CHEVAUX
Mules
Anes.
Bœufs.
Vaches.
Veaux.
Total.
Che-
vaux.
J timen s.
Pou-
lains.
Total.
Il résulte de l’état comparatif de 1 825 à 1 850 que l’économie , rétablie de nouveau quant à la direction des troupeaux, amena dans la province, les besoins prélevés , une augmentation sensible , dont la continuation lui rendra promptement l’abondance. Seulement il n’y a pas assez de chevaux pour le service des employés et pour celui des fermes où l’on élève des bestiaux.
Les produits actuels de la recepturia (marchandises pour l’Etat) consistent en cire, que les Indiens vont chercher dans les bois, qu’on raffine ensuite et qui s’exporte vers les régions montueuses pour les églises2 ; elle répand en brûlant une odeur aromatique fort agréable. On en récolte par année de 55 à 50,000; on en raffine de 4 à 5000 kilogrammes. Santa- Ana, San- Rafael, San -José et Concepcion en fournissent le plus. C’est la branche de
1. Voyez t. II, p. 591. Les Chiquitos meurent plus particulièrement de Janvier à Février. Je me suis assuré que cette mortalité a pour cause la bière de maïs faite avant que le maïs n’ait atteint sa maturité. Cette boisson amène alors des coliques aiguës qui, mal soignées, emportent les malades.
2. La cire raffinée se vend ordinairement 70 piastres (350 francs), la charge de 125 kilogr.
revenus la plus certaine et la moins susceptible d’être détournée par les admi- 1832. nistrateurs. . .
L’indigo croît partout naturellement; pourtant on en fabrique à peine tos quelques livres pour les besoins locaux, et ce n’est point aujourd’hui un article important d’exportation. On en a fabriqué 29 kilogrammes en 1 825.
Le tamarin , dont il existe de belles plantations à San-José et à San-Rafael , donne un bon revenu annuel par l’exportation; néanmoins en 1828 on n’en a pas exporté plus de 591 kilogrammes.
La vanille, non cultivée, croît dans toutes les campagnes humides et boisées. On l’y recherche quelquefois, mais elle est, le plus souvent, consommée par les employés.
Les salines naturelles de San-José ont produit, en 1829, 27,750 kilogrammes de sel. Avec de la bonne volonté l’on pourrait en extraire vingt fois plus, et en faire un objet d’exportation pour Santa- Ana et pour Moxos, qui s’approvisionnent dans la province de Cochabamba. Jusqu’à présent le sel se consomme sur les lieux.
La canne à sucre est très-productive, mais on n’en cultive que pour les besoins des employés, sans en exporter le résultat. En 1825 on en a fabriqué 3850 kilogrammes de sucre.
La production en coton est considérable; elle sert à fabriquer des tissus grossiers, nommés lienzo1, des nappes, des serviettes, des bas pour l’exportation vers Santa-Cruz. C’est particulièrement sur cet article qu’il y a fraude de la part des employés ; aussi serait-il facile de tripler le produit indiqué sur les livres des administrateurs.
On tanne quelques cuirs pour être expédiés à Santa-Cruz. Le reste se consomme dans la province. On en a tanné 135 en 1 828 ; mais le plus souvent ils se perdent faute de débouchés.
On fabriquait jadis toute espèce de meubles; on en fabrique encore; pourtant je ne vois figurer aujourd’hui sur les états que des chapelets, oeuvre des tourneurs. Il y en a eu 23,436 de vendus en 1828, tandis que les autres années on n’en a pas exporté un seul.
Voici en résumé, par missions, l’état des produits de 1829, d’après le compte que le gouverneur en a passé aux agens des finances.
1. Ces tissus se vendent ordinairement, à Santa-Cruz, 2 reales (1 franc 25 centimes) le mètre.
NOMS