‹ Voyage dans l'Amérique MéridionaleChapitre 120 sur 233 · OT À CO · texte numérisé non relu

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. Voyez p. 189,

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Géologie. Moxos”, et enfin sur un grand nombre de points de cette dernière province, à Loreto, à Santa-Ana, à Exaltacion ‘; plus au nord encore, à San-Ramon, à San-Joaquin et près du Fort de Beira*; à l’est, au Carmen, à Concepcion de Baures et à Magdalena*. Il en résulterait que le terrain pampéen paraîtrait exister sous les alluvions, sur toutes les plaines de Chiquitos et de Moxos ou sur une surface égale à celle des Pampas, occupant toutes les plaines de Moxos, de Santa-Cruz de la Sierra et de Chiquitos, en communiquant probablement au sud avec les Pampas, et au nord avec le bassin supérieur de PAmazone.

Le terrain pampéen ne s’est pas montré seulement dans les plaines basses, il remplit encore de petits bassins à Tarija”, à Cochabamba, à 2575 mètres au-dessus de l’océan, et tout le grand plateau bolivien*, à la hauteur moyenne absolue de 4000 metres; ainsi ce terrain se trouverait à tous les niveaux, depuis lPocéan jusqu’au sommet de la Cordillère.

Le terrain pampéen est formé, dans les Pampas, d’une seule couche limoneuse, rougeâtre, d’une grande puissance, sans stratification bien marquée. À Chiquitos et à Moxos, il est à peu près identique, et mélangé à de Pargile sur les rives du Rio Piray. Les plateaux élevés présentent encore une composition analogue à celle des Pampas. Il s’ensuivrait qu’à toutes les hauteurs ce terrain constitue un lit horizontal, composé des mêmes matières limoneuses. Il ne renferme que des ossemens de mammifères.

Au-delà des limites observées par moi, les autres lieux où se rencontrent les terrains pampéens, sont, je crois, la couche inférieure de diluvium que M. Clausen” dit remplir une partie des cavernes de la province de Minas Geraes; et tous les points où l’on a recueilli des ossemens de mammiféres

. Voyez p. 205.

. Voyez p. 204.

. Voyez p. 202, 203.

. Voyez p. 201.

. Voyez Paléontologie.

. Voyez p. 134 et 147.

7. M. Clausen, Bulletin de l'académie de Bruxelles, i. VIH, n° 5, p. 15, annonce qu'il y a, le

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plus souvent, un seul lit de ces matières limoneuses contenant des mammifères de races éteintes et d’autres fois plusieurs lits au-dessus de celui-ci. IL est très-probable que lorsqu'ils existent, ces lits supérieurs appartiennent à des époques distinctes; et la dernière est probablement contemporaine de notre faune. Il importe beaucoup de ne pas confondre ces lits distincts.

de race perdue, comme Tarija', Santa-Elena (Colombie) *, et le plateau de Gécogie.

la Cordillère de Quito ” Il faudrait croire alors que le terrain pampéen se montre dans les dépressions du sol presque sur toute l'Amérique méridionale, et qu'il est le résultat d’une cause générale, qui a laissé des traces sur tous les points et à toutes les hauteurs.

On n’a trouvé, jusqu’à présent, dans ce terra, que des ossemens de mammiferes. Ces ossemens appartiennent aux espèces suivantes :

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