
N.° 6. Ya-t’en, mon ami, puisque mon mari vient; tu reviendras lorsqu il
sera au champ.
N.° 7. Ya-t’en, mon bien cher ami, que mon mari ne te surprenne pas ici; nous nous reverrons à midi.
N.° 8. Rouges sont les pieds de la jeune perdrix, comme le piment. Je te rencontre, je te rencontre. (Ces derniers mots s’expliquent parce que, dans leurs danses en rond, ils se retournent alternativement d’un côté et de 1 autre
en se heurtant. ) ^
N.° 9. Us s’enivrèrent avec le miel de la señorita \ Ils pensaient que c’était
la grande abeille et se trompaient.
1. On appelle señorita, dans le pays, une petite abeille jaune, qui donne le meilleur miel de ces contrées.