‹ Voyage dans l'Amérique méridionale (volume 2)Chapitre 42 sur 240 · Voyez tome II, page 614; tome III, page · texte numérisé non relu

Voyez tome II, page 614; tome III, page

et de totaïs, donnerait un produit abondant, sans autre soin que celui de ramasser les fruits tombés à terre. Il en est de même du ricin. Ainsi qu’on l’a vu aux productions naturelles, on pourrait encore utiliser les plantes de teinture , le caoutchouc , le copahu , les résines diverses , comme le copal ; exploiter l’herbe du Paraguay, si commune aux environs de Concepcion et trouver au sein des forêts une foule de produits encore ignorés.

En énumérant encore les diverses branches exploitables à Chiquitos, on trouve que les bords de la saline de Santiago et de San-José pourraient produire de la soude par les plantes maritimes qui s’y trouvent en abondance. L’arbre nommé ajo (ail, à cause de son odeur) donne une grande quantité de potasse.

Le sel lui-même, attendu que les provinces de Moxos et de Santa-Cruz en manquent totalement, y serait avantageusement transporté et donnerait de bons revenus, si l’on améliorait les chemins et les moyens de transport, encore aujourd’hui très-grossiers. 1

Les grès de San-José et de Santiago feraient de très -bonnes meules à repasser. Les couches de phyllade de Santiago, qui servent aujourd’hui à fabriquer d’excellentes pierres à rasoirs, pourraient très-bien être exportées. Les environs de San-José et la chaîne du Sunsas2 offrent de bonnes pierres à chaux. Les grès de San-José, de Santiago et de Santo-Corazon , les quartz hyalins de Concepcion, fourniraient d’excelîens matériaux pour une fabrique de verre et de cristaux.

Les environs de Santa-Ana offrent du kaolin d’une exploitation facile. On pourrait l’employer à l’établissement d’une fabrique de porcelaine.

Une des sources les plus fécondes de la richesse à venir de la province consiste dans ses mines de fer hydraté , constituant tout le sol de la mission de Santa-Ana et des plaines de Concepcion3. Le minerai en gros grains, facile à extraire, permettrait d’établir des forges catalanes, les forêts voisines offrant tout le combustible nécessaire. On pourrait ainsi approvisionner la province et exporter, dans toute la république, les fers et les aciers, qu’elle tire aujourd’hui d’Europe.

Il me reste à citer une autre branche d’exploitation naturelle, qui n’est pas sans avantages. Je veux parler des mines d’or : on en retire quelques

Chiqui-

tos.

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