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sivement en revue les différentes branches de commerce spécial qu’on pourrait faire avec ces différens points et les chemins qu’on pourrait y établir.
Les productions de la province de Moxos étant à peu près identiques à celles de Chiquitos , le commerce du sel est le seul qu’il importerait d’y introduire; mais il faudrait préalablement s’occuper des moyens de transport de San-Xavier jusqu’aux salines. Ce serait peu de choses, le terrain étant presque plat. Une jetée serait seulement nécessaire pour traverser, en tous temps , les marais qui séparent San -José des plateaux de San -Miguel. Le sel, une fois rendu à San-Xavier, s’embarquerait sur le Rio de San-Miguel et arriverait ainsi au Carmen, à Concepcion, à Magdalena de Moxos, et passerait de ces missions à toutes les autres par les nombreuses rivières qui arrosent le pays.
Le commerce avec Santa-Cruz et les parties élevées de la république de Bolivia consiste aujourd’hui en articles de recepturias^ c’est-à-dire en cire raffinée, en tissus de coton, en indigo, en tamarin, en vanille, en cuirs tannés et en chapelets. On a vu par les tableaux 1 qu’avec un peu d’industrie ces produits seraient facilement centuplés. On pourrait encore, en introduisant les améliorations agricoles et industrielles dont j’ai parlé, ajouter aux avantages qu’elles procureraient le trafic des chevaux, des mules, du cacao, du sucre, du riz, de la soie, des bois de teinture, de l’huile de coco, de l’huile de ricin, de la gomme élastique, du copahu, du copal, de l’herbe du Paraguay, de la porcelaine, de la verrerie, du fer, etc.; mais, pour que ce trafic fût profitable, il faudrait pratiquer un chemin plus commode, surtout au travers du Monte Grande. Ce chemin n’aurait besoin , pour devenir praticable toute l’année, que de s’élargir un peu et d’être élevé en chaussée sur les points qui s’inondent; ces points étant tout au plus d’un mètre au-dessous du niveau des parties qui restent sèches toute l’année. Le travail personnel des Indiens rendrait très-facile cette amélioration , qui donnerait une immense impulsion au commerce. Il faudrait aussi, dans le cas où l’établissement de ponts en bois sur le Pxio de San-Miguel et le Rio Grande offrirait de trop grandes difficultés , qu’on y plaçât tout au moins un bac , où les bêtes chargées et les marchandises pussent, en tout temps, passer sans craindre les sinistres qu’on y doit redouter aujourd’hui , puisque la nature oppose encore tous ses obstacles ordinaires à l’industrie, qui jusqu’à présent n’a porté remède à rien.
L’exportation de Chiquitos avec l’Europe demanderait pour ainsi dire
Chiqui-
tos.