QUADRUMANES
Jacchus grandis, Lund et Clausen; des cavernes. Cebus macrognathus, Lund et Clausen; idem.
Callithrix prinævus, Lund et Clausen; idem.
Le terrain pampéen nivelle à toutes les hauteurs les bassins de toutes les époques; il est dès-lors en contact avec les couches les plus disparates. Au grand plateau bolivien il repose sur les formations siluriennes, dévoniennes, carbonifères, triasiques, et sur les trachytes; à Cochabamba, sur les deux premiers ; à Moxos, sur le tertiaire guaranien, et enfin, dans les Pampas, sur le tertiaire patagonien. De tous ces points de contact, ceux dont la position est relative sont les terrains guaraniens et patagoniens. En effet, lorsqu’à la fin de la période crétacée les terrains pampéens se sont déposés sur des points déjà sortis des eaux, ils ont dù s'étendre sur les couches guaraniennes ; c’est ce qu'on trouve à Moxos. Lorsqu'au contraire ils sont venus sur des points où la mer tertiaire avait existé, depuis la fin de la formation crétacée, ces terrains ont dû se déposer sur le tertiaire patagonien : c’est encore ce que J'ai trouvé au pourtour du terrain pampéen des Pampas.
Si je cherche quelles sont les couches qui recouvrent les terrains pampéens, Jen reconnaïîtrai de deux sortes, qui n’en sont pas moins, pour moi, contemporaines. Sur le grand plateau bolivien, à Moxos, ce sont de puissantes alluvions, dont l’âge m’a été donné par des restes appartenant à l’homme '; elles seraient postérieures à notre époque. Dans les Pampas ce sont encore, sur une grande surface, des medanos* qui dépendent de la même série de faits. Près du littoral, ce sont, à la Bahia blanca” et à San-Pedro‘, des coquilles analogues en tout à celles qui vivent aujourd’hui dans les eaux voisines. Îl en résulterait que les alluvions terrestres et les couches marines qui recouvrent le terrain pampéen, seraient contemporaines de l'époque actuelle, tandis que le terrain pampéen lui-même appartiendrait, par sa faune terrestre bien différente de la faune d'aujourd'hui, à une époque antérieure trèsdistincte, que caractérisent ses grands animaux de race perdue.
Le terrain pampéen est, à toutes les hauteurs, en couches horizontales :