‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 119 sur 233 · MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

MAMMIFÈRES

Megamys patagonensis, d'Orb., Paléont., pl. VIT, fig. 4— 8.

Toxodon paranensis , d'Orb., idem , id. , fig. 1 — 3.

MOLLUSQUES GASTÉROPODES

Chilina

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P. paranensis, d'Orb., idem, fig. 5 — 9.

P. Darwinianus , d'Orb.

Unio diluvit, d'Orb., pl. VII, fig. 12, 13.

Ostrea patagonica, dOrb., idem , fig. 14, 16. O. Alvarezi , d'Orb., idem, fig. 19.

O. Ferrarisi, d'Orb., idem, fig. 17, 18.

zara labiata, d'Orb., idem, fig. 20, 21.

Bois fossiles.

Le tableau qui précède démontre que la faune du bassin des Pampas Géologie. diffère totalement de celle du rivage du grand Océan. En effet, non-seulement il ne $y trouve pas une seule espèce identique, mais encore la série des

genres y est tout à fait distincte. Ne devrait-on pas naturellement en conclure, comme Je l'ai dit’, qu’il fallait que, durant ce dépôt, les deux mers fussent aussi séparées qu’elles le sont aujourd’hui? En ce cas il serait prouvé que la Cordillère avait déjà pris un relief assez grand pour former, sur une grande échelle, une barrière élevée au-dessus des deux océans, en les séparant l’un de lautre.

Des deux côtés de l'Amérique, les faunes du terrain patagonien présentent seulement des espèces dont les analogues n’existent plus dans les mers actuelles. Ce fait coinciderait avec âge de ces terrains, qui relativement me paraissent être anciens et correspondre à toute la période tertiaire antérieure à notre époque, sans que Je veuille pour cela les comparer aux étages admis en

Europe. La grande puissance des terrains patagouiens*, l'alternance régu-

lière de leurs nombreuses couches, la succession des fossiles qui s’y remplacent des parties inférieures aux supérieures”, attestent que la mer tertiaire est restée sans changemens, jusqu’à l'instant où ces terrains ont été élevés au-dessus des eaux, comme ils le sont aujourd’hui.

D’après ce qui précède, la mer tertiaire, occupant à lest toutes les Pampas, depuis le 29.° degré jusqu’au détroit de Magellan, et à l’ouest toute la côte du Chili et du Pérou actuel, m’aurait subi aucune modification, et la forme des continens n'aurait pas changé durant le dépôt du terrain pata-

gonien.

TERRAIN PAMPÉEN.

Ce terrain. très-singulier, forme, comme 1e Pai dit#, tout le fond du bassin ° 5 ° , ° des Pampas, où il représente une surface d’au moins 23,750 lieues carrées P 2 || , de superficie, en s’élevant graduellement, depuis le niveau de l'océan, vers P 2 D , le nord et l’ouest, jusqu’à une centaine de mètres au-dessus. > JUS Si Je le recherche plus au nord des parties déjà signalées, je le retrouverai dans la province de Chiquitos, au Rio de Santo-Tomas et non loin de Sanq , Jose*. Je le reverrai encore aux rives du Rio Pirav, entre Santa-Cruz et L}

. Voyez p. 243.

. Voyez p. 70.

- Voyez p. 11.

. Voyez p. 72.

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